deepseek_pdf_Countess, Robert - Exactitude - Festschrift for Robert Faurisson (EN, 2004, 144 p.)
Pages 1-144 (partie 1)
Hommage à Robert Faurisson et exploration de l'exactitude historique
Préface : La méthode et le combat de Robert Faurisson
Faurisson a souvent exalté le révisionnisme comme la grande aventure de la fin du XXe siècle (et du début du XXIe siècle, puis-je ajouter).
- La préface du Dr. Christian Lindtner établit les fondements de l'ouvrage en présentant Robert Faurisson comme un intellectuel d'une bravoure et d'une ténacité extraordinaires. Elle décrit sa méthode, qu'elle qualifie de « négative » dans le sens où elle est avant tout critique et analytique. Faurisson applique une rigueur scientifique traditionnelle en histoire, distinguant sources primaires et secondaires et les soumettant à un examen sévère. Si ces sources sont contradictoires, obscures ou en conflit avec la logique ou les sciences naturelles, il les déclare inutilisables pour établir la vérité historique. Son travail consiste donc à démonter les mythes, légendes et mensonges, en particulier dans le domaine de ce qu'il appelle « l'Histoire de l'Holocauste juif ». Ce qui subsiste après cette critique négative peut être considéré comme solide et fiable.
- Le texte souligne que le sujet principal des recherches de Faurisson, qui lui a été « imposé », est la question des prétendues chambres à gaz. Après trois décennies de recherche, ses soupçons initiaux sont confirmés : il n'existerait aucune preuve scientifique à l'appui de la croyance largement répandue en l'existence de « chambres à gaz nazies » utilisées pour assassiner délibérément des millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Lindtner note que si Faurisson avait appliqué sa méthode à des sujets moins émotionnels, il serait resté un universitaire français respectable. Au contraire, ses conclusions l'ont plongé, ainsi que d'autres chercheurs, dans d'innombrables problèmes.
- La préface aborde également « la question morale ». Elle met en avant le courage nécessaire pour défendre la position selon laquelle les chambres à gaz homicides sont de simples « rumeurs », ce qui place immédiatement le chercheur en conflit avec « le monstre de l'opinion publique ». Faurisson a résisté à cette pression, et son expérience l'a conduit à résumer l'importance de la question des chambres à gaz par sa célèbre formule en anglais : « No holes? No Holocaust! » (« Pas de trous ? Pas d'Holocauste ! »). Cette formule pointe l'absence de preuves matérielles (trous dans les toits pour introduire le Zyklon B) comme élément central du débat.
- Lindtner critique la réaction du monde universitaire établi, citant l'exemple de trente-quatre universitaires français ayant signé une déclaration publique stipulant qu'il ne faut pas se demander comment un tel meurtre de masse était techniquement possible, car il a eu lieu. Il dénonce également les lois, dans plusieurs pays, qui rendent illégal de contester publiquement l'existence des chambres à gaz, les tribunaux considérant leur existence comme un fait établi. Cette situation pose, selon lui, un grave problème pour la liberté de la recherche.
- Enfin, la préface élargit la perspective en présentant le révisionnisme comme un combat pour la liberté de l'esprit, un idéal grec intimement lié à une habitude scientifique de l'esprit. Lindtner suggère que « l'Histoire de l'Holocauste juif » est devenue un mouvement religieux avec ses dogmes, ses rites et ses interdits. Il espère que le révisionnisme de l'Holocauste pourra, à long terme, contribuer à l'étude scientifique de l'histoire des religions. Le texte se termine par un hommage de Theodore O'Keefe, qui salue Faurisson comme un homme ayant enseigné aux révisionnistes « la dureté des mots » et ayant harcelé un establishment entier avec une rigueur impitoyable.
Une perspective historique : Arthur Butz et la genèse du travail de Faurisson
Les grands hommes n'ont pas besoin d'éloges autant qu'ils ont besoin d'une compréhension de ce qu'ils ont fait.
- Arthur R. Butz, auteur de The Hoax of the Twentieth Century, retrace sa longue relation avec Robert Faurisson, qu'il a rencontré pour la première fois par correspondance en 1976. Butz décrit ses premières impressions mitigées : Faurisson était manifestement actif dans ses recherches mais n'avait, à cette époque, aucun travail achevé à montrer. Cette absence de corpus substantiel au début de sa carrière publique est présentée comme une clé pour comprendre la difficulté d'apprécier son travail. Butz explique que sa rencontre en personne à Paris en 1977 a dissipé ses doutes, lui révélant un chercheur sérieux et ingénieux, ayant par exemple interviewé Otto Frank et obtenu des plans d'ingénierie des crématoires d'Auschwitz.
- Butz relate comment Faurisson est devenu une figure publique à la fin de l'année 1978, à la suite de l'affaire Darquier de Pellepoix. Ce dernier, ancien responsable de la politique juive du régime de Vichy, avait déclaré dans un interview que seuls les poux avaient été gazés à Auschwitz. Cherchant un bouc émissaire de substitution, les médias et les détracteurs se sont tournés vers Faurisson, déclenchant une campagne virulente contre lui. Paradoxalement, cette controverse a permis à Faurisson de publier un article bien documenté dans Le Monde en décembre 1978, le faisant connaître du grand public.
- L'essai de Butz souligne un aspect central de la carrière de Faurisson : son travail s'est presque toujours exprimé dans le contexte d'une « bataille ». Contrairement à Butz lui-même, qui a publié son livre avant d'affronter la tempête médiatique, Faurisson a dû produire et publier ses recherches en réaction à des polémiques et des poursuites judiciaires. Butz cite un exemple récent (2003) où Faurisson explique avoir retardé l'écriture d'un rapport sur un témoin polonais car il était « absorbé par l'épreuve de la lutte révisionniste ». Cette dynamique a rendu son œuvre éparse, publiée dans des revues obscures ou sur des sites web, et parfois attribuée à d'autres.
- Butz attribue à Faurisson un rôle génial et crucial dans le développement des investigations techniques du révisionnisme, en particulier le « Rapport Leuchter ». C'est Faurisson, présent au second procès de Ernst Zündel à Toronto en 1988, qui a posé les questions décisives à Fred Leuchter, conduisant à la réalisation de cette étude technique sur les sites d'Auschwitz et Majdanek. Butz regrette que le nom de Faurisson ne soit pas associé à ce rapport fondateur et que son rôle de catalyseur soit souvent méconnu, y compris parfois dans les propres écrits de Faurisson.
