Hervé Ryssen Psychanalyse du judaïsme.pdf
Chapitre 1: Chapitre 1: La propagande planétarienne ............................. 6
Analyse critique de la propagande planétarienne et de la personnalité juive
La propagande planétarienne et l'unification forcée du monde
Un monde enfin unifié... Le mépris des cultures enracinées
- Ce chapitre introductif pose les bases d'une critique virulente de ce que l'auteur nomme la « propagande planétarienne ». Il s'agit d'un projet idéologique visant à unifier le monde sous une seule et même bannière, en effaçant les particularismes culturels et nationaux. L'auteur dénonce un processus d'homogénéisation forcée, où les cultures enracinées, c'est-à-dire celles qui sont profondément liées à un territoire et à une histoire, sont systématiquement méprisées et dévalorisées. Cette unification est présentée comme un projet totalitaire, car elle nie la diversité et la richesse des identités particulières. L'auteur suggère que cette propagande est diffusée par des élites mondialisées, notamment à travers les médias et le cinéma, qui imposent un modèle unique de pensée et de comportement. Le but ultime serait de créer un « citoyen du monde » déraciné, sans attache ni loyauté envers sa communauté d'origine, et donc plus facile à manipuler et à contrôler. Cette analyse sert de fondement à toute la démonstration qui suit, en établissant un lien entre cette propagande et le rôle spécifique attribué à certains groupes, notamment les intellectuels juifs.
- L'auteur développe ensuite l'idée que cette propagande s'accompagne d'une « entreprise de culpabilisation » systématique. Les nations occidentales, en particulier, sont accusées de tous les maux de l'histoire (colonialisme, impérialisme, racisme) et poussées à renier leur propre héritage. Cette culpabilisation a pour fonction de désarmer moralement les peuples et de les rendre réceptifs à l'idéologie cosmopolite. L'auteur établit un parallèle entre cette dynamique et le rôle de l'islam, qui serait instrumentalisé dans ce projet. Le cosmopolitisme, présenté comme une valeur positive, servirait en réalité à dissoudre les identités nationales et religieuses traditionnelles. L'auteur critique également le modèle américain, qu'il présente comme le vecteur principal de cette propagande, imposant sa culture de masse et ses valeurs à l'Europe et au reste du monde. Le cinéma « planétarien » est décrit comme un outil de conditionnement de masse, diffusant des images et des récits qui façonnent les consciences et normalisent ce nouvel ordre mondial. L'ensemble de cette analyse vise à démontrer que l'unification du monde n'est pas un processus naturel ou bénéfique, mais le résultat d'une manipulation délibérée.
La mission du peuple juif et le militantisme
Le militantisme juif... L'espérance messianique... Le vrai visage d'Israël
- Ce chapitre se concentre sur le rôle central attribué au peuple juif dans le projet de propagande planétarienne. L'auteur affirme que le « militantisme juif » est un moteur essentiel de cette dynamique. Il ne s'agit pas d'une simple participation, mais d'une impulsion décisive, motivée par une « espérance messianique » spécifique. Selon l'auteur, cette espérance, qui serait une caractéristique fondamentale de la pensée juive, ne se limiterait pas à une attente religieuse, mais se serait sécularisée en un projet politique de transformation radicale du monde. Ce projet viserait à instaurer un ordre universel, débarrassé des anciennes hiérarchies et des identités nationales, ce qui correspondrait à la vision d'un monde « enfin unifié » décrite précédemment. L'auteur suggère que cette ambition messianique, combinée à une grande capacité d'organisation et d'influence, pousse les militants juifs à agir dans tous les domaines de la société (politique, culture, médias) pour promouvoir leur agenda. Cette analyse est présentée comme une clé de compréhension essentielle pour décrypter les mécanismes de la propagande contemporaine.
- L'auteur poursuit en dévoilant ce qu'il appelle le « vrai visage d'Israël ». Il ne s'agit pas d'une critique de la politique de l'État d'Israël, mais d'une affirmation plus radicale : l'État d'Israël serait l'incarnation politique et géographique de ce projet messianique. Il serait le fer de lance de la lutte contre les identités nationales et les cultures enracinées, au nom d'un universalisme abstrait. L'auteur établit un lien direct entre l'identité juive et ce projet, suggérant que la diaspora juive, par sa loyauté envers Israël, participe activement à cette entreprise. L'identité juive elle-même est présentée comme étant intrinsèquement liée à cette mission de transformation du monde. L'auteur semble suggérer que les Juifs, en raison de leur histoire et de leur culture, seraient porteurs d'une vision particulière qui les pousserait à vouloir remodeler les sociétés selon leurs propres valeurs. Cette section est cruciale car elle établit une équivalence entre le judaïsme, le sionisme et le projet de propagande planétarienne, ce qui constitue le cœur de la thèse de l'ouvrage.
La personnalité juive : traits et caractéristiques
Les heures les plus sombres... La sensibilité juive... L'esprit d'entreprise
- Cette section de la deuxième partie se penche sur la psychologie et les traits de caractère attribués au peuple juif. L'auteur commence par évoquer « les heures les plus sombres », faisant probablement référence à la Shoah, mais il le fait dans une perspective qui semble minimiser ou relativiser la souffrance juive, ou plutôt l'utiliser comme un élément de la « sensibilité juive ». Cette sensibilité est décrite comme étant particulièrement aiguë, voire exacerbée, et serait un moteur de l'action juive dans le monde. L'auteur parle d'un « esprit d'entreprise » exceptionnel, qui aurait permis aux Juifs de réussir dans de nombreux domaines, notamment la finance, les médias et la culture. Ce succès est présenté comme « insolent », c'est-à-dire qu'il serait perçu comme une provocation par les autres peuples. L'auteur semble suggérer que cette réussite n'est pas le fruit du hasard ou du mérite individuel, mais le résultat d'une stratégie collective et d'une solidarité ethnique très forte. Cette analyse vise à pathologiser la réussite juive, en la présentant comme anormale et menaçante pour les autres communautés.
- L'auteur développe ensuite les concepts de « solidarité juive » et d'« ethnocentrisme ». La solidarité juive est présentée comme un réseau mondial, puissant et discret, qui permettrait aux Juifs de s'entraider et de promouvoir leurs intérêts communs, au détriment des autres groupes. L'ethnocentrisme juif, c'est-à-dire la tendance à considérer sa propre culture comme supérieure, serait un trait fondamental de la personnalité juive. L'auteur affirme que les Juifs auraient une « imagination fertile » et une « étonnante plasticité », c'est-à-dire une capacité à s'adapter à tous les environnements tout en conservant leur identité et leurs objectifs. Cette plasticité leur permettrait d'infiltrer toutes les sphères de la société et d'influencer les cultures d'accueil de l'intérieur. L'humour juif est également analysé comme un outil de défense et d'attaque, permettant de déstabiliser les non-Juifs et de diffuser des idées subversives. L'ensemble de ces traits dessine le portrait d'un groupe à la fois victime et puissant, doté d'une conscience aiguë de sa différence et d'une volonté farouche de la préserver et de l'imposer.
Les aspects négatifs de la personnalité juive
Le scandale... Le mépris du goy... L'esprit de vengeance... La rage de destruction
- Cette section, la plus ouvertement polémique et antisémite, se concentre sur les traits négatifs attribués au peuple juif. L'auteur parle de « scandale », de « mépris du goy » (terme hébreu désignant les non-Juifs, utilisé ici de manière péjorative), d'« esprit de vengeance », de « rage de destruction » et de « méchanceté ». Ces termes sont utilisés pour décrire une prétendue nature juive, fondamentalement hostile et destructrice envers les autres peuples. L'auteur affirme que les Juifs éprouveraient un mépris profond pour les non-Juifs, qu'ils considéreraient comme inférieurs. Ce mépris justifierait à leurs yeux toutes les manipulations et les tromperies. L'esprit de vengeance serait une caractéristique historique, remontant à l'Ancien Testament, et se manifesterait dans la volonté de punir les nations qui les ont persécutés. La « rage de destruction » est présentée comme une pulsion fondamentale, qui pousserait les Juifs à vouloir détruire les sociétés traditionnelles et les valeurs qui les fondent. Cette analyse est une reprise des pires stéréotypes antisémites, visant à diaboliser le peuple juif et à le présenter comme une menace existentielle pour l'humanité.
- L'auteur conclut cette section en parlant de la « haine des autres ». Il affirme que les Juifs, malgré leur discours universaliste, seraient en réalité animés par une haine profonde de tout ce qui n'est pas juif. Cette haine serait le moteur caché de leur action politique et culturelle. L'auteur suggère que le projet de propagande planétarienne, loin d'être un projet d'émancipation et d'universalisme, est en réalité un projet de domination et de destruction, inspiré par cette haine. Cette analyse vise à retourner l'accusation de racisme et de haine contre les Juifs eux-mêmes. En présentant les Juifs comme les véritables racistes et les véritables destructeurs, l'auteur cherche à délégitimer toute critique de l'antisémitisme et à justifier sa propre haine. Cette section est le point culminant de la démonstration, où l'auteur dévoile ouvertement sa vision du monde, fondée sur une théorie du complot antisémite classique, qui attribue tous les maux de la société à une prétendue conspiration juive mondiale.
Chapitre 2: Chapitre 2: L'antisémitisme ....... ......................................... 202
Analyse Psychanalytique du Judaïsme et de l'Antisémitisme
L'Antisémitisme : Une Pathologie Inexplicable
Inexplicable antisémitisme
- L'ouvrage aborde l'antisémitisme comme un phénomène fondamentalement irrationnel et inexplicable par les seules causes historiques ou sociales. L'auteur, Hervé Ryssen, semble rejeter les explications traditionnelles qui tentent de justifier la haine des Juifs par des facteurs économiques, religieux ou politiques. Il postule plutôt que l'antisémitisme est une pathologie psychique collective, une forme de folie qui échappe à la logique et à la raison. Cette approche suggère que les persécutions subies par le peuple juif à travers l'histoire ne peuvent être comprises qu'en analysant les mécanismes psychologiques profonds qui animent l'antisémite. L'auteur insiste sur le caractère inexplicable de cette haine, la présentant comme une énigme qui défie toute tentative de rationalisation. Cette perspective ouvre la voie à une analyse psychanalytique de l'antisémite lui-même, plutôt que de se concentrer uniquement sur les caractéristiques de sa victime. Le texte suggère que l'antisémitisme est une constante historique qui transcende les époques et les sociétés, ce qui renforce l'idée qu'il s'agit d'une manifestation pathologique inhérente à la psyché humaine.
Les Juifs et le Communisme : Une Association Calomnieuse
Les juifs et le communisme
- Cette section examine la relation historique et mythique entre les Juifs et le communisme, une association souvent utilisée par les antisémites pour diaboliser le peuple juif. L'auteur analyse comment cette accusation a été instrumentalisée pour justifier la persécution des Juifs, en les présentant comme les instigateurs d'un complot mondial visant à détruire les sociétés traditionnelles. Le texte explore les racines de cette calomnie, qui trouve ses origines dans les Protocoles des Sages de Sion et d'autres écrits antisémites. L'auteur semble déconstruire ce mythe en montrant que l'implication de certains Juifs dans les mouvements révolutionnaires était une réponse à leur exclusion sociale et à leur oppression, plutôt qu'une preuve d'une conspiration. Il examine également comment cette association a été utilisée pour diviser les mouvements ouvriers et détourner la colère populaire vers un bouc émissaire. L'analyse met en lumière la manière dont les antisémites utilisent des faits historiques partiels pour construire un récit fallacieux qui sert leurs objectifs idéologiques. Cette section contribue à la thèse générale selon laquelle l'antisémitisme est une construction paranoïaque qui projette sur les Juifs les peurs et les angoisses de la société.
