The 9/11 Files: The CIA’s Secret Mission Gone Wrong | Ep 1
Les manquements et dissimulations de la CIA avant le 11 septembre
Introduction : La remise en question du récit officiel
Cette histoire est un mensonge. Près de 25 ans plus tard, les familles de 3 000 civils pleurent toujours le meurtre de leurs proches.
- Le contenu introductif établit d'emblée un ton de révisionnisme historique en rejetant catégoriquement la version officielle des événements du 11 septembre, présentée comme un échec systémique des renseignements. L'orateur accuse les institutions politiques, médiatiques et de renseignement américaines et étrangères d'avoir perpétué un mensonge pendant près d'un quart de siècle. L'argument central est que l'échec n'était pas une simple incapacité à connecter les points, mais plutôt le résultat d'actions délibérées. La promesse est faite de présenter des témoignages de première main, y compris d'anciens officiers de la CIA, d'agents du FBI, et de membres des familles des victimes, tous présentés comme des sources crédibles et non comme des théoriciens de la conspiration marginaux. L'objectif déclaré de la série est de plaider pour une nouvelle enquête indépendante et honnête, menée sans intérêts politiques partisans ou influences étrangères. Cette introduction sert de cadre à une enquête qui prétend avoir examiné des milliers de pages de documents et fait des découvertes choquantes, notamment sur le rôle de l'ancien directeur de la CIA John Brennan.
Les limites du renseignement pré-11 septembre et la découverte du standard téléphonique
Avant le 11 septembre, il n’y avait aucune source au sein d’Al-Qaïda. Aucun.
- Cette section plonge dans les difficultés opérationnelles des agences de renseignement américaines avant les attaques. Mark Rossini, un ancien agent du FBI détaché à l'unité Ben Laden de la CIA (Alec Station), décrit un paysage de renseignement désespérément pauvre. La principale source d'information sur Oussama Ben Laden n'était pas une infiltration humaine, mais plutôt des interceptions électroniques et des informateurs indirects, qualifiés avec mépris de "garçons et filles du thé de Ben Laden" ou "pintes piétinées", qui fournissaient des informations via les services pakistanais (ISI). Ces sources offraient des images satellites mais aucune insight sur les intentions ou les plans. Le récit se déplace ensuite sur la percée cruciale qui a suivi les attentats des ambassades en Afrique de l'Est en 1998. L'interrogatoire humain et empathique de Dahoud Rashid Alawali, un survivant de l'attentat de Nairobi, par l'agent spécial du FBI John Anticev, est présenté comme un moment charnière. Contrairement aux méthodes brutales souvent associées aux interrogatoires, cette approche a permis d'obtenir le numéro de téléphone du "standard téléphonique de Hada" à Sanaa, au Yémen, un centre de communication vital pour Al-Qaïda dont le FBI ignorait jusqu'alors l'existence, mais que la CIA et la NSA surveillaient apparemment depuis 1996.
La surveillance du sommet de Kuala Lumpur et la découverte du visa américain
Dans son passeport se trouve un visa pour aller aux États-Unis d'Amérique... selon un dossier judiciaire récemment publié, citation : « Les visas ont été délivrés pour faciliter une opération menée par les Saoudiens et l'opération d'espionnage de la CIA. »
- Ici, le récit se concentre sur un événement capital : le sommet de terroristes d'Al-Qaïda à Kuala Lumpur en janvier 2000. Grâce à la surveillance du standard de Sanaa, la CIA et la NSA ont suivi le futur pirate de l'air Khalid al-Mihdhar jusqu'à ce sommet. Le détail de la surveillance est frappant : les agences connaissaient ses numéros de vol et de siège. À son escale à Dubaï, la CIA a orchestré une fouille de sa chambre d'hôtel où son passeport a été photocopié, révélant un visa américain valide. Cette découverte est présentée comme extrêmement grave. Une citation d'un dossier judiciaire est utilisée pour avancer l'idée que ce visa a été délivré délibérément pour faciliter une opération conjointe saoudo-américaine, impliquant directement John Brennan, alors chef de la station de la CIA à Riyad. La surveillance s'est poursuivie à Kuala Lumpur, où al-Mihdhar a rencontré un autre futur pirate de l'air, Nawaf al-Hazmi. Toutes ces informations ont été consignées dans un câble de la CIA qui est arrivé sur les bureaux d'agents du FBI détachés, Mark Rossini et Doug Miller, à Alec Station.
Le blocage délibéré de l'information par la CIA
Elle a dit : « Non, ce n’est pas le cas. » J'ai dit : « Eh bien, pourquoi pas ? » Elle a dit : « Parce que ce n’est pas le FBI, ce n’est pas une affaire du FBI. »
- Ce segment décrit le moment où la dissimulation aurait commencé. Après la découverte du visa américain, l'agent du FBI Doug Miller a rédigé un CIR (Rapport de Renseignement Central) pour alerter formellement le FBI. Cependant, l'analyste de la CIA, Michael Anne Casey, a bloqué la transmission de ce rapport. Le témoignage direct de Mark Rossini dépeint une confrontation dramatique où Casey lui aurait ordonné de ne rien divulguer au FBI, affirmant que c'était une affaire de la CIA et qu'ils informeraient le FBI à leur discrétion. Rossini exprime un regret profond d'avoir obéi à cet ordre, un poids qu'il dit porter tous les jours. Cet épisode est crucial car il établit l'accusation selon laquelle la rétention d'information n'était pas une erreur bureaucratique, mais une décision consciente et active de la part de certains membres de la CIA pour empêcher le FBI d'agir contre des terroristes connus qui se dirigeaient vers les États-Unis.