- En conclusion, Butz note que même la compilation en quatre volumes des Écrits révisionnistes (1999), rendue nécessaire par la loi Fabius-Gayssot de 1990 (qu'il surnomme la « Lex Faurissonia »), ne représente pas de manière satisfaisante l'œuvre et les vues affinées de Faurisson. Il affirme que Faurisson n'a pas tant besoin d'un biographe que d'une synthèse concise et complète de son travail. Le danger, selon Butz, n'est pas que Faurisson soit oublié, mais qu'il soit mal compris, car l'accès à sa pensée reste difficile et fragmenté.
Un portrait d'intégrité : Le rôle central de Faurisson dans le révisionnisme
L'importance de Robert Faurisson pour le révisionnisme ne peut guère être surestimée.
- Jürgen Graf brosse un portrait de Robert Faurisson en soulignant son intégrité et son courage. Il se souvient de sa première rencontre avec les idées de Faurisson en lisant son article dans Le Monde en 1978, un choc qu'il a mis de côté à l'époque. Ce n'est qu'en 1992, après s'être plongé dans la littérature révisionniste, qu'il rencontre Faurisson et est impressionné par son acuité intellectuelle et sa détermination inébranlable dans la poursuite de la vérité. Graf insiste sur le fait que l'intelligence sans courage et honnêteté est souvent sans valeur, et que Faurisson incarne ces vertus.
- Graf souligne l'insistance de Faurisson sur le point central du débat : les chambres à gaz. Pour Faurisson, toute enquête sur « l'Holocauste » doit commencer par là, car sans cet instrument de meurtre de masse, il ne peut y avoir de génocide systématique. Graf note que les adversaires du révisionnisme comprennent parfaitement cet enjeu, car sans les chambres à gaz, la tragédie des Juifs devient une parmi d'autres durant la guerre, et l'État d'Israël perdrait une partie de sa légitimité fondée sur un « génocide sans pareil ».
- L'essai attribue à Faurisson un rôle pivot dans l'orientation technique qu'a prise la recherche révisionniste à la fin des années 1980. C'est son influence qui aurait conduit Ernst Zündel, lors de son procès en 1988, à commander une expertise technique sur les sites d'Auschwitz, donnant naissance au Rapport Leuchter. Cette initiative a ouvert la voie à d'autres investigations techniques, comme le rapport de Germar Rudolf sur les résidus de cyanure. Graf affirme que sans Faurisson, des contributions majeures comme l'ouvrage Grundlagen zur Zeitgeschichte (Dissecting the Holocaust) n'existeraient pas.
- Graf caractérise Faurisson comme un penseur « analytique » plutôt que « synthétique ». Il n'a pas écrit d'étude globale sur l'Holocauste comme Arthur Butz, mais excelle dans l'analyse détaillée de problèmes spécifiques, à la manière d'un détective. Graf cite en exemple sa critique acerbe et ironique de l'ouvrage de Jean-Claude Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers, qu'il considère comme le meilleur texte de Faurisson.
- Enfin, Graf évoque le lourd tribut payé par Faurisson : amendes astronomiques, diffamation, exclusion des médias, et une loi (Fabius-Gayssot) spécifiquement conçue pour le réduire au silence. Malgré un pessimisme affiché par Faurisson quant à l'avenir du révisionnisme face à des adversaires trop puissants, Graf espère que le contexte géopolitique actuel, marqué par une opposition croissante à la politique des États-Unis et d'Israël, pourrait créer un moment défavorable au sionisme et entraîner l'effondrement du mythe de l'Holocauste. Il souhaite que Faurisson soit témoin de cette chute, mais affirme que l'histoire lui rendra justice de toute façon.
Une parabole bouddhiste-chrétienne : Méthodologie et exégèse comparative
Pour être sur un terrain solide, nous devons « exiger une similarité verbale étroite ».
- Dans cet essai complexe et technique, le Dr. Christian Lindtner présente ses recherches en « Études comparatives des Évangiles » (CGS), affirmant que les Évangiles du Nouveau Testament sont largement des « copies pirates » de textes bouddhistes en sanskrit, principalement le Mûlasarvâstivâdavinaya (MSV) et le Saddharmapundarîkasûtram (Sutra du Lotus). Il critique les chercheurs précédents qui se contentaient de pointer des parallèles, et insiste sur la nécessité de démontrer des similarités verbales étroites entre les textes grecs et sanskrits.
- Lindtner introduit un deuxième aspect novateur de son analyse : l'utilisation intensive de la gématrie (attribution de valeurs numériques aux lettres) et du comptage des syllabes dans les Évangiles grecs. Il démontre, par l'exemple des noms de Pierre (Kêphas = 729, petra = 486, chiffres liés à un cube de 9x9x9), que de nombreux noms et passages ont été choisis ou construits pour leur valeur numérique, qui correspond souvent à des figures géométriques. Cette fabrication minutieuse prouverait, selon lui, que les Évangiles ne reflètent pas des faits historiques mais ont été « fabriqués » comme une mosaïque à partir de sources bouddhistes et de l'Ancien Testament.
- L'essai se concentre ensuite sur l'analyse du terme « parabole » (grec parabolê). Lindtner affirme qu'il traduit généralement le sanskrit paryâyas (ou upamayâ dans l'Évangile de Jean), et non pas principalement l'hébreu mâshâl comme le veut l'opinion théologique traditionnelle. Il compare méticuleusement des phrases types en sanskrit et en grec, montrant comment le grec imite non seulement le sens mais aussi le nombre de syllabes et la structure consonantique de l'original sanskrit, comme dans l'imitation de la phrase asmin khalu dharmaparyâye bhâsyamâne par Matthieu 13:3 et 13:34.
- Lindtner applique cette méthode comparative à une parabole célèbre : celle du riche et du chameau (ou câble) passant par le chas d'une aiguille (Matthieu 19:24, Marc 10:25, Luc 18:25). Il affirme qu'il s'agit d'une imitation déformée d'une parabole bouddhiste courante sur la tortue (kûrmas) qui, dans l'océan, parvient à passer son cou par le trou d'un joug flottant (yugacchidram), illustrant l'extême rareté d'une bonne renaissance. Il détaille les transformations linguistiques : kûrmas (tortue) devient kamêlos (chameau) ou kamilos (câble) ; purusas (homme) ou bâlas (jeune homme/insensé) devient plousios (riche) ; le trou du joug devient le chas d'une aiguille.