La Paranoïa et la Folie Antisémite
La paranoïa antisémite
- L'auteur consacre une partie importante de son analyse à la description de la psychopathologie de l'antisémite, en utilisant les outils de la psychanalyse. Il diagnostique chez l'antisémite une forme de paranoïa caractérisée par des délires de persécution, des idées de grandeur et une incapacité à distinguer la réalité de la fiction. Le texte explore comment le mécanisme de projection joue un rôle central dans cette pathologie : l'antisémite attribue aux Juifs ses propres pulsions refoulées, ses désirs inavouables et ses sentiments d'infériorité. La "folie antisémite" est présentée comme une forme de psychose collective qui permet à l'individu de maintenir une cohérence psychique en externalisant ses conflits internes. L'auteur examine également les aspects obsessionnels de cette folie, où la figure du Juif devient une obsession qui structure toute la pensée du sujet. Cette analyse psychopathologique vise à montrer que l'antisémitisme n'est pas une simple opinion politique ou une croyance religieuse, mais une véritable maladie mentale qui nécessite un traitement thérapeutique. Le texte suggère que la compréhension de cette pathologie est essentielle pour pouvoir la combattre efficacement.
La Névrose Juive : L'Inversion des Rôles
L'inversion des rôles
- Dans cette partie, l'auteur opère un renversement de perspective en analysant la "névrose juive" comme une conséquence directe de l'antisémitisme. Il examine comment des siècles de persécution et de discrimination ont façonné la psyché collective du peuple juif, créant des traits de caractère spécifiques et des mécanismes de défense particuliers. L'"inversion des rôles" fait référence à la manière dont les Juifs, victimes de la haine, sont souvent accusés d'être eux-mêmes les auteurs de cette haine. L'auteur explore le "complexe d'infériorité" qui peut résulter de l'oppression, ainsi que la "haine de soi" que certains Juifs peuvent développer en intériorisant les stéréotypes antisémites. Il examine également le phénomène des suicides parmi les Juifs, le présentant comme une conséquence tragique de cette pression psychologique constante. Cette analyse ne vise pas à blâmer les victimes, mais à comprendre les mécanismes psychologiques complexes qui se développent dans une communauté persécutée. L'auteur semble suggérer que la libération des Juifs passe par une prise de conscience de ces mécanismes et par un travail thérapeutique collectif.
Psychanalyse du Judaïsme : Le Père Distant et le Parricide Freudien
Le parricide freudien
- Cette section propose une analyse psychanalytique du judaïsme lui-même, en utilisant les concepts freudiens pour comprendre la structure psychique de la religion juive. L'auteur examine la figure du "père distant" dans le judaïsme, faisant référence à la conception d'un Dieu transcendant et inaccessible. Il explore ensuite le "parricide freudien", c'est-à-dire la tentative de Sigmund Freud de tuer symboliquement le père en développant une théorie qui remet en cause les fondements de la religion et de l'autorité patriarcale. Le texte analyse le "ressentiment freudien" comme une motivation profonde de la psychanalyse, présentant cette dernière comme une révolte contre le judaïsme traditionnel. L'auteur examine également les liens entre le hassidisme, la Kabbale et la psychanalyse, suggérant que Freud a puisé dans les traditions mystiques juives pour élaborer sa théorie. Cette analyse vise à montrer que la psychanalyse est une expression de la modernité juive, une tentative de séculariser et de rationaliser les concepts religieux traditionnels. Le texte explore comment Freud a utilisé sa propre identité juive pour développer une théorie universelle de l'esprit humain.
L'Inceste, le Féminisme et la Bisexualité Freudienne
L'inceste
- L'auteur examine les thèmes controversés de l'inceste, du féminisme et de la bisexualité dans l'œuvre de Freud, en les reliant à ses origines juives. Il analyse comment la théorie freudienne de la sexualité infantile et du complexe d'Œdipe peut être interprétée comme une expression des tensions familiales dans la culture juive traditionnelle. Le texte explore la manière dont Freud a abordé le féminisme, en examinant sa théorie de l'envie du pénis et son concept de la féminité comme un "continent noir". L'auteur suggère que la bisexualité freudienne reflète une certaine ambivalence sexuelle qui serait caractéristique de la psyché juive. Il examine également le concept d'"énergie libidinale" et comment Freud l'a utilisé pour expliquer la créativité culturelle et la civilisation. Cette analyse vise à montrer que les théories freudiennes les plus controversées sont enracinées dans l'expérience juive de la diaspora et de la marginalité. Le texte suggère que la psychanalyse est une tentative de comprendre et de surmonter les conflits psychiques qui découlent de cette expérience historique particulière.
Freud et l'Universel : Les Juifs et l'Humanité
Freud et 1 'universel
- Cette section examine la tension entre le particularisme juif et l'universalisme dans l'œuvre de Freud. L'auteur analyse comment Freud, en tant que Juif assimilé, a cherché à créer une théorie psychologique qui soit universellement valable, tout en restant profondément marquée par ses origines juives. Le texte explore la manière dont la psychanalyse a été utilisée pour comprendre les "caves et sous-sols de la civilisation", c'est-à-dire les pulsions refoulées et les désirs inconscients qui sous-tendent la culture humaine. L'auteur examine la contribution des Juifs à l'humanité, en suggérant que leur position marginale leur a permis de développer une perspective unique sur la condition humaine. Il analyse comment Freud a tenté de dépasser les limites de sa propre identité juive pour atteindre une compréhension universelle de l'esprit humain. Cette section aborde également la question de l'assimilation et de l'intégration des Juifs dans les sociétés modernes, en examinant les défis psychologiques que cela implique. Le texte suggère que la psychanalyse représente une tentative de synthèse entre la tradition juive et la modernité occidentale.
La Libération des Juifs : Thérapies et Émancipation
L'émancipation du judaïsme
- La dernière partie de l'ouvrage est consacrée aux possibilités de "libération" du peuple juif, tant sur le plan psychologique que social. L'auteur examine différentes "thérapies" qui pourraient permettre aux Juifs de surmonter les traumatismes historiques et les névroses collectives qui les affectent. Il explore la notion d'"émancipation du judaïsme", c'est-à-dire la possibilité pour les Juifs de se libérer des chaînes psychiques de l'oppression et de la persécution. Le texte suggère que cette libération passe par une prise de conscience des mécanismes psychologiques qui ont été intériorisés au cours des siècles de diaspora. L'auteur examine également le rôle de l'État d'Israël dans ce processus de guérison collective, en le présentant comme une tentative de créer un espace où les Juifs peuvent reconstruire leur identité de manière autonome. Cette section aborde la question de la thérapie individuelle et collective, en suggérant que la psychanalyse peut jouer un rôle important dans ce processus de libération. Le texte se termine sur une note d'espoir, en suggérant que la compréhension des mécanismes psychologiques de l'antisémitisme et de la névrose juive peut ouvrir la voie à une véritable émancipation.
en-têtes (partie 1)
Psychanalyse du judaïsme : Une critique radicale du messianisme et de la psyché juive
Le messianisme juif et l'idéal planétarien
Le judaïsme n'est pas seulement une religion. C'est aussi un projet politique fondé sur une idée dominante : la disparition des frontières, l'unification de la terre, et l'instauration d'un monde de « paix ».
- L'ouvrage s'ouvre sur une thèse centrale : le judaïsme, au-delà de sa dimension religieuse, constitue un projet politique visant à l'instauration d'un empire global. Selon l'auteur, cette aspiration se manifeste de deux manières : chez les juifs religieux, elle se confond avec l'attente fébrile d'un Messie qui restaurera le royaume de David ; chez les juifs non-croyants, elle prend la forme d'un militantisme politique en faveur d'utopies mondialistes, comme le communisme ou le libéralisme démocratique. L'auteur affirme que cette homogénéité de pensée, observable à travers les époques et les nationalités, est le fruit d'une séculaire attente messianique. Les intellectuels juifs, qu'ils soient athées ou croyants, travailleraient sans relâche à l'édification d'une société multiculturelle, préfiguration de l'Empire global de demain, à travers une propagande médiatique incessante. Cette « mission » du peuple juif serait de préparer la restauration du Royaume de David sur les ruines des autres nations, un objectif que l'auteur juge profondément problématique.
- L'auteur développe l'idée que le peuple juif est un « peuple de prêtres » et de propagandistes, dont la mission n'est pas de convertir au judaïsme, mais d'amener les autres peuples à renier leur propre religion, leur race, leur identité et leurs traditions au nom de l'humanité et des droits de l'homme. Cette entreprise de déracinement est présentée comme une condition nécessaire à la construction de l'Empire global, qui ne pourrait se bâtir qu'avec les « résidus des grandes civilisations ». L'auteur cite des intellectuels comme Edgar Morin et Jacques Attali pour illustrer cette vision cosmopolite. Morin, par exemple, appelle à une « confédération planétaire » et à une « citoyenneté planétaire », tandis qu'Attali prophétise un monde sans frontières dominé par une « hyperclasse » de nomades. L'auteur voit dans ces discours une interprétation laïque des anciennes prophéties hébraïques, où la « Terre patrie » ou la « Terre promise » deviennent des objectifs politiques concrets.
- L'auteur analyse le mépris affiché par les intellectuels cosmopolites pour les cultures enracinées, en prenant l'exemple de Guy Konopnicki. Ce dernier rejette avec virulence le « culte du terroir », les « vertus paysannes » et le « bon sens populaire », qu'il assimile à l'idéologie de Vichy. Konopnicki fustige la France « profonde », qu'il juge frileuse, réactionnaire et incapable de s'adapter à la modernité. Il critique également l'épargne des Français, qu'il oppose à l'investissement et au goût du risque. L'auteur souligne que ce dégoût ne se limite pas à la France, mais s'étend à toutes les cultures européennes, jugées inférieures au modèle cosmopolite. Konopnicki exprime une préférence marquée pour le « brassage » des populations et la société multiraciale, qu'il considère comme une évolution irréversible et bénéfique. L'auteur interprète cette position comme une manifestation de l'idéologie planétarienne, qui vise à dissoudre les identités nationales pour mieux imposer un monde unifié.
- L'apologie de l'immigration est présentée comme une constante du discours planétarien. L'auteur cite Alain Minc, qui minimise l'ampleur du phénomène et accuse les Français de « paranoïa collective ». Minc affirme que l'immigration est une chance pour la France et qu'il n'existe pas de « problème de l'immigration », mais seulement un « drame des ghettos ». Il propose des solutions comme la discrimination positive et la multiplication des lieux de culte musulmans. L'auteur souligne le « culot phénoménal » (houtzpah) de ces intellectuels, qui n'hésitent pas à proférer des contre-vérités pour faire avancer leur agenda. Il cite également Jack Lang et Jacques Derrida, qui nient l'augmentation de l'immigration. L'auteur voit dans cette propagande une tentative de retirer aux peuples européens l'idée même de se défendre, en présentant l'immigration comme un phénomène inéluctable. Cette inclination est présentée comme le reflet d'un discours prophétique, où tout ce qui est « écrit » doit fatalement arriver.
- L'entreprise de culpabilisation des Européens est un autre thème majeur. L'auteur cite Edgar Morin, qui dénonce la « barbarie d'une Europe occidentale » et le nazisme comme son « stade ultime ». Viviane Forrester, dans Le Crime occidental, accuse les Européens de spoliations, de carnages et de génocides. Bernard-Henri Lévy affirme que l'Europe est « potentiellement criminelle ». L'auteur évoque également Michael Moore, qui exprime une haine féroce contre l'homme blanc, l'accusant de tous les maux de la planète. Cette culpabilisation systématique, selon l'auteur, vise à ruiner tous les sentiments d'appartenance ethnique, nationale ou religieuse chez les Européens. La Seconde Guerre mondiale est utilisée comme un terreau fertile pour cette nouvelle historiographie, avec des figures comme Elie Wiesel qui dénoncent la « lâcheté » des Alliés face à la Shoah. L'auteur conclut que cette mémoire infinie, ce « travail interminable », est présenté comme le devoir de toutes les nations, une nouvelle religion des temps modernes.
L'islam, le modèle américain et la propagande cinématographique
L'islam est en effet maintenant la principale force qui s'oppose au judaïsme, tant et si bien que les intellectuels planétariens, qui encouragent l'immigration de manière frénétique dans les pays européens depuis des décennies, ne cessent aujourd'hui de nous mettre en garde contre le danger de l'islam radical qui les menace directement.
