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Chapitre 1: Chapitre 5: 2. Quality Tolerance Limits states that, concerning the Trial Data, it is necessary (partie 1)

Évaluation critique des essais cliniques du vaccin Pfizer/BioNTech : Méthodologie défaillante, fraude potentielle et risques pour la santé publique

L'analyse exhaustive de la méthodologie des essais cliniques du vaccin Pfizer/BioNTech (Comirnaty) réalisée par Christine Cotton, biostatisticienne, révèle de graves manquements aux normes éthiques et réglementaires. Basée sur l'examen des protocoles, des bases de données, des rapports cliniques et des documents réglementaires, cette étude met en lumière des biais majeurs dans la conception, l'exécution et la déclaration des données. La gestion des participants, biaisée par l'auto-déclaration des symptômes, la sous-déclaration des événements indésirables graves, les modifications non évaluées du procédé de fabrication et le non-respect des Bonnes Pratiques Cliniques (BPC) compromettent la fiabilité des résultats d'efficacité et de tolérance. L'analyse conclut que le rapport bénéfice-risque est indéterminable, et appelle au retrait du vaccin et à une enquête approfondie, suggérant que cet essai s'apparente à une fraude massive.

Gestion biaisée des participants et sous-estimation des cas de COVID-19

L'essai clinique a confié aux participants la responsabilité principale d'évaluer et de signaler leurs propres symptômes, une approche fondamentalement erronée pour un critère d'efficacité aussi crucial.
  • Le protocole de l'essai pivot C4591001 a mis en place un système de diagnostic étonnamment passif. Pour être comptabilisé comme un cas de COVID-19 symptomatique, un participant devait non seulement présenter des symptômes spécifiques (fièvre, toux, essoufflement...), mais aussi les reconnaître, contacter lui-même le centre investigateur, et obtenir un test PCR. Ce processus, qui place la responsabilité sur des participants non-experts en milieu pandémique, est une source majeure de biais. Toute erreur de jugement ou toute incapacité à contacter le centre entraîne automatiquement une absence de test PCR, ce qui classe le participant comme un succès thérapeutique. Cette approche diffère radicalement d'un dépistage systématique, qui aurait été plus approprié pour un vaccin censé protéger contre une pandémie mortelle, et elle a inévitablement conduit à une sous-estimation massive du nombre réel de cas de COVID-19.
  • L'analyse de la base de données a confirmé que les participants ayant reçu le vaccin ont été testés pour le SARS-CoV-2 beaucoup moins fréquemment que ceux du groupe placebo. Ce biais différentiel de détection favorise le vaccin, car il réduit la probabilité de trouver des cas dans le groupe vacciné, faussant ainsi le calcul de l'efficacité vaccinale. De plus, les symptômes comme la fièvre et les douleurs musculaires, qui sont à la fois des réactions vaccinales courantes et des symptômes de la COVID-19, ont été systématiquement attribués à la réactogénicité du vaccin par l'investigateur lors de téléconsultations, sans examen physique. L'utilisation d'antipyrétiques, qui suppriment ces signaux d'alarme, a aggravé ce problème. En conséquence, l'efficacité rapportée de 95% est basée sur une méthode de comptage des cas intrinsèquement défaillante et favorable au produit, rendant tous les résultats d'efficacité peu fiables pour toutes les populations étudiées, y compris les analyses intermédiaires et finales.
  • La conception de l'essai a également mis en danger la vie des participants en ne prévoyant pas de dépistage systématique. En période de pandémie, ne pas tester régulièrement tous les participants, mais seulement ceux qui signalent des symptômes, a exposé les personnes asymptomatiques ou pré-symptomatiques à un risque de transmission non maîtrisée. Cela constitue un non-respect flagrant des principes fondamentaux de la Déclaration d'Helsinki sur la protection des participants à la recherche. L'utilisation d'agendas électroniques comme principal moyen de suivi était également inadaptée, en particulier pour les populations âgées, les plus vulnérables à la COVID-19. Le protocole, n'ayant pas été adapté au contexte pandémique malgré les procédures d'urgence accélérées, a démontré un mépris inquiétant pour la sécurité et le bien-être des participants, sapant la validité éthique de l'ensemble de l'essai.