- Enfin, Lindtner étend son analyse à d'autres éléments du passage évangélique. Il identifie le « jeune homme riche » (neaniskos) comme une traduction du terme bouddhiste navatarakas (jeune moine). Le « royaume des cieux » ou « de Dieu » (basileia tou ouranou/theou) est identifié comme la traduction de l'assemblée des dieux (deva-parisadam). Il propose même des étymologies numériques et phonétiques complexes, suggérant par exemple que la valeur numérique de « Jésus » (888) est la somme de celle de « Tathâgata » (816) et de « kâyam » (corps, 72), faisant de Jésus le « corps des Tathâgatas », c'est-à-dire du Bouddha. Cette exégèse vise à démontrer l'artificialité et la nature composite des textes évangéliques.
Annexes et contributions complémentaires
Ce Festschrift est dédié au Dr. Robert Faurisson par ses amis les plus proches.
- Le livre comprend plusieurs autres contributions qui, bien que non détaillées dans les extraits fournis, sont listées dans la table des matières. Celles-ci incluent des essais de Carlo Mattogno sur le révisionnisme en Italie, de Carl O. Nordling sur « Les scientifiques contre la science », de Germar Rudolf qui présente « Le révisionnisme en caricatures », du Dr. Fredrick Töben sur « L'homme, le scientifique et sa méthode d'"Exactitude" », et d'Ernst Zündel comme « Directeur de la Symphonie de l'Exactitude ». Ces textes forment un recueil homogène célébrant Faurisson sous différents angles.
- Une biographie de Robert Faurisson est incluse à la fin du volume (page 133), offrant probablement un aperçu chronologique de sa vie, de sa carrière universitaire initiale de professeur de littérature française, et de son engagement dans le révisionnisme historique à partir des années 1970. Elle mentionne sans doute les nombreuses controverses, procès, et la loi Gayssot de 1990 qui a criminalisé en France la contestation des crimes contre l'humanité tels que définis par le Tribunal de Nuremberg.
- La section « Les auteurs et éditeurs » (page 135) présente les contributeurs, tous des figures connues et souvent controversées du milieu révisionniste. Parmi eux, Arthur Butz (ingénieur électricien et auteur), Jürgen Graf (ancien enseignant et auteur révisionniste), Christian Lindtner (indianiste et spécialiste du bouddhisme), Carlo Mattogno (auteur révisionniste spécialiste des camps), Germar Rudolf (chimiste et auteur du « Rudolf Report »), et Ernst Zündel (éditeur et militant révisionniste). Cette liste illustre le réseau intellectuel et militant formé autour de Faurisson.
- L'ouvrage est publié par Theses & Dissertations Press, une filiale de Castle Hill Publishers, des maisons d'édition basées aux États-Unis et au Royaume-Uni et connues pour publier de la littérature révisionniste. Les sites web mentionnés (vho.org, tadp.org) sont des portails révisionnistes. Ces éléments contextuels situent le livre dans un écosystème éditorial spécifique, en marge de l'édition académique traditionnelle.
- Enfin, le ton général de l'ensemble des contributions est à la fois élogieux et combatif. Les auteurs présentent Faurisson comme un héros intellectuel, un martyr de la liberté de recherche, et un modèle de rigueur méthodologique. Ils dépeignent le révisionnisme comme un combat épique pour la vérité contre un establishment historique et politique oppressif, unissant leurs voix pour souhaiter un « Joyeux Anniversaire, Robert ! » à l'occasion de ses 75 ans.
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Les origines bouddhistes du Nouveau Testament et la révision historique de l'Holocauste
Les sources bouddhistes des Évangiles : L'épisode du jeune homme riche
Summing up, we are dealing with two entirely different Buddhist sources that have, however, one motive or term in common, namely the enormous difficulty of entering – pravesa – a better or more attractive state of being.
- L'analyse de Christian Lindtner identifie les sources bouddhistes de l'épisode du jeune homme riche dans les Évangiles synoptiques (Matthieu 19, Marc 10, Luc 18). Il démontre que le récit de Jésus sur la difficulté pour un riche d'entrer dans le royaume des cieux est un amalgame de deux paraboles bouddhistes. La première est la parabole de la tortue (kûrmas) qui, flottant dans l'océan, doit par hasard passer sa tête à travers un joug flottant, illustrant la rareté extrême d'une renaissance humaine. La seconde provient du Sanghabhedavastu (SBV), où le roi Suddhodana, père du Bouddha, se voit interdire l'entrée dans l'assemblée pure des dieux (suddhâyâm deva-parsadi) parce qu'il est un simple être humain. Lindtner montre comment les éléments de ces histoires – la difficulté d'entrée (pravesa), l'impossibilité pour l'homme mais la possibilité pour Dieu – ont été fusionnés et adaptés dans le texte grec.
- Lindtner procède à une analyse philologique détaillée, révélant des jeux de mots et des translittérations entre le sanskrit et le grec. Par exemple, l'expression grecque para de theô (chez Dieu) dans Matthieu 19:26 serait dérivée du sanskrit deva-parsadi (assemblée des dieux), où deva devient theô et -di devient de. De même, les commandements (entolas) de Jésus correspondent phonétiquement et conceptuellement aux cinq préceptes bouddhistes (panca-sîlâni), avec une adaptation concernant la consommation de vin. Cette méthode révèle, selon Lindtner, une intention délibérée de transposer des concepts bouddhistes dans un cadre judéo-chrétien.
Le Saddharmapundarîka et la figure du Fils de l'homme
The expression ‘Son of man,’ ho huios tou anthrôpou, translates San. saddharmapundarîka as a whole, also 7 syllables.
- Lindtner affirme que le concept central du "Fils de l'homme" dans les Évangiles est une traduction et une personnification du Saddharmapundarîka-sûtra (Sûtra du Lotus), le texte fondamental du Mahâyâna. Il analyse Matthieu 19:28, où Jésus promet aux disciples qu'ils siégeront sur douze trônes lors de la "régénération" (palingenesia). Cette scène trouve son origine dans le SDP, où le Bouddha (Tathâgata) et ses bodhisattvas sont assis sur des trônes de lotus. Les 1200 bodhisattvas du sûtra sont réduits aux 12 apôtres, et le jugement des 12 tribus d'Israël remplace le contexte bouddhiste. La palingenesia est identifiée comme la traduction grecque du sanskrit punar-bhavas (renaissance) ou prâdur-bhâvas (manifestation), concepts clés de la cosmologie bouddhiste.