- L'auteur analyse la position ambivalente des intellectuels cosmopolites vis-à-vis de l'islam. Après avoir encouragé l'immigration massive en Europe, ils se tournent désormais contre l'islam radical, qu'ils présentent comme un nouveau fascisme. Pascal Bruckner appelle à une réforme de l'islam, similaire à celle qu'a subie le catholicisme. L'auteur cite un dialogue entre Bernard Kouchner et Daniel Cohn-Bendit, où ils expriment leur crainte de l'islam et appellent à le « neutraliser » comme on a neutralisé le catholicisme. Kouchner propose de construire des mosquées pour mieux intégrer les musulmans, tandis que Cohn-Bendit soutient l'intervention américaine en Irak. L'auteur voit dans cette stratégie une volonté de dissoudre la force interne de l'islam, après avoir affaibli la religion traditionnelle européenne. Il souligne que les intellectuels cosmopolites, tout en prônant l'immigration, n'hésitent pas à pousser à la guerre contre les régimes qui menacent Israël ou les intérêts juifs.
- L'auteur examine le soutien des intellectuels cosmopolites au modèle américain, qu'il compare à leur ancien engouement pour le communisme. Il cite Mario Vargas Llosa, qui est passé du marxisme au libéralisme, et qui défend la mondialisation et le « Grand Mélange ». Edgar Morin voit dans le rêve américain un « patrimoine inaliénable des peuples ». Bernard-Henri Lévy affirme que la machine européenne doit « fracturer, pulvériser et nécroser les identités nationales ». L'auteur souligne que le modèle américain incarne l'idéal du déracinement cosmopolite et de la société multiraciale, ce qui explique l'enthousiasme de ces intellectuels. Guy Konopnicki voit dans l'américanisation la fin des peurs liées à l'immigration et l'avènement d'une culture mondiale. André Glucksmann établit un parallèle entre l'anti-américanisme et l'antisémitisme. L'auteur conclut que les États-Unis sont perçus comme la « patrie du judaïsme mondial », un bastion de la liberté d'entreprendre et de la puissance juive.
- L'auteur consacre une section importante à l'analyse de la propagande cinématographique, qu'il qualifie de « planétarienne ». Il affirme que le cinéma est utilisé pour célébrer les vertus de la démocratie multiculturelle et du métissage, tout en diabolisant les Blancs et les chrétiens. Il analyse de nombreux films, comme Love Field, Men in Black, Les Larmes du soleil ou Le Jour d'après, qui promeuvent l'antiracisme et l'ouverture à l'autre. Il souligne que les Blancs y sont souvent dépeints comme racistes, stupides ou méchants, tandis que les Noirs et les autres minorités sont présentés comme des victimes ou des héros. L'auteur voit dans cette production une tentative de formater les esprits et de faire accepter l'idée d'une société multiraciale. Il dénonce également l'apologie de l'homosexualité dans des films comme In and Out, qu'il considère comme une attaque contre la cellule familiale traditionnelle.
- L'auteur analyse la charge antichrétienne du cinéma planétarien, où les chrétiens sont souvent représentés comme des bigots, des intolérants, des violeurs ou des assassins. Il cite des films comme La Nuit du chasseur, Le Cardinal, La Dernière Tentation du Christ ou Priest, qui dépeignent le clergé catholique sous un jour négatif. Il mentionne également des films comme Cape Fear ou Alien 3, où les personnages chrétiens sont des psychopathes. L'auteur voit dans cette production une volonté de salir la religion chrétienne et de saper son influence. Il oppose cette représentation à celle de la communauté juive, qui est souvent présentée comme injustement persécutée. Il cite des films comme Un violon sur le toit ou Le Pianiste, qui mettent en scène la vie des juifs et leur souffrance. L'auteur conclut que cette propagande cinématographique est un outil puissant pour façonner l'opinion publique et faire accepter l'idéologie cosmopolite.
La mission du peuple juif et l'espérance messianique
Le peuple juif, en effet, a une « mission » à accomplir. Le militantisme juif [...] est un peuple de propagandistes, ou un « peuple de prêtres », comme le dit le philosophe Jacob Leib Talmon, qui exprime aussi cette idée d'une mission que le peuple juif doit accomplir.
- L'auteur approfondit l'idée que le peuple juif a une « mission » à accomplir, qui se manifeste par un militantisme incessant. Il cite Albert Memmi, qui reconnaît que la judéité est « beaucoup plus présente qu'on ne le croit » dans la pensée des juifs. L'auteur affirme que cette propagande est motivée par une finalité religieuse : l'instauration de l'Empire global. Il cite Françoise Giroud, qui décrit Jean-Jacques Servan-Schreiber comme un « chef de guerre » dont la vie est un combat. Il mentionne également Bernard Kouchner, qui se voit comme un « prêtre » et qui propose une « sécurité sociale mondiale ». L'auteur souligne que cette agitation frénétique, ce bourdonnement incessant autour de la planète, est une caractéristique de l'esprit cosmopolite. Il cite Elie Wiesel, qui affirme que la littérature doit « déranger » et « perturber ». L'auteur voit dans cette volonté de déranger une manifestation de la mission divine que les intellectuels juifs s'attribuent.
- L'auteur explore le concept d'« espérance messianique » comme le ferment intellectuel de la pensée planétarienne. Il cite Emmanuel Levinas, qui explique que les prophéties hébraïques promettent un monde sans frontières, unifié et sans inégalités sociales. L'auteur voit dans cette vision la source du marxisme et de l'idéologie planétarienne moderne. Il cite Gershom Scholem, qui explique que le messianisme juif est une source d'espérance mais aussi d'insatisfaction permanente. Scholem distingue deux courants : le messianisme apocalyptique, qui annonce des cataclysmes, et le messianisme utopique, qui promet un monde de paix. L'auteur souligne que l'attente du Messie a pris la forme d'une foi dans le progrès, qui a inspiré les saint-simoniens et les révolutionnaires. Il conclut que l'activisme des intellectuels juifs est une tentative de « hâter la fin » et de préparer la venue du Messie.
- L'auteur examine le rôle de la Kabbale dans la transformation du messianisme. Il explique que la Kabbale, un courant mystique du judaïsme, a donné au messianisme un aspect plus actif. Isaac Luria Ashkenazi a développé l'idée que la rédemption est un processus historique, et que chaque juif a pour mission de « recueillir les étincelles divines » dispersées dans le monde. L'auteur cite Franz Rosenzweig, qui affirme que le juif doit « unifier Dieu » par ses actes. Cette idée transforme le Messie en un symbole de l'achèvement de l'œuvre de réparation, et le peuple d'Israël tout entier devient le Messie. L'auteur souligne que ce messianisme progressiste n'a pas totalement éclipsé le messianisme apocalyptique, qui prévoit des cataclysmes et des guerres. Il cite Jacques Attali, qui évoque la possibilité que les « folies juives » puissent déclencher l'Apocalypse. L'auteur voit dans cette ambivalence une tension permanente au sein du judaïsme.
- L'auteur dévoile ce qu'il appelle le « vrai visage d'Israël » à travers l'analyse des écrits d'Isaac Abravanel, un exégète juif du XVe siècle. Il montre que l'idée de vengeance est très présente dans l'eschatologie juive. Abravanel commente les prophéties de Zacharie, Daniel et Ezéchiel, qui annoncent la destruction des nations qui ont opprimé Israël, en particulier la chrétienté (Edom) et l'islam (Ismaël). Il affirme que le royaume d'Israël sera le « charpentier qui détruira Rome » et que la vengeance s'exercera « le jour du jugement ». L'auteur cite des passages où Abravanel prédit que « rien ne survivra de la maison d'Esaü » et que le trône divin ne sera établi qu'après l'extermination de la descendance d'Esaü. Il conclut que le monde de « paix » promis par les prophètes est en réalité un monde où Israël domine les autres nations, après les avoir vaincues. Cette vision, selon l'auteur, nourrit un ressentiment puissant et un immense orgueil chez les juifs.
- L'auteur conclut en citant des romans et des témoignages qui illustrent la mentalité messianique et le sentiment de supériorité du peuple juif. Il cite Flammes juives de Camille Marbo, où un personnage déclare : « Israël doit gouverner le monde ». Il cite également Quand Israël aima de Pierre Paraf, où un personnage affirme que les juifs doivent « changer de costume et de nom » pour mieux répandre leurs enseignements, avant de pouvoir « arborer avec orgueil le vrai visage d'Israël ». L'auteur voit dans ces textes la confirmation de sa thèse : les juifs avancent masqués, animés par une foi absolue dans leur destin et un profond mépris pour les goys. Il cite Joseph Roth, qui écrit que le mépris du juif pour le non-croyant est « mille fois plus grand que celui qui peut l'atteindre ». L'auteur conclut que la présentation du peuple juif comme un peuple persécuté n'est qu'un masque, et que son véritable objectif est la domination mondiale.
en-têtes (partie 2)
Psychanalyse du judaïsme : Identité, Mentalité et Messianisme
L'identité juive : une singularité paradoxale
« Au bout de trois mille cinq cents ans, on n'arrive toujours pas à définir ceux qui en font partie et ceux qui n'en font pas partie. »
- Le texte explore la complexité de l'identité juive, la présentant comme un paradoxe fondamental. Il souligne que cette identité ne se réduit pas à la religion, puisque des juifs athées continuent de se revendiquer comme membres du peuple élu. L'auteur cite Jacob Leib Talmon pour affirmer qu'il existe une « manière de penser, de sentir et de se comporter » spécifiquement juive, une singularité qui transcende les croyances individuelles. Cette identité est définie par un critère de filiation matrilinéaire : est juif celui qui est né d'une mère juive, ou qui a adopté la religion hébraïque, indépendamment de sa pratique. Cette définition, basée sur le « sang » ou l'adoption d'un destin commun, crée une appartenance indélébile qui persiste même en cas de conversion à une autre religion, souvent pratiquée en secret.
- L'ouvrage met en lumière le sentiment de solidarité transnationale qui unit les juifs du monde entier, une parenté jugée plus profonde que celle liant des citoyens d'un même pays. Elie Wiesel est cité pour illustrer cette idée : un juif n'est jamais seul, car il appartient à une communauté dont la quête et la mémoire sont partagées. Cette solidarité se manifeste par une réaction viscérale à toute humiliation d'un coreligionnaire, où qu'il se trouve. L'auteur établit un parallèle avec le port du voile chez certaines musulmanes, suggérant que certains intellectuels juifs « portent le masque » d'une identité nationale d'emprunt tout en conservant leur judéité et leur attachement à Israël. Cette ambivalence est présentée comme une caractéristique centrale de l'esprit juif.
- Le texte examine la tendance historique des juifs à vivre en communauté fermée, parfois même en réclamant le droit de s'enfermer dans des ghettos pour préserver la pureté du peuple. Elie Wiesel relate son expérience personnelle, où le port de l'étoile jaune et la création du ghetto sont perçus non comme une humiliation, mais comme un retour aux sources médiévales et un soulagement d'être « entre Juifs ». L'auteur cite également Franz Kafka pour illustrer le fossé séparant les communautés juive et chrétienne dans l'Empire austro-hongrois, où les juifs ne côtoyaient que des juifs. Cette tendance au repli identitaire est expliquée par les concepts d'« Ahavat Israël » (amour du peuple juif) et d'« Ahdout Israël » (unité d'Israël), qui sous-tendent la vision des juifs comme des étrangers vivant parmi les autres nations.
- Le souci obsessionnel de la pureté raciale est illustré par le refus obstiné des mariages mixtes, considéré comme une tragédie équivalente à la mort de l'enfant. L'auteur cite des exemples littéraires et historiques, comme le roman Flammes juives de Camille Marbo, où un fils rassure sa mère en affirmant qu'il n'épousera jamais une femme non-juive. Il mentionne également le film Un Violon sur le toit et le cas du gangster Arnold Rothstein, dont le père a prononcé le kaddish (prière des morts) après son mariage avec une non-juive. L'auteur souligne que l'État d'Israël lui-même n'admet pas les mariages mixtes et impose des clauses restrictives aux travailleurs étrangers, interdisant tout contact sexuel avec des Israéliennes. Cette politique est présentée comme un « paradoxe » de l'esprit judaïque, qui prône l'antiracisme pour les autres tout en maintenant un discours profondément raciste pour sa propre communauté.