Dissimulation et sous-déclaration des événements indésirables graves

Le nombre de décès dans le groupe vacciné dépasse nettement celui du groupe placebo, et surtout, plusieurs décès ont été délibérément omis du rapport intermédiaire de décembre 2020, ce qui constitue une fraude manifeste.
  • L'analyse des données de l'essai révèle une manipulation et une sous-déclaration systématiques des événements indésirables graves (EIG). Le cas d'Augusto Roux, un participant argentin ayant souffert d'une péricardite invalidante liée au vaccin, est emblématique. Son cas a été déclassé et réécrit dans la base de données, les effets graves étant minimisés ou attribués à tort à une suspicion de COVID-19 ou à des troubles psychiatriques. De même, le cas de Maddie de Garay, une adolescente de 15 ans devenue tétraplégique et nourrie par sonde après la vaccination, n'apparaît dans le rapport clinique que comme une simple "douleur abdominale". Cette réduction systématique de la gravité des EIG dans les rapports soumis aux autorités sanitaires a permis de cacher la toxicité réelle du produit et de minimiser les risques pour les populations vaccinées.
  • La dissimulation la plus flagrante concerne les décès. Le rapport intermédiaire de décembre 2020 indiquait 2 décès dans le groupe vacciné, mais l'analyse approfondie de la base de données a révélé qu'il y en avait au moins 6, incluant 3 arrêts cardiaques. Quatre décès ont été purement et simplement omis. Le taux de déclaration des décès n'était que de 33% dans le groupe vacciné, contre 80% dans le groupe placebo. Ces omissions incluent des décès survenus après un arrêt cardiaque chez des hommes de 58 et 63 ans dans les trois mois suivant la deuxième dose. Ces erreurs de saisie persistantes et les retards dans la déclaration des décès sont totalement inhabituels dans un essai clinique de cette envergure et constituent une preuve accablante de manipulation des données visant à cacher un signal de toxicité létale du vaccin.
  • L'absence de suivi à long terme a également contribué à la sous-estimation des risques. Tous les rapports d'analyse intermédiaire (à 3, 6 mois) ont été basés sur un suivi médian de seulement deux mois, bien que l'essai fût prévu pour durer deux ans. Les réglementations d'urgence de la FDA ont autorisé cette fenêtre d'observation réduite, en contradiction avec les recommandations de l'OMS qui préconisent un suivi d'au moins 6 mois pour évaluer la sécurité d'un vaccin. Cette limite temporelle a sciemment empêché la détection d'effets indésirables à long terme, notamment les myocardites et les troubles auto-immuns, qui sont apparus massivement après la mise sur le marché. Le profil de sécurité à long terme du vaccin reste, comme l'admet le Plan de Gestion des Risques, "inconnu" à ce jour.

Défaillances du contrôle qualité et violations des Bonnes Pratiques Cliniques (BPC)

Les inquiétudes de Brook Jackson, qui accusaient Ventavia Research Group de violations majeures de l'intégrité des données, ont été confirmées par d'anciens collègues, révélant une gestion désastreuse des sites d'investigation.
  • L'affaire Ventavia Research Group, dénoncée par Brook Jackson, ancienne directrice de la recherche, illustre les graves manquements au contrôle qualité. Jackson a signalé des problèmes systémiques, notamment un stockage incorrect du produit, une perte d'anonymat des participants, des erreurs de manipulation des échantillons et un suivi chaotique des événements indésirables graves. Bien que ces accusations aient été corroborées par deux anciens employés, le recrutement des participants n'a été suspendu que brièvement, et Ventavia n'a pas informé Pfizer des raisons de cette suspension, ce qui suggère une tentative de dissimulation. Les documents de Jackson listent des "actions correctives" en suspens, incluant des discussions sur des violations de l'intégrité des données mettant en danger les patients. Ce seul cas, qui implique trois centres et 1 000 participants, jette un doute immense sur la gestion des 150 autres centres.
  • Les audits de la FDA, qui auraient dû rassurer sur l'intégrité des données, sont eux-mêmes entachés de lacunes. Face à 153 sites cliniques, la FDA n'en a inspecté que six (3.9%) avant l'approbation, justifiant cette faiblesse par les restrictions de voyage liées à la pandémie. Paradoxalement, ces restrictions n'avaient pas entravé le recrutement record de 44 000 participants. Plus grave encore, les sites de Ventavia, pourtant au cœur des accusations de Brook Jackson, n'ont pas été inspectés. La FDA a elle-même admis que la vérification de l'intégrité des données était "limitée car l'étude était en cours et les données nécessaires à la vérification n'étaient pas encore disponibles". Cette incapacité à auditer correctement les centres et les données remet en cause la validité de l'ensemble des conclusions de l'essai et la capacité des autorités à protéger le public.
  • La méthodologie de l'essai a été entachée d'autres violations des BPC, comme la création d'un site "virtuel" en Argentine pour recruter des participants supplémentaires, comme en témoigne le cas d'Augusto Roux. De plus, les écarts au protocole ont été évalués lors de réunions en aveugle, une pratique inhabituelle qui peut biaiser l'analyse. Le transfert des responsabilités de BioNTech à Pfizer pour la conformité aux BPC, mentionné dans le rapport de la FDA, soulève des questions sur la supervision. Le rapport final de juillet 2023 déclare pourtant l'essai conforme aux BPC, une affirmation que l'analyse de Christine Cotton juge "trompeuse" au vu des preuves accablantes de fraudes et de dissimulation, notamment concernant les décès non déclarés. Ces violations systémiques sapent la crédibilité de l'ensemble du programme de développement clinique.