- L'analyse sémantique et numérique est poussée. Le titre "Saddharmapundarîka" compte 9 syllabes. Lindtner montre comment la phrase grecque d'Apocalypse 13:18, arithmos gar anthrôpou estin (9 syllabes), est une imitation structurelle de ce titre. La valeur numérique du mot sanskrit pundarîka est calculée à 666, établissant un lien direct avec le "nombre de la bête". Ainsi, l'identité secrète du "Fils de l'homme" serait le Lotus de la Bonne Loi, et le Nouveau Testament une forme de propagande pour le Sûtra du Lotus et le Mahâyâna.
La méthode de composition : jeux de mots, symbolisme et langage codé
The NT – even the very title – is replete with such samdhâ-bhâsâ. One must have ears to hear the Sanskrit behind the Greek – the samdhâ-bhâsâ – otherwise one cannot understand it properly.
- Lindtner décrit la méthode de composition des Évangiles comme une mosaïque (mosaic, collage or patch-work) de phrases et de mots empruntés à des textes sanskrits, préservant souvent le nombre de syllabes. L'évangéliste Matthieu est présenté comme le premier à avoir "combiné les paroles" (sunetaxato ta logia) à partir de sources sanskrites, selon un témoignage de Papias. Cette méthode correspond à la pratique bouddhiste de créer de nouveaux sûtras en recombinant des éléments d'anciens.
- Les auteurs utilisaient un langage symbolique et codé (samdhâ-bhâsâ), prescrit dans le SDP pour les prédicateurs du Dharma. Cela incluait l'usage de paraboles, d'étymologies fantaisistes (nirukti) et d'habileté dans les moyens (upâya-kausalya), pouvant aller jusqu'au "mensonge blanc". Lindtner donne des exemples : kamêlos (chameau) est un jeu de mots sur kûrmas (tortue) ; stauron (croix) traduit sûtram (texte sacré) ; sou ta huparkhonta (tes biens) cache sûtra-pundarîka. Ce langage à double sens (dvi-samdhâna) crée une distinction entre initiés, qui comprennent le sens caché, et profanes.
La révision historique et la figure de Robert Faurisson
“The existence of gas chambers is radically impossible.”
- Carlo Mattogno rend hommage à Robert Faurisson, présenté comme un pionnier de la révision historique de l'Holocauste. L'article retrace l'influence de l'interview de Faurisson dans Storia Illustrata (1979) et décrit son axiome central : l'impossibilité radicale des chambres à gaz nazies. Mattogno souligne l'importance de la méthode de Faurisson, fondée sur l'exactitude documentaire, la vérification des sources et l'introduction de critères techniques et scientifiques (chimiques, physiques) dans le débat historique.
- Mattogno relate les attaques et calomnies subies par Faurisson en Italie et en France, notamment de la part de l'historien Pierre Vidal-Naquet et de la revue Shalom. Il défend Faurisson contre les accusations de négationnisme simpliste, expliquant que son travail a ouvert la voie à de nouvelles recherches, comme le rapport Leuchter (1988) sur l'analyse des résidus de cyanure. Mattogno reconnaît des divergences au sein du révisionnisme mais insiste sur le respect dû à Faurisson pour son courage et sa ténacité face aux persécutions judiciaires et physiques.
L'évolution et les méthodes du révisionnisme historique
Modern revisionism stems from Rassinier only historically, but not methodically or in its arguments.
- Mattogno situe les fondements du révisionnisme moderne chez Paul Rassinier, mais affirme que les chercheurs contemporains ont développé leurs propres méthodes et arguments. Il décrit l'évolution du révisionnisme depuis les travaux documentaires de Faurisson vers des investigations techniques (Leuchter, Rudolf) et des recherches archivistiques approfondies après la chute de l'URSS. Lui-même et Jürgen Graf ont visité de nombreux camps et archives à travers l'Europe pour collecter des documents primaires.
- L'article énumère les contributions monographiques de Mattogno et Graf (sur Majdanek, Stutthof, Treblinka) et cite l'ouvrage collectif Dissecting the Holocaust comme représentant l'état actuel des connaissances révisionnistes. Mattogno souligne que les désaccords internes (comme sa propre controverse avec Faurisson sur Majdanek) sont sains et empêchent le révisionnisme de devenir un dogme, contrairement à l'historiographie officielle. Il rejette la thèse d'un complot nazi-révisionniste.
La résistance de la science établie : des exemples cosmologiques à Shakespeare
The reason why the establishment physicists adhere to the Big Bang theory does of course not mean that they have thought it through and found it to be convincing.
- Carl O. Nordling étend la critique de l'orthodoxie intellectuelle à d'autres domaines que l'histoire. Il compare l'adhésion à la théorie du Big Bang en cosmologie à l'ancien géocentrisme, arguant qu'elle contredit la théorie de la relativité et repose sur des bases observationnelles faibles. Malgré les critiques de prix Nobel comme Hannes Alfvén, la théorie persiste car remettre en cause des décennies de littérature scientifique serait perçu comme une catastrophe par l'establishment.
- Nordling applique la même analyse à la question de la paternité des œuvres de Shakespeare. Il argue que l'environnement social, les connaissances juridiques, médicales et les dialectes présents dans les pièces sont incompatibles avec la biographie du William Shakespeare de Stratford. Pourtant, la théorie "stratfordienne" reste dominante car les historiens littéraires respectent les lois non écrites de l'establishment. Il donne l'exemple d'un professeur suédois ayant bloqué une subvention pour un livre soutenant une théorie alternative, sans en critiquer le fond.
L'affaire Margaret Mead : la construction d'un mythe anthropologique
She therefore swallowed uncritically the jokes of her friends, taking them for the truth pure and simple.
- Nordling analyse le cas de l'anthropologue Margaret Mead, dont la thèse Coming of Age in Samoa (1928) a influencé la sociologie pendant des décennies. Il explique que Mead est arrivée à Samoa avec le préjugé d'y trouver une sexualité adolescente libre, conformément aux instructions de son mentor Franz Boas. Confrontée à une réalité où la virginité prénuptiale était strictement valorisée, elle a recueilli des "données" fantaisistes auprès de deux amies samoanes qui plaisantaient.