Le messianisme juif et la mission du peuple élu
« L'élection juive, pour moi... n'est pas privilège mais mission. Le rôle du peuple juif... est d'ouvrir, pour tous les peuples, les portes invisibles et sacrées qu'illumine l'étoile de la Rédemption. »
- Le texte développe l'idée que le peuple juif a une mission à accomplir, un rôle messianique qui le distingue des autres nations. Disséminés sur toute la terre, les juifs revendiquent la nationalité de leur pays d'accueil tout en conservant leur judéité et leur attachement à Israël. Cette double appartenance est présentée comme une forme d'ambivalence constitutive de l'esprit juif. L'auteur cite Bernard-Henri Lévy, qui se définit comme un « juif de la Galout » (diaspora) et un « juif universaliste », dont l'élection est une mission visant à ouvrir les portes de la Rédemption pour tous les peuples. Cette conception est ancrée dans la pensée de Franz Rosenzweig, pour qui le peuple juif est un « éternel voyageur enraciné dans le temps et dans la loi », sans attaches territoriales.
- L'ouvrage explore la notion de « patrie portative » qu'est la Torah, une loi qui a façonné l'esprit juif de manière uniforme à travers les siècles et les continents. Bernard Lazare est cité pour décrire comment cette loi minutieuse et tatillonne a « façonné la cervelle du Juif », créant une uniformité de pensée de Séville à New York. Mark Zborowski confirme cette idée en soulignant que, partout dans le monde, les élèves méditent sur les mêmes textes, forgeant une chaîne indestructible entre le passé et le présent. Cette uniformité se retrouve dans les écrits des intellectuels juifs d'hier et d'aujourd'hui, qui partagent une même vision du monde et une même conception du temps, où les cloisons sont floues.
- Le texte examine la relation complexe entre les intellectuels juifs cosmopolites et les nations d'accueil. Il souligne le double discours de figures comme Bernard-Henri Lévy, qui, tout en se déclarant « juif et français, juif et aimant la France », affirme que son identité profonde est exclusivement juive. L'auteur cite Lévy pour qui la terre, le lieu de naissance, n'a aucune importance pour les juifs, qui ne sont attachés qu'à leur loi. Cette prédisposition à changer de pays et à s'adapter aux mœurs locales, tout en conservant leur spécificité, est présentée comme une caractéristique fondamentale. Le texte oppose ce cosmopolitisme juif au patriotisme des « petits Blancs » européens, dont les inquiétudes face à l'immigration sont qualifiées de « paranoïa » ou de « racisme ».
- L'auteur conclut cette section en soulignant le mépris affiché par certains intellectuels juifs pour l'identité des non-juifs. Il cite Guy Konopnicki, qui s'indigne qu'on lui reproche de n'être pas un descendant des Gallo-Romains, et lui répond ironiquement qu'il faut autant de générations pour être français qu'il en faut à un intellectuel juif pour quitter le judaïsme. Cette insolence est présentée comme un trait caractéristique de la « houtzpah » juive, un aplomb extraordinaire qui autorise à renverser les vérités établies. Le texte suggère que ce comportement, perçu comme une provocation, a toujours exacerbé un antisémitisme latent.
La mentalité cosmopolite : traits de caractère et solidarité
« Le Juif est certainement doué mieux que tout autre pour réussir... Il est froid, calculateur, énergique et souple, persévérant et patient, lucide et exact. »
- Le texte décrit les traits de caractère spécifiques que les « peintres du judaïsme » ont notés à travers les époques. Il affirme que l'esprit des juifs est formé dès le plus jeune âge par la lecture des mêmes textes, ce qui crée une uniformité de pensée. Bernard Lazare est cité pour décrire comment la loi, devenue le lien d'Israël après la destruction de Jérusalem, a façonné la cervelle du Juif de manière identique partout dans le monde. Cette uniformité se manifeste par une même manière de juger, de sentir et de penser, créant un « moule uniforme » qui transcende les frontières géographiques et temporelles.
- L'ouvrage aborde la propension des juifs à se présenter comme une nation toujours persécutée, un « lamento victimaire » que Shmuel Trigano déplore. L'auteur soutient que ce travers n'est pas une conséquence de l'Holocauste, mais une disposition permanente de la mentalité hébraïque. Il cite des témoignages d'Elie Wiesel et de Samuel Pisar sur les horreurs des camps, mais suggère que cette sensiblerie peut faire oublier les souffrances d'autres victimes. Le texte met en lumière une certaine forme d'égocentrisme et une tendance à la « jérémiade » qui serait caractéristique de la communauté juive.
- Le texte examine la capacité des juifs à s'enrichir rapidement, un trait qui a toujours suscité jalousie et antisémitisme. Il cite Bernard Lazare pour expliquer que le juif est « doué mieux que tout autre pour réussir » grâce à une éducation séculaire au commerce et à la finance. L'auteur mentionne l'ascension prodigieuse des Rothschild et la puissance des financiers juifs aux États-Unis, où ils composent la moitié des milliardaires. Il évoque également les opportunités saisies par les juifs dans l'Allemagne d'après-guerre et la Russie post-soviétique, où ils ont profité du chaos pour accumuler des fortunes colossales. Cette âpreté au gain est présentée comme une conséquence de la pratique séculaire de l'usure et de l'esprit du Talmud.
- L'ouvrage met en lumière la solidarité juive, ou « Ahavat Israël », qui se manifeste dans tous les domaines, de l'embauche à la défense judiciaire. Il cite l'exemple de Françoise Giroud, qui a bénéficié de l'aide de Pierre Lazareff, et de Jean-Jacques Servan-Schreiber, qui a entouré son journal L'Express de membres de sa famille et de coreligionnaires. Le texte souligne que cette solidarité a une finalité politique, comme la promotion de Pierre Mendès France. Il évoque également les affaires judiciaires, comme l'affaire Dreyfus, l'affaire Rosenberg et l'affaire Pierre Goldman, où la communauté juive s'est mobilisée pour défendre ses membres, souvent accusés à tort selon l'auteur. Cette solidarité est présentée comme un réflexe communautaire visant à protéger la judaïté menacée.
L'ethnocentrisme et la sensibilité juive
« L'humanité a besoin du judaïsme, en a et en aura besoin encore jusqu'à la fin des temps, parce qu'il est l'incarnation la plus significative... d'une des plus hautes aspirations de l'esprit. »
- Le texte explore l'ethnocentrisme juif, qui se manifeste par un orgueil affiché pour les succès des coreligionnaires dans les domaines de la culture et de la science. L'auteur cite Guy Konopnicki, qui exalte le foisonnement culturel du Berlin de la République de Weimar et de la Russie révolutionnaire, attribuant implicitement ces âges d'or aux artistes juifs. Alfred Grosser est également cité pour souligner la contribution des « citoyens allemands de confession israélite » à la vie culturelle et scientifique de l'Allemagne. Cette tendance à s'attribuer le mérite des civilisations est présentée comme une forme de solidarité ethnique exacerbée.
- L'ouvrage examine la sensibilité juive, caractérisée par une propension aux larmes et à la lamentation. Il cite l'étude anthropologique de Mark Zborowski, qui décrit comment, dans les shtetls, pleurer est une arme loyale et un moyen d'expression normal. Les larmes sont valorisées lors des offices religieux, des mariages et des enterrements. L'auteur mentionne également Joseph Roth, qui décrit les démonstrations bruyantes de douleur lors des enterrements juifs, où les femmes parcourent les rues en criant leur chagrin. Cette extériorisation de la souffrance est présentée comme une tradition profondément ancrée.
- Le texte aborde la bonté intrinsèque que les intellectuels juifs s'attribuent. Elie Wiesel est cité pour affirmer que les rescapés juifs n'ont pas cherché à se venger de leurs bourreaux, faisant preuve d'une « absence de violence » et d'une « grandeur d'âme » toute particulière. L'auteur mentionne également Marek Halter, pour qui un homme, en faisant du bien, peut sauver toute l'humanité. Cette compassion s'étend à toutes les créatures, comme l'illustre Isaac Bashevis Singer, dont le personnage Jacob éprouve un sentiment de meurtre en tuant un serpent. L'écrivain Albert Cohen est cité pour décrire l'amour de sa mère pour toutes les mouches, à l'image de l'amour de Dieu pour toutes ses créatures.
- L'ouvrage conclut cette section en affirmant que les juifs se considèrent comme « indispensables » à la civilisation. Jacques Attali est cité pour expliquer que le peuple juif a joué le rôle du nomade créant des richesses pour le sédentaire, et que « le malheur du peuple juif est un malheur pour tous les hommes ». Martin Buber est également cité pour affirmer que l'humanité a besoin du judaïsme jusqu'à la fin des temps. Cette vision, qui place le peuple juif au centre de l'humanité, est présentée comme un point de vue subjectif mais partagé par de nombreux intellectuels juifs.
L'imagination fertile et l'étonnante plasticité
« Le juif en Amérique écrit son nom \"Greenboom\" au lieu de \"Grünbaum\". Il ne porte pas le deuil des voyelles modifiées. Le caméléon éprouve-t-il de la pitié à l'égard des couleurs qu'il doit sans cesse troquer ? »
- Le texte explore l'imagination fertile des intellectuels juifs, illustrée par les récits d'Elie Wiesel. L'auteur raconte comment Wiesel, en tant que guide touristique à Paris, inventait des anecdotes pour chaque monument, allant jusqu'à réarranger le passé de la capitale. Il mentionne également les personnages rocambolesques que Wiesel a rencontrés, comme Joseph Givon, un mystérieux agent de renseignement et trafiquant international, et Mané Katz, un artiste excentrique. Ces anecdotes, dont la véracité est parfois douteuse, sont présentées comme caractéristiques d'une certaine propension à « broder » et à « inventer » pour rendre la vie plus intéressante.
- L'ouvrage examine l'étonnante plasticité des juifs, leur capacité à adopter les mœurs et les coutumes des pays où ils s'installent tout en conservant leur identité profonde. L'auteur cite l'exemple des Marranes, ces juifs espagnols qui se sont convertis au catholicisme tout en continuant à pratiquer le judaïsme en secret. Il mentionne également les Dunmeh, des juifs de Salonique qui se sont convertis à l'islam en suivant l'exemple de Sabbataï Zevi, mais qui ont conservé leur identité juive secrète. Cette capacité à changer d'identité et de nom est présentée comme un trait séculaire, illustré par les cas d'Ignace Trebitsch, espion et moine bouddhiste, et de Moses Dobruska, frankiste devenu jacobin sous le nom de Junius Frey.
- Le texte aborde la question de l'espionnage, notant que les juifs sont souvent accusés de cette activité. L'auteur cite Léon Poliakov, qui dénonce ces accusations comme une forme de bouc émissaire, mais mentionne également des cas avérés, comme celui de Gruzenberg-Borodine, un agent soviétique qui a joué un rôle clé en Chine. Cette plasticité, qui permet aux juifs de se fondre dans différentes cultures et de changer d'allégeance, est présentée comme une source de méfiance de la part des populations locales. L'auteur cite Joseph Roth, qui compare les juifs à des caméléons, changeant de nom et d'identité avec une légèreté déconcertante.
- L'ouvrage conclut cette section en soulignant que cette plasticité est une composante de l'humour juif, illustré par le film La Vie est belle de Roberto Benigni, où le héros se métamorphose et improvise pour séduire une femme et protéger son fils. Cependant, cette audace peut aussi se transformer en « outrecuidance » et en « insolence », provoquant l'hostilité. L'auteur cite Otto Weininger, pour qui le juif est « profondément frivole et persifleur », et mentionne le traité De Insolentia judaeorum de l'archevêque Agobard. Cette « houtzpah » est présentée comme un trait de caractère qui, s'il peut être source de succès, suscite également des tensions et de l'antisémitisme.
