Д-р Пламен Пасков: Какво означават новите санкции на САЩ срещу Русия и какъв е пътят за България
Entretien avec le Dr Plamen Paskov : candidature, sanctions, souveraineté et réindustrialisation
Une candidature de septième fois face à la domination médiatique
Sept fois, peut-être qu’un miracle se produira ; de plus grands miracles ont déjà eu lieu.
- Le Dr Plamen Paskov justifie sa candidature à l’élection présidentielle bulgare par un symbolisme biblique : il s’agit de la septième élection, et il espère qu’un miracle permettra enfin de sortir de l’échec. Selon lui, les six scrutins précédents ont échoué à cause du non-vote, du vote naïf ou du vote mal informé, tandis que l’électorat conscient et responsable reste une minorité décourageante.
- Il oppose les « Kirjak Stefchovtsi », qu’il associe à la médiocrité médiatique et à la corruption idéologique, aux « Boycho Ognyanovtsi » et aux « docteurs Sokolov » porteurs d’une vision saine. Il affirme que tant que les premiers dominent la scène médiatique et façonnent l’environnement informationnel, la Bulgarie ne peut pas retrouver une base politique solide.
- L’entretien s’ouvre sur un écran montrant Trump et Poutine. Paskov évoque le parlement bulgare qui a voté des sanctions allant au-delà des « sanctions infernales » attribuées à Lindsey Graham : jusqu’à dix ans de prison en cas de violation et des amendes pouvant atteindre quarante millions d’euros, ce qui équivaudrait presque, selon lui, à une déclaration de guerre économique à la Russie.
Les sept points des sanctions américaines dites infernales
Le président américain est obligé d’introduire des sanctions bloquantes contre Poutine personnellement.
- Paskov détaille le contenu de la loi américaine : des sanctions obligatoires en matière de visas et de blocage visent le président russe Vladimir Poutine personnellement, ainsi que des responsables militaires du complexe de défense russe. Cela signifierait que Poutine, invité à Miami pour la mi-décembre, ne pourrait plus se rendre aux États-Unis sans être sanctionné, arrêté ou empêché d’entrer.
- La loi prévoit une hausse obligatoire des droits de douane sur toutes les importations russes jusqu’à 500 % de leur valeur, ainsi que des tarifs pouvant atteindre 100 % à l’encontre des cinq plus grands importateurs de pétrole et de gaz russes. En pratique, les deux plus grands sont l’Inde et la Chine, mais le texte évoque cinq pays, ce qui expose ces partenaires à des sanctions secondaires.
- Les sanctions financières bloquent les banques russes partiellement ou totalement publiques, même si elles sont déjà exclues de Swift, Visa et Mastercard. Nouveauté relevée par Paskov : la flotte fantôme est sanctionnée non seulement pour le transport de pétrole, mais aussi pour celui de l’uranium et du charbon, ce qui n’existait pas auparavant.
- La loi restreint aussi l’exportation américaine de produits énergétiques vers la Russie, les nouveaux investissements, l’achat de dette souveraine et la négociation d’actions, avec des exceptions pour les pays important moins de 15 % de gaz russe et réduisant cet approvisionnement.
La flexibilité américaine et le zèle punitif bulgare
Il suffit d’envoyer au Congrès une notification écrite… aucune autorisation séparée n’est requise.
- Le président américain doit appliquer les sanctions et les droits de douane dans les trente jours suivant la signature, fin octobre, mais il conserve le droit de geler ces mesures à tout moment. Il lui suffit d’envoyer au Congrès une simple notification écrite, sans concertation ni vote, affirmant que la suspension sert les intérêts nationaux des États-Unis.
- Cette souplesse contraste avec l’attitude bulgare que Paskov juge encore plus dure que celle des Américains. Il ironise sur le fait que la Bulgarie est devenue « plus catholique que le pape » dans la surenchère anti-russe, alors que les Américains gardent une porte de sortie juridique et politique.
- Il plaide pour que l’élection présidentielle ne devienne pas une compétition partisane supplémentaire. Le choix doit porter sur une figure capable de contrôler réellement le travail des institutions et de défendre l’intérêt national bulgare, qui coïncide sur certains dossiers avec l’intérêt commercial russe, sans renoncer à la souveraineté.