- En se basant sur ces blagues prises pour argent comptant, et sans mener les interviews approfondies prévues, Mead a construit le mythe d'une société samoane promiscue et sans conflit générationnel. Nordling souligne le manque de rigueur méthodologique, l'absence de citation des sources et le fait que la communauté scientifique a accepté ces conclusions pendant 60 ans, jusqu'aux travaux de Derek Freeman, illustrant ainsi la soumission à une autorité académique et à un récit préétabli.
Conclusion : L'exactitude comme éthique face au dogme
I have made this exactitude my guiding-star as well.
- En conclusion, ces textes divers, à travers les exemples des origines bouddhistes du christianisme, de la révision historique de l'Holocauste, de la cosmologie, de la littérature et de l'anthropologie, dénoncent une même tendance : la soumission de la recherche à des dogmes établis, des autorités ou des récits préconçus. Que ce soit par conformisme, paresse intellectuelle, peur des conséquences ou préservation d'un capital académique, les établissements scientifiques et historiques résistent à la remise en cause de leurs paradigmes.
- La figure de Robert Faurisson est érigée en modèle contraire, symbolisant l'"exactitude" comme éthique de recherche fondamentale. Cette exactitude implique la vérification scrupuleuse des sources, l'analyse philologique et technique rigoureuse, et le courage de contredire les vérités officielles. Les auteurs appellent à une pratique de la science et de l'histoire qui privilégie cette rigueur méthodologique sur l'adhésion à tout consensus ou mythologie établie.
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Critique de la science et de l'histoire établies
Les déficiences méthodologiques de Margaret Mead
A thesis with such serious wants is normally not accepted, and 26-year-old candidate Mead hardly expected anything else. But the miracle did happen. Professor Boas accepted this deficient composition without calling for any revision, nay, not even for the least amendment.
- L'analyse critique se concentre sur la thèse de doctorat de Margaret Mead, Coming of Age in Samoa, et la qualifie de gravement déficiente. Le texte souligne l'absence quasi totale de documentation des données sources, le manque de compte-rendu des recherches antérieures et la présence de nombreuses contradictions et conclusions non fondées. L'auteur souligne que la thèse repose sur des données de base très limitées, comme un tableau sur 25 filles contenant des affirmations douteuses sur des expériences « homosexuelles » non spécifiées, et qu'elle omet des observations clés comme celle de Charles Wilkes en 1839 niant les rapports sexuels indiscriminés à Samoa.
- L'acceptation de cette thèse par le professeur Franz Boas est présentée comme un « miracle » inexplicable d'un point de vue scientifique. L'auteur avance que Boas, conscient des déficiences, a été motivé non par une conscience scientifique mais par une ambition politique. En cautionnant l'ouvrage comme une « enquête méticuleuse », Boas a induit la communauté anthropologique en erreur et a permis à Mead d'acquérir une renommée imméritée, établissant un précédent où l'affichage d'opinions opportunes prime sur la rigueur scientifique.
- Le texte étend cette critique à l'ouvrage ultérieur de Mead, Sex and Temperament in Three Primitive Societies, présenté comme une confirmation des théories anti-darwiniennes de Boas et Watson. L'auteur argue que ce livre, passé sans critique sérieuse, décrit en réalité trois tribus génétiquement distinctes avec des régimes alimentaires et une sélection génétique différents, ce qui invalide toute conclusion sur la « culture » comme facteur causal unique des tempéraments typiques masculins et féminins.
L'idéologie contre la science : le cas des études de Mead en Nouvelle-Guinée
Mead’s conclusion was, however, that she had found evidence proving that the temperamental difference between men and women in the Western society are nothing but 'artificial standardizations' and 'social fictions for which we have no longer any use'.
- L'analyse se penche sur l'étude de la tribu Tchambuli, où Mead rapporte que garçons et filles sont traités de manière identique jusqu'à l'âge de six ou sept ans. L'auteur y voit une occasion manquée d'étudier les différences génétiques entre les sexes, puisque le facteur environnemental était identique. Il contredit la conclusion de Mead sur l'absence de différences innées en pointant ses propres observations : les femmes sont décrites comme solides, puissantes et rarement querelleuses, tandis que les hommes sont présentés comme névrosés et hystériques, suggérant un trait héréditaire lié au sexe.
- Pour les tribus Arapesh et Mundugumor, l'auteur relève que Mead elle-même note des différences raciales héritées (taille de la tête, pilosité, taux de gémellité). Il propose une explication darwinienne aux différences de tempérament : les Arapesh, vivant sur un territoire stérile et pacifique, auraient sélectionné des traits non-agressifs, tandis que les Mundugumor, avec une forte natalité et une sélection des plus forts et plus agressifs, auraient développé un tempérament violent qui leur a permis de dominer leur territoire fertile.
- L'auteur dénonce la conclusion de Mead, qui attribue ces différences uniquement à « l'impact de la culture intégrée sur l'enfant », comme une hypocrisie et une négation des évidences génétiques et environnementales. Il accuse l'establishment sociologique de s'être discrédité en chérissant ces travaux non scientifiques pendant plus d'un demi-siècle, préférant une idéologie (la prééminence de la culture) à l'analyse factuelle.
Le Pacte germano-soviétique : défensive ou instigation à la guerre ?
“In return for non-intervention, Stalin secured a breathing space of immunity from German attack.”
- Le texte critique l'interprétation historique dominante, représentée par des historiens comme A.J.P. Taylor et Edward Hallett Carr, qui présente le Pacte Molotov-Ribbentrop de 1939 comme une mesure défensive nécessaire pour Staline. L'auteur rejette l'idée que le Pacte ait pu protéger l'URSS d'une attaque allemande, arguant qu'Hitler, notoirement parjure, aurait pu attaquer à tout moment si la situation stratégique l'avait permis. Le Pacte a en réalité supprimé la Pologne en tant que tampon.
- L'analyse avance que la motivation réelle de Staline était de déclencher une guerre européenne pour favoriser la révolution mondiale. Cette thèse s'appuie sur des sources contemporaines divulguées plus tard, comme le discours secret de Staline du 19 août 1939 au Politburo, et sur des communications publiées dans The Times et le Svenska Pressen en août-septembre 1939. Ces documents indiquaient que le Pacte visait à permettre à l'Allemagne de réaliser ses plans d'agression, afin d'affaiblir les belligérants et de préparer une révolution sociale.