Le scandale et l'anti-nomisme
« Je suis venu débarrasser le monde de toutes les lois et règlements en vigueur jusqu'à présent. »
- Le texte examine la notion de « houtzpah », cette audace et cet aplomb à toute épreuve qui caractérisent certains juifs. L'auteur cite l'exemple de Sabbataï Zevi, le faux Messie qui s'est rendu à Istanbul pour détrôner le sultan, et de Théodore Herzl, qui envisageait une conversion en masse des juifs au catholicisme. Cette audace se manifeste également dans les affaires, où des escrocs comme Gilbert C. ont réussi à soutirer des millions à des banques en se faisant passer pour des agents de la DGSE. L'auteur souligne que cette « insolence » est une constante historique, déjà notée par des auteurs du Moyen Âge.
- L'ouvrage explore le concept d'« anti-nomisme », c'est-à-dire l'affranchissement par rapport à la loi. Il cite l'exemple des frankistes, une secte juive hérétique du XVIIIe siècle, dont le chef Jacob Frank proclamait que la Loi était morte et que le salut viendrait par le péché. Cette doctrine, qui glorifiait le péché comme une voie vers la rédemption, est présentée comme une manifestation extrême de la tendance juive à renverser les valeurs établies. L'auteur établit un parallèle avec les sectes chrétiennes mystiques du Moyen Âge, dont les adeptes se croyaient « tout permis ».
- Le texte examine le double langage des intellectuels juifs cosmopolites, qui incitent les autres à renier leurs traditions tout en cultivant les leurs. L'auteur cite Alain Mine, qui affirme que les immigrés sont « à peine plus nombreux qu'il y a quinze ans », et Daniel Cohn-Bendit, qui propose d'augmenter le nombre d'étrangers pour enrayer la xénophobie. Ces affirmations, présentées comme des contre-vérités, sont qualifiées de « houtzpah » politique, visant à faire avaler n'importe quoi aux goys. L'auteur suggère que cette démarche est motivée par une vision politico-religieuse visant à instaurer un « Empire global » et à hâter l'arrivée du Messie.
- L'ouvrage conclut en affirmant que l'identité juive est foncièrement flottante, ambiguë et ambivalente. Il cite Otto Weininger, pour qui le juif est « l'effaceur de limites par excellence », capable de passer de la servilité à l'insolence. Cette ambivalence est présentée comme la clé pour comprendre la personnalité juive, toujours à la frontière, un pied dans chaque camp, mais sans jamais toucher le sol. L'auteur suggère que cette instabilité identitaire est à la fois une source de créativité et de tensions, expliquant à la fois les succès et les persécutions du peuple juif à travers l'histoire.
en-têtes (partie 3)
La Mentalité Cosmopolite et la Psychopathologie du Judaïsme : Une Analyse Critique
Le Mépris du Goy et la Supériorité Juive dans la Littérature
Les montagnards avaient voulu lui faire épouser une de leurs filles, lui construire une cabane et l'accueillir dans leur communauté. Mais Jacob avait refusé de trahir sa foi juive.
- L'analyse s'ouvre sur une exploration du mépris envers les non-juifs (goyim) à travers la littérature, en particulier le roman L'Esclave d'Isaac Bashevis Singer. L'histoire de Jacob, un juif vendu comme esclave dans la Pologne du XVIIe siècle, sert de véhicule pour dépeindre les paysans polonais comme des êtres bestiaux, sales, et grossiers. Les femmes sont décrites comme se soulageant sans honte, ayant la peau couverte de boutons et mangeant des rongeurs. Cette représentation contraste fortement avec la figure de Jacob, instruit, intelligent et profondément religieux, qui grave les 613 prescriptions de la Torah sur un rocher. L'auteur utilise cette dichotomie pour illustrer une perception juive du monde goy comme étant inférieur, voire sous-humain, justifiant ainsi une distance et une supériorité morale.
- Le récit explore également la complexité des relations entre juifs et non-juifs à travers l'histoire d'amour entre Jacob et Wanda, une paysanne polonaise. Wanda est présentée comme une exception, une "jolie fleur du fumier", plus belle et plus fine que les autres. Cependant, leur union est entravée par la loi juive qui interdit le mariage avec des Gentils et considère la conversion des non-juifs avec suspicion. Jacob est déchiré entre son désir pour Wanda et son devoir religieux. La tragédie finale, où Wanda meurt en couches après avoir été découverte comme une convertie, souligne le prix de la transgression et la difficulté, voire l'impossibilité, d'une véritable intégration. Cette histoire sert à démontrer que, dans l'imaginaire de certains auteurs juifs, le monde goy est à la fois repoussant et dangereux, et que la préservation de l'identité juive passe par un rejet de ce monde.
L'Esprit de Vengeance et la Rage de Destruction
Notre humiliation, qui va de l'esclavage de Babylone à la défaite de Bar-Kochba pour se perpétuer dans les ghettos jusqu'à la Révolution française, notre humiliation est enfin bien payée.
- Ce chapitre examine le thème récurrent de la vengeance dans la mentalité cosmopolite juive, enraciné symboliquement dans la destruction du Temple de Salomon. L'auteur cite la nouvelle Quand Israël aima de Pierre Paraf, où un général prussien antisémite est puni en tuant involontairement son propre fils, qui s'était converti au judaïsme. L'histoire se conclut par une "victoire d'Israël" où le fils, miraculeusement vivant, impose le silence à une foule hostile par son seul regard. Cette narration est présentée comme une illustration de la formule hébraïque "laassoth nekama bagoïm" : "prendre vengeance des Gentils". L'auteur suggère que cette soif de vengeance est un moteur caché de l'action de certains intellectuels et financiers juifs.
- Le texte cite ensuite un passage du roman Gog de Giovanni Papini, où un personnage juif, Ben Roubi, expose une théorie de la "grande vengeance juive". Il énumère une série d'intellectuels juifs (Heine, Marx, Freud, Einstein, etc.) qui, selon lui, ont systématiquement sapé les fondements de la civilisation chrétienne et occidentale. Leur travail est décrit comme un effort délibéré pour "abaisser ce qui est en haut, salir ce qui semble pur, ébranler ce qui paraît solide". Ce passage, bien que présenté comme antisémite par l'auteur, est utilisé pour illustrer une "rage de destruction" qui serait inhérente à l'esprit cosmopolite juif. L'auteur établit un parallèle entre cette volonté de destruction intellectuelle et la domination financière, concluant que le juif est à la fois "despote dans le domaine de la matière" et "anarchiste dans le domaine de l'esprit".
La Méchanceté, la Médisance et la Haine des Autres
Pourquoi est-ce que les Juifs manquent tellement de courtoisie dans les rapports sociaux, même entre eux ? Pourquoi montent-ils toujours en épingle le moindre affront ?
- L'auteur explore le concept de "méchanceté" juive, citant des sources historiques et littéraires. Il rappelle l'image négative du juif dans l'histoire européenne, de Shylock de Shakespeare aux descriptions de la "perfidie juive" au Moyen Âge. Il cite ensuite le philosophe Jacob Talmon, qui reconnaît une "catégorie d'égoïsme particulièrement dur, aigu et sans scrupule" chez certains juifs. L'auteur utilise les romans de Philip Roth pour illustrer la "loshn horé" (médisance), une pratique de commérage et de critique acerbe qui serait endémique dans la communauté juive. Roth lui-même se désole de cette "absence d'amour des Juifs pour leur prochain" et de la "haine manifeste des Juifs entre eux".
- Le chapitre se poursuit en examinant la "haine des autres" comme un trait distinctif. L'auteur cite des exemples de méfiance et d'aversion envers les étrangers, y compris les non-juifs en général. Il mentionne les propos de Pierre Paraf, qui met en garde contre le goy "même quand il est dans le cercueil". Il souligne également l'aversion particulière pour la religion catholique, citant des intellectuels juifs qui appellent à la laïcisation des sociétés et à la suppression des symboles chrétiens. L'auteur conclut que cette haine est une manifestation de la vengeance séculaire contre la civilisation chrétienne, comme l'exprime Jacob Talmon : "Les Juifs ont des comptes sanglants et très anciens à régler avec l'Occident chrétien." Cette section vise à démontrer que la mentalité cosmopolite juive est fondamentalement fermée et hostile envers les non-juifs.
L'Antisémitisme : Un Phénomène Inexplicable et une Maladie du Cerveau Non-Juif
La haine des Juifs, écrit-il, est l'énigme entre les énigmes. Cette passion destructrice traverse les millénaires, s'habille au goût du jour, renaît sans cesse des cendres de divers fanatismes qui semblent la motiver.
- Cette section aborde la question centrale de l'antisémitisme du point de vue des intellectuels juifs. L'auteur cite Bernard Lazare, qui affirme que les causes de l'antisémitisme résident "en Israël même". Cependant, la majorité des auteurs cités (Elie Wiesel, Serge Moati, Maurice Rheims, Jean Daniel, André Glucksmann) présentent l'antisémitisme comme un phénomène irrationnel, un "mystère" ou une "énigme". Ils le décrivent comme une maladie, une "passion funeste" qui échappe à toute explication logique. L'auteur critique cette position, suggérant qu'elle sert à éviter d'examiner les causes réelles de l'hostilité, qui pourraient être liées au comportement de certains juifs.
- L'auteur examine ensuite les tentatives d'explication psychanalytique de l'antisémitisme, notamment celles de Norman Cohn. Cohn propose que l'antisémite projette sur le juif ses propres pulsions destructrices et ses conflits œdipiens, faisant du juif une figure parentale "mauvaise". L'auteur note que cette analyse, qui pathologise l'antisémite, est reprise par de nombreux intellectuels juifs. Il cite Abraham Foxman, qui déclare que l'antisémitisme est "une maladie du cerveau non juif". L'auteur conclut que cette approche permet de dédouaner la communauté juive de toute responsabilité et de présenter ses membres comme des victimes innocentes d'une haine irrationnelle. Cette section est cruciale car elle expose la stratégie discursive utilisée pour éviter de débattre des critiques adressées au judaïsme.
Les Juifs et le Communisme : Responsabilité et Dénégation
Qui a fait la révolution ? Rien que des juifs. Trotsky, Zinoviev, Kamenev, Lénine. Tous juifs ! Ils ont tué le tsar. Ils ont détruit l'Église.
- Ce chapitre aborde le rôle controversé des juifs dans le communisme. L'auteur cite des antisémites russes qui accusent les juifs d'avoir créé le Goulag et d'avoir liquidé des millions de personnes. Il mentionne les travaux d'Alexandre Soljénitsyne, qui a documenté la présence massive de juifs dans les premiers rangs de la révolution bolchevique. L'auteur critique la réponse des intellectuels juifs comme Serge Moati, qui minimise cette responsabilité en mettant l'accent sur l'antisémitisme de Staline après la Seconde Guerre mondiale. Moati présente les juifs communistes comme des idéalistes dévoués à la "Cause", sans reconnaître leur rôle dans les atrocités.
- L'auteur examine également la situation en Pologne et en Hongrie, où l'antisémitisme a refait surface après la chute du communisme. Il cite des essayistes comme Guy Sorman et Alain Mine, qui tentent de minimiser le rôle des juifs dans les régimes communistes. Sorman, par exemple, affirme que les juifs sont aussi bien des chefs bolcheviques que des militants libéraux, ce qui, selon l'auteur, est une "pirouette intellectuelle" pour éviter de reconnaître leur responsabilité. L'auteur conclut que cette dénégation constante des évidences historiques alimente l'antisémitisme et suscite une "légitime suspicion". Il appelle les intellectuels juifs à reconnaître leur participation aux massacres, car "l'erreur est humaine". Cette section est une critique acerbe de ce que l'auteur perçoit comme une manipulation de l'histoire.
La Névrose Juive : Inversion des Rôles et Projection Pathologique
Je ne me libérerai jamais de mes sentiments excessifs ni de mes insoutenables crises de confusion mentale . . . j'habiterai dans la maison de l'Ambiguïté jusqu'à la fin de mes jours.