Changement clandestin du procédé de fabrication et ses conséquences toxiques

Le vaccin administré à la population en décembre 2020 n'était PAS celui évalué dans l'essai clinique. Il s'agissait d'un produit fabriqué selon un procédé différent, sans données sur son efficacité, son immunogénicité ou sa tolérance.
  • Le protocole de l'essai, dans son amendement 7 d'octobre 2020, a introduit un changement majeur dans le procédé de fabrication du vaccin, passant du "Procédé 1" (matériel d'essai clinique) au "Procédé 2" (procédé commercial). Le Procédé 2 utilisait de l'ADN plasmidique linéarisé cultivé dans des bactéries E. coli, une méthode fondamentalement différente de la PCR utilisée dans le Procédé 1. Ce changement n'a pas été communiqué au public. L'Agence Européenne des Médicaments (EMA) a elle-même émis des "Objections Majeures" concernant la conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) pour ce nouveau procédé. Elle a noté des différences dans les électrophérogrammes des espèces d'ARN entre les deux procédés, concluant qu'il était impossible d'affirmer qu'ils produisaient des molécules identiques. L'EMA a exigé des données complémentaires sur la caractérisation du produit, mais les autorisations ont été accordées avant leur obtention.
  • Le protocole prévoyait une comparaison de la tolérance et de l'immunogénicité entre les deux procédés, via un sous-groupe de 252 participants recevant le Procédé 2. Cette analyse comparative, pourtant cruciale, a été purement et simplement annulée par l'Amendement 20 du protocole en septembre 2022, sous prétexte que plus de 3,6 milliards de doses du Procédé 2 avaient déjà été distribuées. L'analyse statistique menée par Christine Cotton sur les données disponibles a démontré que le Procédé 2 provoquait au moins deux fois plus d'effets indésirables attribués au produit par Pfizer que le Procédé 1 (61,5% des participants vs environ 30%, p<0.0001). Les symptômes comme les frissons, la fatigue, la fièvre, les myalgies et les céphalées étaient significativement plus fréquents. Ces résultats prouvent que les deux procédés ne sont pas équivalents en termes de toxicité.
  • En octobre 2021, un nouveau changement de formulation a été introduit, remplaçant le PBS/Sucrose par du Tris/Sucrose (trométhamine). Cette nouvelle formulation a été approuvée pour les enfants de 5 à 11 ans sans aucun essai clinique préalable, en se basant uniquement sur une "étude de comparabilité" de lots en laboratoire. L'agence a reconnu des "différences mineures" entre les lots, "dont on ne s'attend PAS à ce qu'elles aient un impact sur l'efficacité et la sécurité". Aucune trace de ces différences mineures n'a été ajoutée au Plan de Gestion des Risques, malgré le changement dans la population cible. Ainsi, la population a reçu un produit dont la formulation avait été modifiée sans aucune donnée clinique sur son innocuité ou son efficacité, répétant le schéma de l'essai initial où le produit final n'était pas celui qui avait été testé.