- L'auteur souligne la duplicité de Staline, qui alimentait simultanément la propagande pacifique pour les masses et informait les initiés de ses véritables intentions. L'interview de Staline dans la Pravda en novembre 1939, le jour même de l'attaque contre la Finlande, est citée comme un exemple de cette duplicité. L'échec de nombreux historiens à tirer la conclusion logique que Staline a utilisé le Pacte pour provoquer la guerre est attribué à un « biais idéologique » et à l'influence persistante de la narration alliée d'après-guerre.
Les motivations de Hitler et Staline : une analyse stratégique
“England would wage war craftily and stubbornly.”
- L'examen des motivations d'Hitler révèle que sa principale raison de conclure le Pacte était de s'assurer de la neutralité soviétique pour envahir la Pologne sans risquer une guerre sur deux fronts. Il espérait que cela dissuaderait la France et la Grande-Bretagne d'honorer leurs garanties envers la Pologne, espoir fondé sur leurs passivités précédentes (Rhénanie, Tchécoslovaquie). Le Pacte ne protégeait pas non plus l'Allemagne, car Staline pouvait le rompre à tout moment.
- Du côté soviétique, Staline, bien informé par ses espions au sein du gouvernement britannique (comme le cercle de Cambridge), savait que l'attaque contre la Pologne déclencherait une guerre avec les puissances occidentales. Son objectif, conforme à l'idéologie marxiste-léniniste, était de précipiter une guerre longue et épuisante entre les puissances capitalistes, créant les conditions pour une révolution prolétarienne en Europe. Le Pacte était l'outil pour rendre cette guerre possible.
- L'auteur résume que sans le Pacte, il n'y aurait probablement pas eu d'attaque allemande contre la Pologne en 1939, et donc pas de guerre européenne généralisée. Il cite des sources ultérieures, comme le livre Stalin Means War du colonel Grigori Tokaev (1951), pour confirmer que l'enseignement au sein de l'élite soviétique était bien de contraindre l'Allemagne et les puissances occidentales à s'entre-détruire. Ainsi, Staline est présenté comme l'instigateur principal de la Seconde Guerre mondiale, un fait que l'historiographie dominante aurait, selon l'auteur, obstinément ignoré.
Le révisionnisme de l'Holocauste et la méthode Faurisson
“Show me or draw me a Nazi gas chamber!”
- Cette section présente le travail du révisionniste Robert Faurisson, centré sur la contestation de l'existence physique des chambres à gaz homicides nazies. Sa méthode, qualifiée d'« exactitude », consiste à exiger des preuves physiques et techniques vérifiables des dispositifs décrits par les témoins. Il soulève des incohérations techniques majeures, comme l'impossibilité de ventiler en quelques minutes une pièce saturée de Zyklon B (un processus que le fabricant recommandait de faire durer 20 heures) avant d'en retirer les corps.
- Le texte décrit l'impact des procès Zündel à Toronto (1985, 1988), où la stratégie conçue par Faurisson a mené à la production du « Leuchter Report », une étude médico-légale des crématoires d'Auschwitz qui n'a pas trouvé de traces significatives de résidus de cyanure dans les prétendues chambres à gaz. Ce rapport a déclenché une avalanche de recherches révisionnistes ultérieures et a donné une visibilité mondiale aux arguments techniques remettant en cause le récit orthodoxe.
- L'auteur, Germar Rudolf, explique que le révisionnisme s'est heurté à une répression légale croissante dans les années 1990, avec l'adoption de lois criminalisant la « négation de l'Holocauste » dans plusieurs pays européens (la « Lex Faurissonia » en France). Malgré cette censure, l'Internet a permis la diffusion incontrôlée des arguments révisionnistes. L'affaire Roger Garaudy/Abbé Pierre en 1996 est citée comme un exemple de la percée de ces idées dans des milieux intellectuels et religieux respectés.
La dimension politique et idéologique du mythe de l'Holocauste
“We all know where ideologies end, which claim that people are not equal: they end in the gas chambers of Auschwitz.”
- L'analyse avance que le mythe de l'Holocauste est instrumentalisé par trois groupes principaux. Premièrement, les sionistes (juifs et chrétiens) qui y trouvent une aura d'irréprochabilité morale et un levier pour le soutien inconditionnel à Israël. Deuxièmement, le capitalisme international, pour qui l'Holocauste sert à discréditer le nationalisme, le protectionnisme et les identités ethniques, obstacles à un marché mondial unifié de consommateurs standardisés.
- Troisièmement, les idéologues égalitaristes (de gauche) utilisent l'Holocauste comme une arme absolue pour discréditer toute idéologie faisant des distinctions entre groupes humains, en l'associant à l'extrémisme nazi. L'auteur argue que, bien qu'opposés en théorie, le capitalisme international et l'égalitarisme de gauche convergent dans leur objectif de détruire les identités culturelles et ethniques spécifiques.
- Le texte propose une vision apocalyptique où la propagande de l'Holocauste, couplée à un hédonisme matérialiste, mène au déclin démographique des populations indigènes d'Europe et d'Amérique du Nord, remplacées par des immigrés. Il lie également ce système à l'effondrement économique imminent causé par un système monétaire basé sur la dette. Les révisionnistes sont présentés comme les seuls à percevoir cette image d'ensemble et à résister à cette « course vers la falaise », au prix d'une persécution intense.
Robert Faurisson : l'homme, la méthode et la persécution
“It’s alright to eat here. The toilets are are clean.”
- Cette section, écrite par Fredrick Töben, dresse un portrait personnel de Robert Faurisson, dépeint comme un homme équilibré exigeant la même « exactitude » dans la propreté physique que dans la rigueur intellectuelle. Son approche est décrite comme un rejet de l'émotivité au profit d'une demande de preuves vérifiables. Sa fameuse provocation, « Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie ! », résume sa méthode : exiger une représentation physique cohérente de l'arme du prétendu crime.
- Töben relate son adoption de la position radicale de Faurisson (« L'Holocauste est un mensonge ») par opposition à la position plus prudente d'autres révisionnistes, et comment cela l'a propulsé sur le devant de la scène médiatique australienne, pour finalement lui valoir une injonction judiciaire l'empêchant de contester l'Holocauste. Il décrit Faurisson comme une figure mentorale et un point d'ancrage moral pour les révisionnistes du monde entier.
- Le texte aborde également les concessions faites par l'orthodoxie, comme l'admission par le musée d'Auschwitz en 2003 que le crématorium I était une reconstruction, ce qui valide indirectement les critiques révisionnistes. Il souligne l'isolement et la persécution légale continus subis par Faurisson en France, où la loi interdit de contester les « crimes contre l'humanité » tels que définis à Nuremberg. Malgré cela, les avancées technologiques comme Internet et la vidéo lui ont permis de rester connecté et influent au sein du mouvement révisionniste international.