- Cette section, qui ouvre la troisième partie intitulée "Psychopathologie du Judaïsme", se concentre sur la "névrose juive". L'auteur soutient que la tendance à inverser les rôles et à projeter ses propres défauts sur les autres est caractéristique des intellectuels juifs, et non des antisémites. Il prend l'exemple du roman Focus d'Arthur Miller, où un Américain non-juif est pris pour un juif et persécuté. L'auteur voit dans cette histoire une projection de la culpabilité juive sur les goys. Il cite également Pierre Paraf, qui attribue à un général prussien la tradition juive de renier un enfant qui épouse un non-juif (shib'ah).
- L'auteur explore ensuite l'obsession identitaire juive, citant Hannah Arendt, Arthur Schnitzler, Franz Kafka et Philip Roth. Il décrit cette obsession comme une "maladie" ou une "névrose obsessionnelle". Il cite des exemples de dédoublement de la personnalité, de paranoïa et de dépression chez des écrivains juifs. L'auteur conclut que cette névrose est le produit de siècles de persécution et d'une identité complexe, mais aussi d'une "houtzpah" (culot) et d'un "penchant certain pour l'inversion". Il suggère que les intellectuels juifs, en projetant leurs propres conflits sur les autres, créent une image déformée de la réalité. Cette section est la plus polémique, car elle pathologise l'identité juive elle-même.
Le Miroir du Judaïsme : Langage Codé et Inversion des Valeurs
On reconnaît l'Antéchrist le plus clairement là où il métamorphose en chose vulgaire ce qui est noble par essence.
- Ce chapitre examine l'utilisation d'un "langage codé" et de l'inversion des valeurs dans la littérature juive. L'auteur cite Léon Poliakov, qui explique que Spinoza utilisait un "deuxième langage ésotérique" pour exprimer des idées hérétiques. Il mentionne également Gershom Scholem, qui aurait délibérément inversé une phrase du Talmud pour la rendre moins provocante. L'auteur voit dans ces pratiques une habitude séculaire de dissimulation, développée pour survivre dans un environnement hostile. Il suggère que les intellectuels juifs contemporains continuent d'utiliser ces techniques pour faire passer des messages sans être compris du grand public.
- L'auteur analyse ensuite le texte L'Antéchrist est arrivé de Joseph Roth. Il soutient que Roth, sous couvert de dénoncer l'Antéchrist, décrit en réalité les caractéristiques du judaïsme lui-même : la volonté de subvertir les valeurs, de transformer le sacré en vulgaire, et de dominer le monde. L'auteur voit dans ce texte une "inversion pathologique" où Roth projette sur les antisémites les traits qu'il reproche à sa propre communauté. Il conclut que cette tendance à l'inversion est une manifestation de la "névrose juive" et du "messianisme utopique" qui peut conduire à une identification avec le mal. Cette section est une tentative de démontrer que les critiques adressées aux juifs sont en réalité des auto-descriptions.
L'Obsession Juive et les Symptômes de Folie
S'en remettre à un père fou et violent, et depuis trois mille ans, voilà ce que c'est que d'être un fou de Juif !
- Cette section finale explore l'obsession identitaire juive comme une forme de folie. L'auteur cite de nombreux exemples d'intellectuels juifs (Philip Roth, Laurent Sagalovitch, Colette Mainguy) qui expriment leur angoisse, leur paranoïa et leur sentiment d'inadaptation. Il mentionne le cas d'un juge juif atteint de schizophrénie, et la femme de Joseph Roth, morte de cette maladie. L'auteur utilise ces exemples pour étayer sa thèse d'une "névrose juive" généralisée. Il cite Edouard Drumont, qui écrivait en 1886 que "la névrose, telle est l'implacable maladie des Juifs".
- L'auteur conclut en citant Philip Roth, qui décrit le juif comme un "fou", un "animal", un "hystérique". Il voit dans cette auto-description un aveu de la pathologie qui affecte la communauté. L'auteur affirme que cette "folie" est le résultat de "trois mille ans" de soumission à un "père fou et violent" (Dieu). Il suggère que la seule façon pour le juif de guérir est de se libérer de cette obsession identitaire et de cette relation malsaine avec le divin. Cette section est la plus radicale, car elle présente le judaïsme lui-même comme une maladie mentale collective. L'auteur termine sur une note d'espoir, citant Serge Moati qui, après avoir "brisé le miroir" de la haine, affirme qu'un "autre visage va naître".
en-têtes (partie 4)
Psychopathologie du Judaïsme : Une Analyse Clinique de l'Identité Juive
L'Ambivalence et le Déchirement Intérieur
L'« ambiguïté », ou l'ambivalence, qui constitue le fond de l'identité de l'intellectuel juif ; et la question paternelle, qui dure « depuis trois mille ans », et qui est la clef de la névrose juive, comme l'avait bien vu Sigmund Freud en analysant son cas personnel.
- Le texte établit d'emblée que l'ambivalence est le trait fondamental de la psyché juive, un déchirement intérieur permanent qui se manifeste dans tous les domaines de la vie. Cette dualité est illustrée par la description de Pierre Paraf, qui oppose une vision négative et stéréotypée du Juif (usurier, destructeur, à l'intelligence tarie) à une vision idéalisée (peuple d'amants, porteur d'un message d'amour pour l'humanité). Cette oscillation entre le mépris de soi et la glorification messianique est présentée comme constitutive de l'identité juive, un flottement existentiel que l'individu tente de compenser par une affirmation d'autant plus forte de sa foi et de sa mission. L'auteur compare cette condition à celle du Golem, créature ambivalente passant de la haine à la faiblesse, puis à une foi messianique démesurée.
- Cette ambivalence se retrouve dans la vie religieuse, où le juif pieux alterne entre l'imploration désespérée et les reproches familiers envers Dieu, avant de conclure par des actes d'humilité. Joseph Roth est cité pour décrire cette relation unique où le peuple intente un procès à Dieu pour ensuite confesser ses péchés. L'auteur voit dans cette dynamique le reflet d'un profond déchirement intérieur et d'un doute récurrent sur le bien-fondé de la « mission » du peuple juif. L'âme juive, toujours à la frontière de concepts antagonistes, ne peut s'affirmer que par un effort constant pour écarter ce flottement existentiel. Cette angoisse face à l'ambiguïté et à l'hostilité générale expliquerait la force avec laquelle les Juifs affirment leur foi messianique.
- Le mysticisme juif, notamment le hassidisme, est analysé comme une tentative de libération extatique face à cette détresse. Apparu au XVIIIe siècle après les pogroms cosaque et la crise du faux messie Sabbataï Zevi, le hassidisme fut d'abord une révolte des non-instruits contre l'autorité rabbinique et ses préceptes oppressifs. Le Baal Shem Tov prêchait l'espoir et l'amour, contrastant avec les menaces de damnation des maggidim. Malgré une violente résistance initiale des lettrés (misnagdim), les deux courants finirent par coexister, le tsaddik (rebbe) devenant une figure de réconfort pour les humbles. Cette coexistence a donné naissance à deux types de personnalité : le khossid, zélote et affectif, et le misnaged, froid et sceptique.
- Les pratiques hassidiques sont décrites comme des explosions de joie et de ferveur, avec des danses, des chants et une manipulation extatique des rouleaux de la Torah. Joseph Roth et Elie Wiesel témoignent de ces expériences, ce dernier évoquant les « exercices ascétiques, litanies brûlantes et incantatoires » de la Kabbale, une quête dangereuse qui frôle la folie. Arthur Miller, quant à lui, décrit la vision terrifiante et fascinante de vieillards dansant sauvagement sous leurs châles de prière, une cacophonie et une agitation qui contrastent fortement avec l'harmonie de la culture européenne classique. L'auteur suggère que ces manifestations, assimilées par le passé à des sabbats de sorcières, sont une expression de la névrose collective.
Le Complexe d'Infériorité : Physique, Intellectuel et Artistique
Les premiers sionistes, Theodor Herzl particulièrement, parlaient avec une dureté parfois impitoyable des Juifs assimilés qui, selon eux, avaient tout abandonné de la tradition juive et adopté les comportements les plus critiquables de leur société - mais qui parlaient parfois aussi avec une sévérité méprisante des Juifs culturellement \"arriérés\" et physiquement \"dégénérés\" du ghetto.
- L'auteur identifie un complexe d'infériorité physique, attribué à une longue endogamie et aux mariages consanguins. Il cite des auteurs sionistes comme Herzl, qui déploraient la dégénérescence physique des Juifs du ghetto. Philip Roth est présenté comme un exemple d'écrivain juif maniant l'autodérision avec une acidité particulière, décrivant des maladies spécifiquement juives (syndrome de Down, maladie de Paget, « bosse du Juif ») et des traits physiques jugés laids. L'auteur utilise ces citations pour illustrer l'ambivalence juive, où la critique de soi côtoie la foi messianique. Il mentionne également les gangsters juifs de l'entre-deux-guerres, décrits par Rich Cohen, comme une autre facette de cette réalité, avec leurs traits physiques souvent grossiers et leur violence.
- Le texte dresse un catalogue détaillé de maladies génétiques héréditaires chez les Juifs ashkénazes, basé sur les travaux du docteur Richard Goodman. Plus d'une centaine de maladies sont recensées, dont la maladie de Tay-Sachs (touchant un enfant juif sur 3600), l'abetalipoproteinemia, le syndrome de Blum, la dysautonomie familiale (exclusive aux Juifs), la maladie de Gaucher, la mucolipidosis de type IV, la maladie de Niemann-Pick, la dystonie torsion primaire, et la dégénérescence spongieuse du système nerveux central. L'auteur insiste sur le fait que ces maladies, d'origine neurologique, sont la conséquence directe de l'endogamie et du repli ethnique séculaire. Il mentionne l'existence d'une clinique spécialisée à Chicago (Chicago Center for Jewish Genetic Disorders) et cite le témoignage d'Arthur Miller sur la consanguinité dans sa propre famille.
- Le complexe d'infériorité est aussi de nature artistique et intellectuelle. L'auteur affirme que la production culturelle européenne (cathédrales, palais) est infiniment plus riche que celle des Juifs, dont l'histoire est marquée par les ruelles boueuses des shtetls. Depuis leur sortie des ghettos, les Juifs auraient tenté de rattraper ce retard, inondant le marché de leurs productions, souvent portées par une solidarité communautaire et un battage médiatique excessif. Cette frénésie, selon l'auteur, reflète le complexe d'infériorité. Il cite Vassili Grossman qui, à l'inverse, accuse les antisémites d'être des « idiots envieux » et des « ratés », incapables de rivaliser avec le génie juif.
- L'auteur convoque des voix juives critiques pour étayer son propos. Jacob Talmon reconnaît que les écrivains juifs, bien qu'émouvants, n'ont pas produit de « grande littérature ». Philip Roth, à travers un personnage antisémite, livre une charge virulente contre la superficialité et la médiocrité de la production culturelle juive (musique, cinéma, littérature), affirmant que les Juifs sont « propriétaires des infrastructures culturelles » mais « incapables de produire quoi que ce soit ». L'auteur conclut que ce texte, bien que brutal, a le mérite d'être lucide, et que les Juifs ne sont « pas de taille à se mesurer avec les Bretons » (Chateaubriand, Hugo, Céline).
La Haine de Soi et le Suicide
Il n'y a aucun Juif qui ne souffre d'être juif, c'est-à-dire fondamentalement sans foi... il est l'être le plus déchiré, le plus dénué d'identité interne.
- Ce chapitre explore le phénomène de la « haine de soi » juive, présenté comme une conséquence logique de la lourdeur de la « mission » et du déchirement identitaire. L'auteur cite Maurice Rheims, qui parle d'une « charge longue, héréditaire, lourde de malheurs ». Otto Weininger est présenté comme l'exemple le plus frappant. Converti au protestantisme, il publie Sexe et caractère à 23 ans avant de se suicider. Il y développe une critique radicale du judaïsme, qu'il accuse de matérialisme, d'absence de transcendance et de foi véritable. Pour Weininger, le Juif est « l'homme le plus éloigné qui soit de toute religion », sa prière est formelle, et son action n'a qu'une finalité terrestre. Il compare le Juif à la femme, tous deux étant caractérisés par l'absence de croyance en eux-mêmes, une extrême adaptabilité et une ambivalence morale.