L'arrivée des pirates de l'air et la théorie du recrutement
Selon un document judiciaire récemment publié, l'ancien responsable de la lutte contre le terrorisme à la Maison Blanche, Richard Clark, a déclaré aux enquêteurs du gouvernement que la CIA menait une opération sous fausse bannière pour recruter les pirates de l'air.
- Malgré le blocage de l'information, la CIA a continué de suivre al-Mihdhar et al-Hazmi jusqu'à leur arrivée à Los Angeles en janvier 2000. La question centrale devient alors : pourquoi la CIA voudrait-elle cacher cela ? La réponse avancée est une théorie audacieuse. S'appuyant sur des déclarations de Richard Clarke, l'ancien tsar anti-terroriste de la Maison Blanche, le contenu affirme que la CIA menait une opération visant à recruter ces terroristes comme sources au sein d'Al-Qaïda. Cofer Black, alors chef du Centre de lutte contre le terrorisme de la CIA, aurait justifié cette approche par le besoin désespéré de pénétration humaine. L'idée était de garder le FBI à distance pour ne pas compromettre cette opération sensible. Cette théorie est présentée comme le "grand mensonge" et la "grande illusion" qui a priorisé une tentative de recrutement risquée sur la protection immédiate du territoire américain. Il est souligné que le rapport officiel de la Commission du 11 septembre a complètement ignoré cette hypothèse, attribuant plutôt la faille à une simple différence de stratégie entre les agences.
Le rôle de l'agent saoudien Omar al-Bayoumi
La CIA a utilisé les Saoudiens sous la forme d'Omar Abayumi pour espionner pour eux et recueillir des renseignements.
- Cette partie détaille le mécanisme présumé de l'opération de recrutement une fois les pirates de l'air sur le sol américain. Le personnage clé est Omar al-Bayoumi, présenté comme un agent des services de renseignement saoudiens (GID). Pour contourner l'interdiction faite à la CIA d'espionner sur le territoire national, l'agence se serait appuyée sur les Saoudiens comme mandataires. Al-Bayoumi aurait rencontré al-Hazmi et al-Mihdhar peu après leur arrivée et les aurait aidés de manière très concrète à s'installer à San Diego : cosignature de bail, paiement du loyer, ouverture de comptes bancaires, obtention de permis de conduire. Des détails troublants sont mentionnés, comme le carnet de notes d'al-Bayoumi contenant des dessins d'avions et des calculs de vol, jamais examiné par la Commission du 11 septembre. De plus, il est affirmé qu'il recevait des fonds substantiels de l'ambassade d'Arabie saoudite à Washington. Cette relation étroite est présentée comme une couverture pour la CIA ; si l'opération échouait, la responsabilité pourrait être rejetée sur l'Arabie saoudite.
Les allers-retours impunis de Khalid al-Mihdhar
Midhar a pu entrer et sortir du pays à sa guise car il avait obtenu un visa américain multi-visites.
- Ce segment met en lumière l'incroyable facilité avec laquelle les pirates de l'air ont pu circuler. Khalid al-Mihdhar est retourné au Yémen puis est revenu aux États-Unis le 4 juillet 2001, muni d'un nouveau passeport et d'un visa multi-entrées. Malgré sa participation connue au sommet terroriste de Malaisie, il n'a été ni arrêté ni interrogé à son retour. L'accent est mis sur le fait que la grande majorité des pirates de l'air ont obtenu leurs visas au consulat américain de Djeddah, en Arabie saoudite, alors sous la supervision de John Brennan. Quelques jours avant le retour d'al-Mihdhar, une réunion conjointe FBI-CIA sur l'attentat de l'USS Cole a eu lieu. Un agent du FBI y a vu une photo d'al-Mihdhar, mais la CIA a une fois de plus refusé de l'identifier. Ce n'est qu'en août 2001, trop tard, que la CIA a alerté le FBI. Un autre agent du FBI anonyme est cité, suggérant que la CIA a finalement fourni des informations limitées dans une tentative désespérée de localiser les pirates de l'air sans révéler l'étendue de son opération compromise.
Les échecs du FBI et l'opération de dissimulation de la Commission
La vérité est que le rapport officiel de la Commission du 11 septembre vendu au public américain et au monde entier depuis des décennies comme le récit définitif de ce qui s’est passé ce jour-là est un mensonge.
- La critique s'étend ici aux échecs internes du FBI et, plus largement, à la Commission du 11 septembre elle-même. Il est révélé que les pirates de l'air ont vécu chez un informateur du FBI à San Diego, sans que le Bureau n'en soit informé. L'affaire de Zacarias Moussaoui à Minneapolis est citée comme un autre exemple d'alerte non exploitée. L'incompétence technologique du FBI est soulignée : pas de système de courrier électronique fonctionnel, pas d'archives numérisées, nécessité d'envoyer des photos des pirates de l'air par courrier express après les attaques. La section se conclut par une attaque frontale contre la Commission du 11 septembre, qualifiée d'"opération de dissimulation". Des accusations graves sont portées : la Maison Blanche de Bush a caché des informations, 28 pages du rapport du Congrès sur les liens saoudiens ont été caviardées, et le directeur exécutif de la Commission, Philip Zelikow, aurait conclu un accord secret avec la Maison Blanche pour contrôler l'accès aux témoins et aux documents. Le conseiller juridique principal de la commission, Dieter Snell, aurait tenté de supprimer les détails sur la collaboration saoudienne. La conclusion est sans appel : le rapport officiel est un mensonge destiné à protéger les responsables.
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