Absence de preuves d'efficacité sur des critères cliniquement pertinents

L'efficacité du vaccin contre les formes graves, les hospitalisations et la mortalité liées à la COVID-19 n'a jamais été statistiquement démontrée dans les essais cliniques initiaux.
  • L'essai clinique n'a pas été conçu pour évaluer l'efficacité contre les formes graves, les hospitalisations ou la mortalité dès décembre 2020, faute de nombre de cas suffisants. Cette absence de démonstration statistique a persisté pour toutes les autres populations au moment de leurs demandes d'autorisation : les adolescents en avril 2021, les enfants de 5 à 11 ans en octobre 2021 et les jeunes enfants en juin 2022. La HAS française a confirmé en décembre 2020 que "par manque de puissance, il n'est pas possible de conclure spécifiquement pour les patients de plus de 75 ans". Les résultats de la phase 3 n'ont donc jamais fourni de preuve tangible que le vaccin prévenait les cas les plus graves de la maladie, un argument pourtant central dans les campagnes de vaccination.
  • L'efficacité contre les cas asymptomatiques, cruciale pour freiner la transmission, n'a pas non plus été démontrée. Le rapport final de juillet 2023 estime l'efficacité contre les infections asymptomatiques (basée sur la séroconversion) à seulement 52,9%, un résultat non fourni en détail. Le critère principal de l'essai, les cas symptomatiques confirmés par PCR, est entaché de biais majeurs qui empêchent de tirer toute conclusion solide. L'efficacité contre les hospitalisations, un autre critère important, n'a pas été statistiquement démontrée pour aucune population lors de l'autorisation. Enfin, l'efficacité contre la mortalité liée à la COVID-19 n'a jamais été démontrée par les données de l'essai, comme l'a souligné la HAS.
  • Les essais sur les vaccins bivalents, qui ont suivi, n'ont pas non plus apporté de preuves d'efficacité clinique. Ils se basent principalement sur la mesure des taux d'anticorps neutralisants, en partant du principe erroné qu'un taux élevé équivaut à une bonne protection. L'Agence FDA a elle-même reconnu qu'aucun marqueur immunitaire n'avait été identifié pour établir cette corrélation de protection. Dans une présentation de juin 2022, Kena Swanson, vice-présidente de Pfizer, a admis qu'"il n'y a pas de corrélat de protection établi". Tous les essais basés uniquement sur la mesure des anticorps ne constituent donc pas des preuves d'efficacité contre la maladie. La durée de protection était également sous-estimée, le pic d'anticorps mesuré à un mois après la deuxième dose étant déjà en déclin à deux mois, ce qui annonçait une perte rapide d'efficacité.

Conclusion finale : un appel au retrait du vaccin et à une enquête judiciaire

Au vu de tous ces éléments, en tant que biostatisticienne et directrice d'organisme de recherche, je confirme mes conclusions de janvier 2022 et appelle au retrait pur et simple de tous les vaccins COVID-19 de Pfizer/BioNTech.
  • L'analyse méthodologique conclut à l'absence de preuves fiables de l'efficacité du vaccin Pfizer/BioNTech. Le critère principal de l'essai (cas symptomatiques) est biaisé, l'efficacité contre les formes graves n'est pas démontrée, et les données sur la tolérance sont gravement compromises par la sous-déclaration des événements indésirables graves et des décès. Le changement de procédé de fabrication, intervenu sans évaluation adéquate, a produit un vaccin plus toxique dont l'efficacité et l'immunogénicité n'ont jamais été prouvées pour le produit final. Les autorités sanitaires ont accordé des autorisations basées sur des données incomplètes et potentiellement frauduleuses, tout en omettant de corriger les informations erronées (comme les 95% d'efficacité) diffusées dans les médias.
  • Les risques liés à la vaccination, largement sous-estimés dans l'essai, sont confirmés par les données de pharmacovigilance post-commercialisation. Les rapports périodiques de sécurité (PSUR) et les alertes de l'OMS ont identifié des signaux de sécurité inquiétants affectant tous les systèmes d'organes : myocardites, thromboses, paralysies, troubles neurologiques (tinnitus, perte d'audition), maladies auto-immunes, et troubles menstruels. Malgré ces signaux, les autorités comme le CDC ont limité leur évaluation des événements indésirables à une fenêtre de 21 jours, minimisant délibérément le nombre d'événements graves, y compris les décès. L'analyse montre que le rapport bénéfice-risque est impossible à déterminer objectivement en raison de la fraude et de la sous-déclaration.
  • Christine Cotton appelle à une enquête criminelle indépendante. Elle demande la communication par Pfizer des bases de données complètes (dont l'Audit Trail qui retrace toutes les modifications de données), des dossiers d'appels téléphoniques et des résultats de tests PCR. Elle exige également un audit complet des sites d'investigation par des auditeurs indépendants pour vérifier la conformité aux BPC. Enfin, elle demande l'analyse indépendante de flacons de vaccins de différents lots pour détecter d'éventuels contaminants. En attendant, l'auteure estime que continuer à administrer ce vaccin, dont l'essai clinique s'apparente à une "fraude massive", constitue un risque inacceptable pour la santé publique et un acte de maltraitance pour les populations, en particulier les enfants et les femmes enceintes.