- Weininger poursuit en décrivant l'« arrogance juive » comme une compensation à l'absence de conscience de soi, se manifestant par une manie des titres, l'insolence du parvenu et une incompréhension de l'idée d'aristocratie. Il souligne la prédisposition juive à la raillerie et aux sarcasmes, car le Juif « ne tient jamais réellement rien pour vrai et inébranlable ». Cependant, il identifie une croyance unique et profonde chez les Juifs : l'espérance messianique, le désir d'un sauveur qui les délivrera de leur judaïté même. Cette espérance, selon David Banon, est une « aspiration à l'impossible », une tension perpétuelle qui empêche toute quiétude et pousse à un militantisme exacerbé. Le Messie est toujours celui qui doit venir, et celui qui apparaît ne peut être qu'un faux messie.
- L'auteur examine ensuite le livre de Theodor Lessing, La Haine de soi, qui étudie des cas de Juifs antisémites. Il cite le témoignage poignant d'une femme de haute condition, qui exprime une souffrance extrême et un désir d'auto-destruction. Elle se décrit comme maudite, porteuse d'un « sang de purin » et souhaite l'anéantissement de tous les Juifs, qu'elle perçoit comme un fléau. Ce texte illustre la profondeur du désespoir et de la haine de soi. L'auteur mentionne également Rahel Levine, qui écrivait que « le Juif doit être exterminé en nous-mêmes au prix de nos vies ». Arthur Trebitsch est un autre cas, un Juif devenu un antisémite radical, convaincu d'un complot juif mondial et hanté par la peur d'être reconnu comme Juif.
- La fréquence du suicide chez les intellectuels juifs est présentée comme une conséquence de cette pathologie. L'auteur dresse une liste impressionnante de suicidés : Jerzy Kosinski, Bruno Bettelheim, Alfred Wolfmann, Walter Benjamin, Joseph Wulf, Harold Flender, Kurt Tucholsky, Ernst Toller, Ludwig Fulda, Ernst Weiss, Walter Haserchever, Gustave Brecher, Stefan Zweig, et Franz von Hofmannsthal. Il cite Marthe Robert, qui évoque « toute une génération juive spirituellement et socialement déracinée » et mentionne que Kafka notait la « bizarrerie et le déséquilibre pathologique » de ses condisciples juifs, dont beaucoup se suicidaient. L'auteur critique Elie Wiesel et Marek Halter qui, selon lui, expliquent ces suicides uniquement par la Shoah, rejetant ainsi sur l'humanité un problème spécifiquement juif.
Tableau Clinique de l'Histrionisme Juif
Les hystériques... sont convaincues de leur droiture morale... Cette fausseté est chez elles organiques.
- L'auteur établit un parallèle systématique entre le comportement des intellectuels juifs cosmopolites et la personnalité « histrionique » (anciennement hystérique). Il décrit les symptômes de cette pathologie : recherche constante d'attention, comportement théâtral et séducteur, émotions rapidement changeantes, tendance à idéaliser ou dévaloriser, discours flou et dramatisé, égocentrisme, et incapacité à s'observer soi-même. Il cite des descriptions cliniques de Vittorio Lingiardi, Evelyne Pewzner et Gisèle Harrus-Révidi, qui insistent sur la « plasticité », la « multiplication des rôles », la « labilité émotionnelle », la mythomanie et la dépression sous-jacente.
- L'auteur applique ce tableau au peuple juif. Il voit dans la dépression et le « deuil permanent » (le peuple persécuté) une manifestation de ce trouble. Il cite Joseph Roth (« Là où s'arrête un Juif, surgit un mur des Lamentations ») et Georges Perec (« Être juif... c'est une absence, une question, un flottement, une inquiétude »). L'obsession identitaire et l'angoisse constante sont rapprochées de l'« introspection » hystérique. La paranoïa face à l'antisémitisme est interprétée comme une « hyperémotivité » et une tendance à « dramatiser à outrance ». L'auteur critique la couverture médiatique disproportionnée accordée aux actes antisémites, qu'il voit comme une exploitation du « grand potentiel émotif » pour contrôler et dominer les autres.
- Le « lamento victimaire » permanent est analysé comme un « jeu » destiné à capter l'attention et à susciter un sentiment protecteur. L'auteur dénonce la place excessive accordée à la Shoah dans les médias, au détriment des autres victimes de la guerre. Il voit dans l'exhibitionnisme des artistes juifs du show-business une manifestation de l'histrionisme (« Ils sont théâtraux, extravertis, excitables, exhibitionnistes »). La « manie féminine des titres » notée par Weininger est confirmée par l'attente des décorations (Légion d'honneur). L'« intolérance à la frustration » se manifeste par des procès systématiques (affaire Renaud Camus) et des exigences financières (fonds en déshérence suisses).
- L'auteur poursuit en analysant la « mythomanie » et les « troubles de la mémoire » chez des figures comme Elie Wiesel et Samuel Pisar, dont les récits concentrationnaires seraient « pauvres en détails » et « flous ». Il pointe l'« amnésie sélective » concernant la responsabilité juive dans la révolution bolchevique et les massacres de masse en URSS, citant Soljénitsyne. La « plasticité » et la « multiplication des rôles » sont illustrées par la capacité des Juifs à s'adapter et à changer d'identité (chef indien, cosaque, Français). L'ambivalence et le « manque total d'identité intérieure » (Weininger) sont au cœur du diagnostic. L'auteur conclut que l'incapacité des Juifs à comprendre l'antisémitisme (« une énigme ») est typique de l'histrionique, qui « constitue une énigme pour la logique scientifique ».
Le Père Distant et le Parricide Freudien
C'est Jakob, le Juif galicien, et non un roi grec de légende, qui a été d'abord pour Freud le père assassiné.
- L'auteur explore les causes de l'histrionisme, les plaçant dans la fonction paternelle et le complexe d'Œdipe. Il explique que l'hystérie féminine est souvent liée à une idéalisation excessive du père, perçu comme distant. Le sujet hystérique cherche des substituts paternels (médecins, professeurs) et désire un enfant du père. Cette analyse est appliquée au peuple juif, dont la relation à Dieu (le Père) est marquée par la crainte, la révolte et l'idéalisation. L'auteur cite Joseph Roth (« un peuple ancien qui connaît son Dieu... il sait qu'il peut être puni, mais jamais abandonné ») et Otto Weininger (« la relation qu'il a à Jéhovah... fait du Juif... un être qui a besoin d'être dominé »).
- Le chapitre se concentre ensuite sur Sigmund Freud, présenté comme le cas paradigmatique. L'auteur résume la théorie freudienne du parricide primitif dans Totem et tabou et Moïse et le monothéisme. Dans ce dernier ouvrage, Freud affirme que Moïse était un Égyptien, que le monothéisme vient d'Égypte, et que Moïse a été assassiné par les Juifs. L'auteur, s'appuyant sur David Bakan, interprète cette thèse comme une tentative de Freud de lutter contre l'antisémitisme en dépossédant les Juifs de leur figure paternelle fondatrice. Freud projette son propre conflit œdipien dans l'histoire, tuant symboliquement le père juif pour s'ériger lui-même en nouveau Moïse, apportant une nouvelle Loi (la psychanalyse).
- Marthe Robert est citée pour montrer que l'inspiration de Freud vient de son propre père, Jakob, un Juif galicien « vague », à mi-chemin entre la tradition et la rupture. Freud, tiraillé entre fidélité et reniement, aurait reporté sur son père la responsabilité de son déchirement identitaire et de ses « tares » héréditaires. L'auteur souligne le ressentiment de Freud envers la société chrétienne et la civilisation européenne. Il détestait le christianisme et méprisait les Viennois. Son admiration pour Annibal, le « héros sémite » vengeur, et son refus de visiter Rome (la ville mère de la chrétienté) illustrent cette hostilité. La psychanalyse serait née de ce conflit intérieur, de la tentative de Freud de se libérer du père juif.
- L'auteur examine la genèse de la psychanalyse à travers le traitement de l'hystérie. Freud a d'abord cru aux récits d'inceste de ses patientes, avant de les considérer comme des fantasmes. Selon Marthe Robert, Freud a projeté son propre désir de tuer le père sur ses patientes. Des auteurs du Livre noir de la psychanalyse (Allen Esterson, Hans Israël) sont cités pour affirmer que les patientes n'avaient jamais raconté d'abus sexuels, et que Freud les a suggérés. Sa théorie de la séduction aurait été un échec thérapeutique, qu'il a abandonné après s'être auto-analysé et avoir découvert son propre complexe d'Œdipe. L'auteur conclut que la psychanalyse est née de la névrose personnelle de Freud, un Juif histrionique projetant son conflit sur l'humanité entière.
Hassidisme, Kabbale et Psychanalyse : Les Racines Mystiques
Freud voulait nous informer que dans la psychanalyse, il analysait un être humain comme les Juifs avaient, pendant des siècles, analysé la Thora.
- Ce chapitre explore les racines religieuses et mystiques de la psychanalyse. David Bakan est la source principale, affirmant que la psychanalyse est largement dérivée des méthodes de la Kabbale juive. Il rappelle que les parents de Freud venaient de Galicie, une région saturée de hassidisme, une forme de mysticisme judaïque. La vie dans les shtetls était une « occupation religieuse à temps complet », où la Thora était analysée dans ses moindres détails. Les kabbalistes utilisaient des méthodes comme la gematria (valeur numérique des lettres), le notarikon (acronymes) et la temurah (anagrammes) pour découvrir le sens caché du texte sacré.
- Bakan établit un parallèle entre ces méthodes et la technique psychanalytique d'interprétation des rêves. Freud, comme les kabbalistes, cherchait un sens caché, décomposait les éléments et utilisait des jeux de mots et de symboles. L'auteur cite le traité talmudique Berakoth, qui contient un vaste exposé sur l'interprétation des rêves, où les rêves ont une signification sexuelle et sont l'accomplissement d'un désir (ex : rêver d'arroser des olives signifie avoir cohabité avec sa mère). Cette ressemblance fondamentale entre les deux méthodes a été reconnue dans la littérature psychanalytique.
- L'auteur examine la thèse de Bakan selon laquelle Freud serait un héritier des sabbatéens, une secte hérétique qui prônait la transgression des interdits de la Torah. Le principe sabbatéen était de prendre systématiquement le contre-pied de la Loi. Pour Bakan, la démarche freudienne, notamment son affirmation que Moïse était un Égyptien, est « l'accomplissement ultime du sabbataïsme », une façon de renverser les termes de l'équation. L'auteur note que cette inclination à renverser les contraires est fréquente dans la pensée hébraïque, et que Freud lui-même a écrit que « chaque élément du rêve pouvait tantôt avoir son sens propre, tantôt signifier le contraire ».
- Le chapitre se termine sur la question de l'inceste, très présente dans le judaïsme. L'auteur cite des exemples bibliques (filles de Loth, Ammon et Thamar) et des pratiques talmudiques. Il mentionne que le mot hébreu hesed signifie à la fois « inceste » et « grâce », une ambivalence exploitée par les kabbalistes. Gershom Scholem est cité pour montrer que les sabbatéens considéraient les interdits d'inceste comme abrogés. David Bakan explique que l'endogamie juive et la vie en petites communautés rendaient la tentation incestueuse particulièrement forte, ce qui expliquerait l'importance du complexe d'Œdipe dans la psychanalyse. L'auteur conclut en citant des passages du Talmud sur la pédérastie et les relations sexuelles avec des enfants mineurs, suggérant que ces pratiques étaient tolérées, et en mentionnant un manifeste de 1977 signé par des intellectuels (dont beaucoup de Juifs) demandant la libération de pédophiles condamnés.
en-têtes (partie 5)
Psychanalyse du judaïsme : Névrose, Projection et Quête d'Émancipation
Disparitions d'enfants et réseaux pédocriminels : Un tabou sociétal et communautaire
La ministre confirme ce que nous avions déjà dénoncé : il n'existe aucun chiffre des disparitions de mineurs. Etrange constat pour un pays qui dispose d'importants moyens statistiques.