Pages 1-144 (partie 4)
Robert Faurisson et la lutte pour la révision historique de l'Holocauste
Le contexte français et la répression de la vérité
Faurisson nous rappelle qu'il est interdit de dire la vérité en France sur de tels événements historiques.
- Le texte présente Robert Faurisson comme une figure centrale du révisionnisme de l'Holocauste en France, confrontée à une répression systématique pour ses prises de position. Il est décrit comme démontrant l'impossibilité physique et chimique des chambres à gaz nazies dès les années 1970. Son combat est placé dans un contexte français spécifique, marqué par des lois comme la loi Fabius-Gayssot de 1990, dite "Lex Faurissonia", qui interdit la contestation des crimes contre l'humanité tels que définis par le Tribunal de Nuremberg. Cette loi est présentée comme un outil de censure visant spécifiquement les révisionnistes, avec des peines pouvant aller jusqu'à un an de prison ou de lourdes amendes.
- L'hostilité envers Faurisson est également physique. Il relate avoir été agressé à plusieurs reprises, notamment en septembre 1989 à Vichy où il fut sauvagement battu par trois individus qu'il qualifie de "voyous juifs". Ces attaques et les pressions judiciaires sont dépeintes comme les méthodes d'un "lobby juif" puissant en France, déterminé à étouffer tout débat sur l'Holocauste. Le récit de ces persécutions sert à le présenter comme un martyr de la liberté d'expression et un intellectuel courageux face à une orthodoxie oppressive.
- Le document critique vivement la capitulation du monde académique français. Il cite en exemple une déclaration parue dans Le Monde en 1979, signée par des historiens comme Pierre Vidal-Naquet et Léon Poliakov, affirmant qu'"on ne peut pas demander comment, techniquement, un tel massacre de masse a été possible. Il a été techniquement possible puisqu'il a eu lieu." Cette position, présentée comme un dogme anti-cartésien, est opposée à la tradition rationaliste française incarnée par Descartes et Voltaire, à laquelle Faurisson se rattacherait. Son approche est décrite comme purement méthodologique et empirique.
La méthode révisionniste : empirisme et preuves techniques
À la fin des années 1970, ce sont ses doigts qui ont parcouru la structure interne des fours crématoires du crématorium I pour découvrir qu'il n'y avait tout simplement aucun résidu de suie.
- La méthode de Faurisson est présentée comme fondée sur l'empirisme et l'examen technique direct, par opposition à ce qu'il appelle le "dogme" ou la "superstition". Son héritage britannique (sa mère était écossaise) est invoqué pour expliquer son attachement à la tradition empirique de Locke et Newton. L'exemple fondateur est son inspection physique des fours crématoires d'Auschwitz I à la fin des années 1970, où l'absence de suie l'aurait conduit à conclure qu'il s'agissait d'une reconstruction d'après-guerre, et non d'un appareil ayant servi massivement.
- Cette approche technique a été prolongée et validée, selon le texte, par des expertises scientifiques commanditées par le révisionnisme. La plus célèbre est le "Rapport Leuchter" (1988), réalisé par un spécialiste américain des chambres à gaz d'exécution, Fred Leuchter, pour le procès d'Ernst Zündel. Leuchter aurait conclu à l'impossibilité technique des gazages homicides à Auschwitz et Majdanek. Ses conclusions auraient été confirmées par la suite par des chimistes comme l'Allemand Germar Rudolf (auteur du "Rapport Rudolf") et les Autrichiens Walter Lüftl et Wolfgang Fröhlich.
- Faurisson conseille de rester simple et de se concentrer sur des preuves tangibles, évitant le "travail inutile" (busy work). Le texte critique ainsi l'étude détaillée de Charles Provan sur le toit du crématoire II d'Auschwitz, autorisée par le musée, dont les conclusions pro-gazages sont jugées irrecevables car ne remplaçant pas les rapports Leuchter ou Rudolf. L'accent est mis sur la recherche de "résultats définitifs" par l'examen scientifique, présenté comme la seule méthode valable face aux récits testimoniaux considérés comme peu fiables.
Concessions de l'historiographie orthodoxe et évolution des récits
Le fait que Fritjof Meyer ait maintenant dé-commissionné Auschwitz-Birkenau comme site de chambres à gaz homicide, comme van Pelt l'a fait en 1996 avec Auschwitz-Stammlager, souligne l'irrélevance d'une grande partie de ce que Faurisson a reconnu comme de simples travaux inutiles.
- Le texte affirme que l'historiographie orthodoxe de l'Holocauste a dû faire d'importantes concessions face aux arguments révisionnistes, ce qui prouverait la faiblesse de sa position initiale. Il cite l'exemple de Fritjof Meyer qui, dans un article de mai 2002 dans la revue Osteuropa, aurait relocalisé les chambres à gaz hors du camp d'Auschwitz-Birkenau et réduit le nombre de victimes gazées à environ 350 000. Cette "énorme concession" est comparée à celle de l'historien Martin Broszat qui, en 1960, avait admis dans Die Zeit qu'il n'y avait pas eu de gazages à Dachau.
- Ces révisions sont interprétées comme une validation indirecte des thèses révisionnistes et une preuve que le récit officiel n'est pas basé sur des faits physiques solides. Le document mentionne également le retrait en 2003, lors d'une rénovation, d'un panneau à Dachau indiquant qu'une pièce était une chambre à gaz jamais utilisée. Ces ajustements sont présentés comme des aveux tardifs et discrets, que les médias grand public ignoreraient, mais que les révisionnistes s'efforcent de diffuser.
- L'instabilité du récit orthodoxe est aussi illustrée par la critique d'œuvres comme Stoker de Donald Watt (présenté comme un faux témoignage) ou le film La Liste de Schindler, accusé de propagande. L'idée défendue est que le "dogme" de l'Holocauste est construit sur des bases fragiles et constamment remodelé en secret pour faire face aux critiques, sans jamais remettre en cause ses postulats fondamentaux de manière ouverte et honnête.