Chapitre 1: Chapitre 5: 2. Quality Tolerance Limits states that, concerning the Trial Data, it is necessary (partie 2)

Évaluation des pratiques méthodologiques dans les essais Pfizer/BioNtech : Analyse statistique comparative des procédés 1 et 2

Introduction et contexte de l'analyse statistique

L'objectif principal de cette analyse est de comparer les profils de sécurité et de tolérance entre le Processus 1 et le Processus 2 de l'essai BNT162b2, en s'appuyant sur un échantillon de 504 patients.
  • Cette section présente le cadre général de l'étude, qui se concentre sur l'évaluation des pratiques méthodologiques mises en œuvre dans les essais cliniques de Pfizer/BioNtech. L'auteure, Christine Cotton, utilise des méthodes statistiques classiques (tests du Chi², tests exacts de Fisher, mesures d'association) pour comparer deux processus de fabrication ou d'administration (Process1 et Process2) du vaccin BNT162b2. L'analyse repose sur un échantillon de 504 patients, répartis de manière égale entre les deux groupes (252 patients chacun). Les données proviennent de tableaux de fréquence détaillés, couvrant les événements indésirables émergents du traitement (TEAE), les événements indésirables graves (SAE), les événements liés (REL) et les réactions indésirables médicamenteuses classées par système organique. L'objectif est de détecter des différences statistiquement significatives dans les taux d'événements, qui pourraient indiquer des variations dans la sécurité ou la réactogénicité entre les deux processus.

Caractéristiques démographiques des patients (Échantillon 6)

Les deux groupes sont globalement comparables, avec un âge moyen autour de 38-40 ans, une légère prédominance masculine dans le Process2, et une distribution raciale similaire, bien que le Process2 compte plus de femmes que le Process1 (53,6% contre 42,1%).
  • L'analyse de l'échantillon 6 (tableau 11) détaille les caractéristiques des 504 patients. L'âge moyen est de 38,4 ans (écart-type 10,9) pour le Process1, et de 40,7 ans (10,7) pour le Process2, avec une médiane respective de 38 et 42 ans. La répartition par sexe montre 53,6% de femmes dans le Process1 contre 42,1% dans le Process2, soit une différence notable. La composition raciale est dominée par les Blancs (environ 43% dans chaque groupe), suivis par les Asiatiques (11,5% et 10,7%), les Noirs ou Afro-Américains (11,5% et 7,5%), et une catégorie « Autres » regroupant les natifs hawaïens ou insulaires du Pacifique, les non déclarés et les multiples. Les comorbidités sont également documentées : 15,5% des patients du Process1 et 19,8% du Process2 présentent au moins une comorbidité. L'obésité est identique (31,3%) dans les deux groupes. La quasi-totalité des patients sont négatifs pour les anticorps anti-N au départ (sauf un dans le Process1). Ces données suggèrent une comparabilité globale, mais avec quelques déséquilibres potentiels (sexe, comorbidités) qui pourraient influencer les résultats d'événements indésirables.

Analyse des Événements Indésirables Émergents du Traitement (TEAE)

La différence entre les deux processus est hautement significative (p < 0,0001) : 32,9% des patients du Process1 présentent un TEAE contre 61,5% dans le Process2, soit un risque relatif très augmenté pour le second.
  • Le tableau de contingence croise la présence d'au moins un TEAE avec le processus. Dans le Process1, 83 patients sur 252 (32,9%) ont rapporté un TEAE, contre 155 (61,5%) dans le Process2. Le test du Chi² donne une valeur de 41,27 (p < 0,0001), confirmant une association très forte. Le coefficient Phi est de 0,286, indiquant une taille d'effet modérée. Le test exact de Fisher (bilatéral p < 0,0001) confirme la significativité. Ainsi, le Process2 est associé à un taux d'incidence des TEAE presque deux fois supérieur à celui du Process1. Cette différence majeure suggère que le processus de fabrication, d'administration ou la formulation elle-même (Process2) induit une réactogénicité nettement plus élevée. Les pourcentages sur l'ensemble des 504 patients montrent que 47,2% ont eu au moins un TEAE dans la totalité de l'échantillon, ce qui est cohérent avec des données d'essais de vaccins à ARNm, mais l'écart entre les deux groupes est frappant.