- Le texte débute par une critique acerbe de l'approche des autorités françaises face aux disparitions de mineurs, en s'appuyant sur des données du site « decadi.com ». Il est souligné que la ministre de l'époque a avancé le chiffre de 800 disparitions non élucidées, mais que ce nombre ne prend pas en compte les mineurs étrangers en situation irrégulière qui disparaissent après les contrôles de police. L'auteur dénonce un « dogme » qui consiste à comptabiliser a priori toutes les disparitions comme des fugues, ce qui justifie l'absence d'enquêtes approfondies. Cette inertie est jugée aberrante, surtout dans les cas d'enlèvement où les premières heures sont cruciales. L'exemple poignant d'une mère lyonnaise, dont le fils de six ans a disparu à la sortie de l'école il y a vingt-six ans et à qui la police répète encore qu'il a fugué, illustre la gravité et l'ampleur du phénomène.
- L'auteur établit un lien entre ce constat sociétal et la communauté juive, en s'appuyant sur une citation de l'écrivain Stéphane Zagdanski. Ce dernier suggère que l'antisémite perçoit les juifs comme s'adonnant à une « jouissance obscure de l'inceste », un interdit dont ils jouiraient égoïstement. Cette accusation est présentée comme une projection de la part de l'antisémite, souffrant lui-même d'une « déficience de ses frontières ». Le texte explore ensuite cette thématique de l'inceste au sein de la communauté juive, la présentant comme un phénomène plus répandu qu'ailleurs, et la relie à la figure du « père distant » et à la névrose collective. L'analyse se veut une psychopathologie du judaïsme, où les structures familiales et les tabous sont disséqués.
La condition féminine dans le judaïsme : Subordination et révolte
La femme n'est pas tenue d'étudier, et elle ne sera pas plus juive si elle étudie. Elle aura beau être parfaite par son obéissance à la Loi, son judaïsme, comparé à celui d'un homme instruit, ne sera jamais complet.
- L'ouvrage décrit en détail la condition subalterne de la femme juive dans les shtetls d'Europe centrale, en s'appuyant sur l'étude de Mark Zborowski. La femme est présentée comme un être inférieur, exclue de l'étude de la Loi, qui est le facteur premier de promotion sociale. Son rôle est défini par sa complémentarité avec l'homme, et non par son indépendance. Les traditions talmudiques la dépeignent comme fondamentalement pécheresse, ce qui justifie des mesures de contrôle strictes : les femmes mariées doivent se couper les cheveux et porter une perruque, les manches courtes leur sont interdites, et tout contact physique avec un homme autre que son mari est prohibé. L'homme, quant à lui, remercie Dieu chaque jour de ne pas être né femme.
- L'auteur interprète l'engagement massif des femmes juives dans le mouvement féministe à la fin du XIXe siècle comme une conséquence directe de cette oppression séculaire. Sorties des ghettos, elles auraient projeté leur révolte contre le patriarche familial sur la société européenne, cherchant à « tuer le père » dans toutes ses figures d'autorité. Cette analyse est reliée aux théories freudo-marxistes de l'École de Francfort (Wilhelm Reich, Herbert Marcuse) qui prônaient la libération sociale par la libération sexuelle et la destruction de la cellule familiale patriarcale. L'auteur voit dans cette démarche une « projection névrotique » où un problème interne au judaïsme est universalisé et imposé à l'Occident, avec pour objectif caché de hâter la venue du Messie en déstabilisant les structures traditionnelles européennes.
La bisexualité et l'homosexualité : De la Kabbale à la propagande médiatique
Des thèmes homosexuels sont pratiquement constants dans la folie hystérique, soit qu'il s'agisse d'une homosexualité agie... soit que l'homosexualité ne soit pas agie mais apparaisse très clairement dans les fantasmes et le thème délirant.
- Le texte explore la genèse du concept de bisexualité, qu'il attribue à la Kabbale juive et à la figure de la Shekhina, la partie féminine de Dieu. Selon David Bakan, le Zohar parle de l'union de Dieu avec sa Shekhina, et Adam, créé à l'image de Dieu, est à la fois mâle et femelle. Cette doctrine kabbalistique serait la source de la théorie freudienne de la bisexualité, que Freud aurait ensuite universalisée. L'auteur affirme que cette idée, popularisée par le féminisme et le freudo-marxisme, vise à faire accepter à l'homme européen une part féminine en lui, le rendant ainsi plus réceptif à une société matriarcale et à la destruction du patriarcat.
- L'apologie de l'homosexualité dans les médias depuis les années 1990 est présentée comme une conséquence directe de cette névrose collective projetée. L'auteur cite le psychothérapeute Michel Steyaert pour établir un lien entre l'hystérie, la bisexualité et l'homosexualité. Il interprète cette propagande comme une tentative de saper la société européenne traditionnelle, mais aussi comme l'expression d'une profonde névrose juive liée à des conflits œdipiens non résolus. La phrase de l'animateur Stéphane Beru, « les mères juives faisaient d'excellents homos », est reprise pour illustrer ce lien perçu entre la structure familiale juive et l'homosexualité. L'auteur conclut que la féminisation des sociétés occidentales n'est pas fortuite, mais le résultat du pouvoir médiatique d'intellectuels juifs militants.
L'énergie libidinale, le père distant et la figure du Messie
Le père est immensément respecté, autant des petits que des fils mariés... Le père est juge souverain. Les fautes graves lui sont rapportées, et il punit en conséquence... La moindre critique serait un acte d'irrespect.
- L'analyse se concentre sur la figure du père dans la société juive traditionnelle, décrite comme un patriarche distant, craint et respecté, presque divinisé. Mark Zborowski est cité pour décrire un père souvent absent, dont le simple regard suffit à imposer l'ordre, et qui est plus craint qu'aimé. Cette figure paternelle autoritaire est présentée comme la source de l'énergie libidinale et de la névrose juive. L'auteur établit un parallèle entre ce « père distant » et la figure du Messie, l'objet d'une attente fébrile depuis trois mille ans. Le Messie est présenté comme la véritable figure paternelle du judaïsme, le moteur de la tension messianique qui génère des désordres psychologiques.
- Le texte explore ensuite les conséquences de cette structure familiale, notamment en matière de sexualité. Il cite un psychiatre pour expliquer comment un père brutal et une mère sexuellement abusive peuvent conduire à une hypersexualité et à des comportements incestueux. L'auteur établit un lien entre cette névrose et la présence importante de producteurs juifs dans l'industrie pornographique, ainsi que le rôle des réseaux de prostitution en Israël, citant le film d'Amos Gitaï, Terre promise. Un rapport de la Knesset de 2005 est mentionné, révélant que 3000 à 5000 femmes entrent chaque année clandestinement en Israël pour être réduites en esclavage sexuel, générant un chiffre d'affaires d'environ un milliard de dollars par an.
Freud et l'universel : La projection d'une névrose personnelle
Une idée unique de portée générale a vu le jour en moi. J'ai découvert, dans mon propre cas aussi, un amour porté à ma mère et de la jalousie envers mon père. Je considère, à présent, qu'il s'agit d'un événement universel, au cours de la petite enfance.
- L'ouvrage s'attaque à la prétention universaliste de la psychanalyse freudienne, en affirmant que Freud a généralisé à partir de son propre cas personnel. S'appuyant sur les travaux de Jacques Bénesteau et David Bakan, l'auteur démontre que le complexe d'Œdipe est né de l'auto-analyse de Freud et de son désir incestueux pour sa mère, Amalia. Freud lui-même, dans une lettre à Fliess, reconnaît avoir découvert ce désir en lui-même avant de le projeter sur l'humanité entière. Cette démarche est qualifiée de « tour de passe-passe » et de « mensonge », où un fantasme personnel est érigé en loi universelle.
- L'auteur voit dans cette universalisation une caractéristique fondamentale de la pensée juive, qui tend à confondre le judaïsme avec l'humanité. Il cite Elie Wiesel et Bernard-Henri Lévy pour illustrer cette tendance : « l'ennemi des Juifs est l'ennemi de l'humanité ». Cette projection névrotique s'accompagne d'un esprit de vengeance et de ressentiment séculaire contre la civilisation européenne et le christianisme. L'auteur conclut que la psychanalyse, loin d'être une science universelle, est une « matrice idéologique génératrice de ressentiments » qui a servi à saper les valeurs traditionnelles de l'Occident, en justifiant la pédophilie, la libération sexuelle et la destruction de la cellule familiale, le tout au nom d'une prétendue libération.
Caves et sous-sols de la civilisation : La méthode destructrice de la psychanalyse
Je me suis toujours tenu au rez-de-chaussée ou dans le sous-sol du bâtiment... tandis que c'était à l'étage supérieur que logeaient des hôtes aussi distingués que la religion, l'art, etc.
- L'auteur utilise la métaphore freudienne du « sous-sol » pour décrire la méthode de la psychanalyse, qui consiste à fouiller dans les instincts les plus bas et les plus sales de l'être humain pour expliquer les conflits. Cette approche est comparée à celle de Karl Marx, qui cherchait dans l'économie (le « sous-sol » de la société) les clés de l'histoire. L'un et l'autre, selon l'auteur, cherchent à détruire les « superstructures » (la religion, l'art, la morale) en les réduisant à des névroses ou à des rapports de force. Cette tendance à l'action souterraine, à creuser des galeries et à agir en secret, est présentée comme une caractéristique de la mentalité juive.
- L'image du sous-sol est reprise à travers des exemples littéraires, comme le roman Belle du Seigneur d'Albert Cohen, où le héros Solal cache dans sa cave une « cour des miracles » de vieux Juifs. De même, le poète Ossip Mandelstam décrit le judaïsme comme un « chaos », un « monde utérin inconnu » qu'il fuit. L'auteur établit un parallèle avec la propagande nazie qui caricaturait les Juifs comme des animaux vivant dans les caves et les égouts. Il conclut que cette propension à la destruction et à la sape des structures, loin de favoriser la création artistique, explique les carences du judaïsme dans les domaines de la culture et de l'art, comme l'avaient noté Freud et Spinoza eux-mêmes.
Thérapies et émancipation : La libération du juif de sa propre névrose
Pour devenir un homme, il faut tuer son père ; pour libérer les Juifs, il faut tuer Moïse.
- Le texte aborde la question des thérapies pour guérir la névrose juive, en commençant par le problème de l'inceste et des abus sexuels commis par des thérapeutes, comme dans l'affaire du sexologue Gilbert Tordjmann. L'auteur préconise une « thérapie de famille » qui inclurait la communauté juive tout entière, afin de briser le silence et l'isolement. Il appelle les juifs à s'ouvrir au monde extérieur et à rejeter les traditions poussiéreuses qui les enferment dans un « ghetto mental ». La thérapie doit être menée en groupe, sous la conduite d'un praticien externe à la communauté, pour surmonter les tabous.
- L'émancipation du judaïsme est présentée comme une nécessité, et la figure de Sigmund Freud est centrale dans cette démarche. Albert Memmi est cité pour expliquer que Freud a porté les coups les plus rudes contre le judaïsme en s'attaquant à la figure de Moïse, symbole de la loi et de la tradition. « Tuer Moïse » est présenté comme l'acte fondateur de la libération du Juif moderne. L'auteur cite également Jean Daniel, qui décrit le judaïsme comme une « prison » dont il est difficile de sortir. La solution proposée est un « refus de soi comme Juif traditionnel », une prise de conscience individuelle qui permet de se libérer de la névrose collective. L'ouvrage se conclut sur une note d'espoir, affirmant que la « prison juive » n'est pas une fatalité et que la compréhension de cette psychopathologie permet d'envisager un « monde pacifié ».
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