Le véritable pouvoir présidentiel et l’échec de Roumen Radev
Le général devait conduire le peuple ; il a levé le poing puis s’est caché dans son trou.
- Paskov rappelle que la fonction présidentielle n’est pas décorative : le chef de l’État dispose du droit d’adresse à la nation et peut initier des référendums. Utilisés régulièrement et avec constance, ces instruments peuvent former l’opinion publique et mobiliser la population au service d’un changement.
- Il critique sévèrement l’ancien président Roumen Radev. En 2020, celui-ci a lancé le slogan « dehors les mafieux » en levant le poing, mais il n’a pas conduit la foule vers le Conseil des ministres. Il a laissé les citoyens sans chef, alors qu’ils étaient prêts à le suivre et que la garde présidentielle ne l’aurait pas arrêté.
- Paskov accuse le même président d’avoir travaillé à l’introduction de l’euro, qui aurait appauvri les Bulgares d’un facteur de 2,3 à 2,5 alors que le pays était un des plus riches d’Europe. Aujourd’hui, avec une majorité de 131 députés, il n’a pas tenu ses promesses de référendum ni normalisé les importations de gaz et de pétrole, malgré les dérogations existantes.
La souveraineté et la référence au modèle socialiste
Vive la République populaire de Bulgarie, notre patrie socialiste, la meilleure et la vraie Bulgarie.
- Pour Paskov, la plupart des candidats prononcent le mot « souveraineté » sans connaître les cinq formes du concept. Il propose de les interroger sur leur définition et leur méthode, afin de révéler qu’ils sont des produits d’imitation qui ne savent pas comment reconquérir concrètement l’indépendance nationale.
- Il évoque la Bulgarie d’avant 1989 comme un modèle : neuf millions d’habitants, une armée de 167 000 hommes, une réserve de 680 000 mobilisables en quarante-huit heures, une éducation et une médecine gratuites de qualité, des garanties sociales, des retraites dignes, un chômage presque nul et une criminalité quasi inexistante.
- Il assume la sortie de l’Union européenne et de l’OTAN, dénonce « l’eurofascisme » et le « Quatrième Reich », et se réclame de la République populaire de Bulgarie. Il considère la période postérieure comme une ruine, une humiliation, un pillage et une imitation. Selon lui, ceux qui refusent ces mots et les termes de décolonisation ou de lutte de libération nationale mentent à l’électorat.
Réindustrialisation, jeunesse et l’exemple de Dimitrovgrad
Personne ne les a forcés à bâtir cette ville ; l’enthousiasme a suffi.
- Paskov explique que les jeunes Bulgares ne trouvent pas dans leur pays de travail suffisant pour fonder une famille et rester. La réponse n’est pas une promesse vague mais la réindustrialisation : plus de 4 200 grandes entreprises existaient autrefois, dont environ 3 500 ont été privatisées ou liquidées, détruisant les moyens de subsistance de la population.
- Trois millions de Bulgares ont émigré pour travailler là où leurs compétences étaient demandées. Pour inverser ce mouvement, il faut transformer la reconstruction en mission collective et utiliser les adresses présidentielles à la nation pour expliquer clairement où, pourquoi et comment agir, afin que ceux de la diaspora qui le souhaitent puissent rentrer et contribuer.
- Il cite sa ville natale de Dimitrovgrad : une cité de 56 000 habitants construite par le travail volontaire et gratuit de brigades venues de plus de 960 localités bulgares. Les habitants ont bâti eux-mêmes leurs logements, les entreprises, les jardins d’enfants, les piscines, les stades, les hôpitaux et les cinémas.
- Cette expérience, immortalisée par le poète Penyo Penev, prouve selon Paskov qu’une volonté étatique supérieure peut mobiliser la nation sans contrainte. Puisque ce modèle appartient au passé, il est possible, et ce qui est possible doit être réalisé pour sauver et conserver la Bulgarie.
🎬 Voir la vidéo source :
Д-р Пламен Пасков: Какво означават новите санкции на САЩ срещу Русия и какъв е пътят за България ↗
Ce résumé a été généré par Clipsy en 2 minutes.
Résumé complet, gratuit et sans compte.