Le révisionnisme comme combat pour la liberté d'expression et la vérité historique
« Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs constituent un seul et même mensonge historique, qui a rendu possible une gigantesque escroquerie politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l'État d'Israël et le sionisme international. »
- Dans une lettre à Horst Mahler datée du 2 octobre 2003, reproduite intégralement, Faurisson résume sa thèse en une phrase devenue célèbre dans les milieux révisionnistes. Il y lie la négation des chambres à gaz et du génocide à une dénonciation d'une "escroquerie" au profit d'Israël et du sionisme, dont les victimes seraient le peuple allemand et les Palestiniens. Il insiste sur le fait que cette affirmation n'est pas inspirée par de l'antisémitisme, mais par une recherche d'"exactitude historique".
- Le combat révisionniste est présenté comme un combat pour la liberté d'expression et d'enquête historique contre un privilège exorbitant : celui qui interdirait de questionner un seul événement de l'histoire, l'Holocauste. Faurisson réclame le droit de parler des Juifs avec la même liberté que des Allemands et la fin des lois spéciales qui les protégeraient de la critique. Il définit le révisionnisme non comme une idéologie, mais comme une méthode visant "le plus grand degré d'exactitude".
- Le texte évoque la création par Horst Mahler en Allemagne d'une "Ligue pour la réhabilitation des personnes persécutées pour avoir contesté l'Holocauste", à laquelle Faurisson adhère. Cette initiative est saluée comme une tentative de résistance organisée face à la répression. Faurisson y décrit aussi la persécution judiciaire et extra-judiciaire subie par les principaux révisionnistes (Zündel, Leuchter, Rudolf, etc.), emprisonnés, exilés ou agressés, dressant un tableau d'une répression internationale.
Témoignages et hommages : Zündel et l'impact du révisionnisme
Je suis devenu, pour ainsi dire, 'un disciple de Faurisson' durant ces moments très excitants, et je le suis resté depuis.
- Une section importante est consacrée au témoignage d'Ernst Zündel, écrit depuis sa cellule de prison à Toronto en décembre 2003. Zündel, présenté comme un prisonnier politique, rend un hommage appuyé à Faurisson, qu'il considère comme le "père du révisionnisme moderne" et son mentor. Il raconte comment la découverte d'un tract de Faurisson dans les années 1970 a été une révélation pour lui, et comment il a été impressionné par sa méthode technique et scientifique lors d'une conférence en 1979.
- Zündel décrit en détail le rôle crucial de Faurisson comme conseiller en chef et "metteur en scène" lors de ses deux grands procès pour "négationnisme" à Toronto en 1985 et 1988. C'est sur les conseils de Faurisson qu'il a engagé l'avocat Doug Christie et commandité le "Rapport Leuchter", qui est devenu une pièce maîtresse de sa défense et un document fondateur du révisionnisme. Malgré les condamnations, Zündel estime que ces procès ont été des victoires pour la cause révisionniste.
- Le témoignage de Zündel souligne le caractère transpolitique du révisionnisme : lui, un homme de droite admirateur d'Hitler, et Faurisson, un athée de gauche, unis par une même méthode et un même combat pour la liberté de recherche. Il présente Faurisson comme un homme d'une intégrité intellectuelle et éthique exceptionnelle, incarnant le principe d'"exactitude". Ce récit personnel vise à humaniser la figure du révisionniste et à montrer la solidarité au sein d'une communauté persécutée.
Biographie et présentation des auteurs révisionnistes
Il a vécu avec sa femme française dans la ville de Vichy depuis 1957. [...] Il est athée et apolitique.
- Une brève biographie de Robert Faurisson est fournie. Né en Angleterre en 1929 d'un père français et d'une mère écossaise, il est agrégé de lettres et docteur. Il a enseigné la littérature française à la Sorbonne et à l'Université de Lyon, où il a développé un enseignement sur la "Critique des textes et documents". Spécialiste de l'analyse textuelle d'auteurs difficiles (Rimbaud, Lautréamont), il a appliqué cette méthode à l'étude de l'Holocauste à partir de la fin des années 1970, ce qui lui a valu la perte de son poste d'enseignant.
- Le document présente également les notices biographiques des autres contributeurs et éditeurs du volume, tous des figures éminentes du révisionnisme international. On y trouve Arthur Butz (auteur de The Hoax of the Twentieth Century), Germar Rudolf (chimiste, auteur du Rudolf Report), Jürgen Graf (historien suisse exilé en Russie), Carlo Mattogno (chercheur italien), Fredrick Töben (directeur de l'Adelaide Institute, emprisonné en Allemagne), et Ernst Zündel. Chaque notice mentionne leurs qualifications académiques, leurs travaux révisionnistes majeurs et les persécutions judiciaires ou professionnelles qu'ils ont subies.
- Cette galerie de portraits vise à donner une légitimité intellectuelle au révisionnisme en mettant en avant les titres universitaires et les expertises scientifiques de ses partisans (ingénieurs, chimistes, historiens, linguistes). Elle construit une image de chercheurs courageux et compétents, injustement persécutés pour avoir cherché la vérité, en opposition à l'image de "négationnistes" ignorants ou mal intentionnés souvent véhiculée.
Publications et diffusion : la collection Holocaust Handbooks
« Ces analyses scientifiques sont parfaites. » — H. Westra, Fondation Anne Frank
- Les dernières pages du document sont consacrées à la promotion de la collection "Holocaust Handbooks", éditée par Germar Rudolf via Castle Hill Publishers. Cette série se présente comme une collection d'ouvrages scientifiques révisionnistes. Les volumes annoncés ou déjà parus sont décrits en détail, avec leurs arguments principaux et des extraits de critiques favorables, parfois attribuées de manière provocante à des institutions comme la Fondation Anne Frank.
- Les titres listés couvrent les principaux thèmes du révisionnisme : rapports techniques sur les chambres à gaz (Rudolf, Leuchter), analyses critiques des historiens orthodoxes (Graf sur Raul Hilberg), études spécifiques sur des camps (Majdanek, Stutthof), enquêtes sur la propagande de la Première Guerre mondiale (The First Holocaust), et des ouvrages méthodologiques (Lectures on the Holocaust). Cette liste illustre l'ampleur et la systématisation de la production littéraire révisionniste.
- La présentation de cette collection sert de conclusion pratique au document. Elle montre le révisionnisme comme un champ de recherche actif et structuré, disposant de son propre circuit d'édition et de diffusion, en dépit des obstacles légaux. Elle invite le lecteur à approfondir le sujet par lui-même, en lui proposant une bibliographie complète et cohérente, présentée comme le fruit d'un travail scientifique rigoureux et interdisciplinaire.
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