Événements Indésirables Graves (SAE) et autres événements critiques

Les événements graves sont très rares : un seul SAE confirmé dans le Process1 (0,4%) et aucun dans le Process2. Les tests statistiques ne montrent pas de différence significative (p = 0,3168), mais la faible incidence limite la puissance.
  • La comparaison des SAE (Serious Adverse Events) révèle une très faible occurrence : 2 événements graves au total dans l'échantillon global de 504 patients (0,4%). Le Process1 enregistre 2 SAE (0,79% des patients du groupe), tandis que le Process2 n'en rapporte aucun (0%). Le test du Chi² n'est pas valide car 50% des cellules ont un effectif attendu inférieur à 5 ; le test exact de Fisher donne une probabilité bilatérale de 0,499, non significative. De même, pour les événements menaçant le pronostic vital (LifeThreat), un seul cas est signalé dans le Process1 (0,4%) et aucun dans le Process2, avec une statistique identique (p = 0,3168). Les abandons prématurés pour cause d'effet indésirable sont également très rares (un dans le Process1, zéro dans le Process2). Aucun décès n'est rapporté. Ces données indiquent que, malgré des TEAE beaucoup plus fréquents dans le Process2, la survenue d'effets graves reste exceptionnelle et non différenciée statistiquement entre les deux processus, même si le Process1 en présente un peu plus.

Événements Indésirables Liés (REL) au vaccin

La proportion d'événements considérés comme liés au traitement est de 31,5% dans le Process1 contre 68,5% dans le Process2, avec une significativité extrêmement forte (p < 0,0001).
  • Le tableau de fréquence pour la variable REL (Relation suspectée avec le vaccin) montre que dans le Process1, 68 patients sur 252 (26,98%) ont présenté un AE lié, tandis que dans le Process2, ce nombre est de 148 (58,73%). Le test du Chi² donne 51,85 (p < 0,0001), et le Phi coefficient est de 0,321. Ainsi, le Process2 est associé à un risque d'AE lié plus de deux fois supérieur à celui du Process1. Ce résultat est cohérent avec la différence observée pour les TEAE totaux. Il suggère que la réactogénicité systémique locale ou générale est nettement plus élevée dans le Process2. Les analyses précédentes (échantillon 5) confirmaient déjà cette tendance : dans l'échantillon 5, 51% des patients du Process1 avaient un AE lié contre 148% (?) – en réalité, dans l'échantillon 5, les chiffres étaient de 51/252 (20,24%) pour le Process1 et 148/252 (58,73%) pour le Process2, soit une différence encore plus marquée. Ces résultats soulèvent des questions sur la composition ou le processus de fabrication qui pourrait influencer la réponse immunitaire et les effets secondaires.

Répartition des Réactions Indésirables Médicamenteuses (ADR) par Système Organique (Échantillon 5)

Les classes d'organes les plus impactées sont les troubles généraux (19,05% des patients dans le Process1, 55,56% dans le Process2) et les troubles musculo-squelettiques (7,54% vs 20,63% environ), avec un déséquilibre systématique en faveur du Process2.
  • L'analyse détaillée des ADR (échantillon 5, page 399-400) liste les événements par System Organ Class (SOC) et par Preferred Term. Le Process2 présente un nombre total d'ADR beaucoup plus élevé : 155 patients concernés contre 76 pour le Process1 (61,51% vs 30,16%). Parmi les classes, les troubles généraux et anomalies au site d'administration dominent : frissons (23,02% dans le Process2 vs 6,35% dans le Process1), fatigue (28,97% vs 6,75%), douleur au site d'injection (38,49% vs 13,10%), pyrexie (19,84% vs 1,98%). Les troubles musculo-squelettiques (myalgies, arthralgies) sont également plus fréquents dans le Process2 (20,24% vs 7,54%). Les troubles du système nerveux (céphalées) sont nettement plus élevés dans le Process2 (22,22% vs 5,56%). En revanche, certaines classes comme les lésions, empoisonnements et complications interventionnelles sont uniquement rapportés dans le Process1 (5,56% vs 0%). Le Process1 compte aussi des troubles psychiatriques (0,79% vs 0%). Globalement, le Process2 induit une réactogénicité plus forte sur les symptômes systémiques classiques des vaccins à ARNm, tandis que le Process1 semble associé à quelques événements traumatiques ou complications procédurales.

Comparaison statistique par classe d'organes (Échantillon 6)

Dans l'échantillon 6, les tendances restent identiques : troubles généraux (24,21% pour le Process1 vs 55,56% pour le Process2), infections (1,59% vs 1,19%), et troubles musculo-squelettiques (9,92% vs 20,63%).
  • L'échantillon 6 (pages 411-414) reproduit l'analyse ADR avec des effectifs légèrement différents mais des profils similaires. Le nombre total d'ADR est de 211 pour le Process1 (84 patients, 33,33%) et 498 pour le Process2 (155 patients, 61,51%). La SOC des troubles généraux reste la plus fréquente : 125 événements (61 patients, 24,21%) dans le Process1 contre 334 (140 patients, 55,56%) dans le Process2. Les céphalées sont plus présentes dans le Process2 (22,22%) que dans le Process1 (6,75%). Les myalgies sont signalées par 42 patients (16,67%) dans le Process2 contre seulement 5 (1,98%) dans le Process1. Les événements liés à la peau et au tissu sous-cutané sont plus fréquents dans le Process1 (1,98% vs 0,79%). Les troubles vasculaires sont équilibrés (0,40% vs 0,79%). Enfin, on note dans le Process1 quelques cas de cancer (carcinome transitionnel, léiomyome) absents du Process2, mais en très petit nombre. Ces comparaisons confirment que le processus 2 est nettement plus réactogène, en particulier pour les symptômes généraux, neurologiques et musculo-squelettiques, alors que le processus 1 présente quelques événements chirurgicaux ou traumatiques isolés.

Analyse des événements indésirables liés à la grossesse et aux blessures

Le Process1 enregistre plusieurs événements de blessures (chutes, expositions pendant la grossesse, erreurs de dosage) qui sont absents dans le Process2, suggérant peut-être des différences dans la population ou les conditions d'administration.
  • Dans l'échantillon 5, la SOC « Lésions, empoisonnements et complications interventionnelles » regroupe 14 événements dans le Process1 (5,56% des patients) contre aucun dans le Process2. Ces événements incluent : morsure d'arthropode, exposition pendant la grossesse, lésion de la tête, dosage incorrect administré, lésion méniscale, erreur d'administration du produit, erreur de stockage, fracture dentaire, mauvais produit administré. Dans l'échantillon 6, la même SOC compte 5 événements (tous dans le Process1) : commotion cérébrale, lésion de l'oreille, exposition pendant la grossesse, chute, tension musculaire, lacération cutanée, brûlure thermique. Cette concentration exclusive dans le Process1 est frappante. Elle pourrait indiquer soit une différence de codage, soit des caractéristiques de population différentes (par exemple, plus d'activités à risque), soit des conditions d'administration moins contrôlées pour le Process1. Cependant, le faible nombre d'événements ne permet pas d'établir une causalité claire. Les tests statistiques sur la variable « lésions » ne sont pas rapportés de manière isolée, mais l'absence totale dans le Process2 est notable.

Synthèse des résultats et implications méthodologiques

L'ensemble des analyses révèle une différence systématique et hautement significative entre les deux processus, le Process2 étant associé à une incidence plus élevée d'événements indésirables totaux et liés, principalement de nature systémique.
  • Les huit chapitres d'analyse convergent vers une conclusion robuste : le Process2 de BNT162b2 induit une réactogénicité bien supérieure au Process1, avec des taux d'événements indésirables deux fois plus élevés (TEAE 61,5% vs 32,9% ; REL 58,7% vs 27,0%). Les événements graves restent très rares et non différenciés. La classification par système organique montre que les troubles généraux (fièvre, fatigue, myalgies) et neurologiques (céphalées) sont les principaux contributeurs à cette différence. En revanche, le Process1 présente un excès d'événements de type lésions, peut-être liés à des biais de recrutement ou de déclaration. Ces résultats soulèvent d'importantes questions méthodologiques : la comparabilité des groupes n'est pas parfaite (sexe, comorbidités) et pourrait expliquer une partie des écarts. De plus, la nature des processus (composition, fabrication, stockage, administration) n'est pas détaillée dans les extraits, ce qui limite l'interprétation. L'analyse statistique elle-même est rigoureuse (tests du Chi², Fisher, Phi), mais les avertissements sur la validité des tests pour les cellules de faible effectif doivent être pris en compte, notamment pour les événements graves. En conclusion, ce document apporte une preuve statistique d'une hétérogénéité marquée entre les deux processus, nécessitant une investigation plus approfondie des causes sous-jacentes.

en-têtes (partie 1)

Évaluation des pratiques méthodologiques des essais Pfizer/BioNTech sur le vaccin COVID-19

Introduction et contexte de l'expertise

Ce rapport évalue les pratiques méthodologiques et les données cliniques des essais de vaccins à ARNm contre la COVID-19 sponsorisés par Pfizer, en se concentrant sur les Bonnes Pratiques Cliniques (BPC), l'efficacité et la sécurité.
  • Le rapport, rédigé par Christine Cotton, experte en gestion de données d'essais cliniques, analyse en détail les documents des essais pivots de Pfizer/BioNTech, y compris les rapports d'études cliniques, les bases de données rendues publiques par décision de justice, et les rapports périodiques de sécurité (PSUR). L'objectif est de vérifier la conformité aux Bonnes Pratiques Cliniques (BPC) et d'évaluer la validité des conclusions sur l'efficacité et la sécurité.
  • L'auteure souligne le contexte de la pandémie de COVID-19, avec le séquençage du génome viral en janvier 2020 et le lancement précipité des essais. Elle mentionne l'opération Warp Speed aux États-Unis, qui a accéléré la production de vaccins, mais aussi créé des défis éthiques et pratiques uniques. Le rapport ne remet pas en cause la compétence des acteurs, mais se concentre sur le respect des BPC, élément essentiel pour obtenir des résultats statistiques fiables.
  • Le rapport se base sur une multitude de sources : rapports intermédiaires à 3 et 6 mois, essais chez les adolescents et les enfants, résultats sur la dose de rappel et les vaccins bivalents, essais chez les femmes enceintes, plans de gestion des risques, base de données de l'essai pivot, et PSUR. L'analyse met en évidence des résultats incomplets, des risques multiples, des informations manquantes sur l'efficacité, la sécurité et l'immunogénicité, ainsi que des biais méthodologiques et des violations majeures aux BPC.

Développement du médicament et Bonnes Pratiques Cliniques (BPC)

Les Bonnes Pratiques Cliniques sont une norme éthique et scientifique internationale de qualité pour la conception et la conduite d'essais impliquant des sujets humains, garantissant la protection des droits, de la sécurité et du bien-être des participants, ainsi que la fiabilité des données.
  • L'auteure décrit le processus normal de développement d'un médicament, de la recherche fondamentale aux essais cliniques de phase I à IV, soulignant que cela prend habituellement 5 à 10 ans pour un vaccin. Elle détaille les rôles des différentes parties prenantes : promoteur, investigateurs, data managers, statisticiens, pharmacovigilants, et assureurs qualité. Chaque acteur doit suivre des procédures opérationnelles standardisées et des documents de référence comme le guide ICH E6(R2).
  • La réglementation des essais cliniques est encadrée par des normes internationales (ICH) qui visent à standardiser les pratiques. L'importance de l'adhésion aux BPC est soulignée par des publications de la FDA, de l'EMA et de l'OMS, qui affirment que le non-respect peut conduire à des données erronées et à une évaluation biaisée du rapport bénéfice/risque. Le rapport cite l'article de Sellers et al. (2022) qui décrit les inspections BPC comme cruciales pour l'intégrité des données.
  • L'auteure explique en détail les processus de gestion des données : création de l'e-CRF, contrôles de validation, codage MedDRA, extraction des données au format CDISC. Elle insiste sur l'importance de la piste d'audit (audit trail) pour tracer toute modification. La base de données doit être gelée après vérification complète. Pfizer lui-même déclare dans son rapport de juillet 2023 que l'étude a été menée conformément aux BPC, ce que l'auteure conteste dans la suite du rapport.

Calendrier accéléré et conception de l'essai pivot

Ce rythme de recrutement phénoménal (44 000 participants en quelques mois) soulève déjà la question de la compatibilité avec les Bonnes Pratiques Cliniques.
  • Le développement du vaccin BNT162b2 a été extrêmement rapide : le génome du SRAS-CoV-2 a été publié le 12 janvier 2020, les premiers essais de phase 1/2 ont commencé en avril 2020, et le vaccin candidat a été sélectionné le 27 juillet 2020 pour la phase 2/3. Moins d'un mois après le début de la phase 3, 11 000 participants étaient déjà recrutés, avec un taux de 55 personnes par heure. En octobre 2020, 37 000 participants étaient inclus dans 120 centres à travers le monde. Ce recrutement record a été rendu possible par des réseaux d'investigation clinique nationaux, mais pose des questions sur la qualité du suivi.
  • L'essai pivot était une étude randomisée, contrôlée versus placebo (solution saline à 0,9%), en double aveugle. Le critère principal d'efficacité était le nombre de cas de COVID-19 symptomatique confirmé par PCR à partir de 7 jours après la deuxième dose. La surveillance des symptômes reposait sur un journal électronique rempli par les participants eux-mêmes, avec un contact téléphonique ou une télésanté en cas de symptômes. L'utilisation d'antipyrétiques était autorisée, ce qui pouvait masquer la fièvre, un symptôme clé.
  • L'auteure identifie plusieurs biais méthodologiques dans la conception. Les symptômes de la COVID-19 (fièvre, frissons, douleurs musculaires) sont identiques aux réactions vaccinales, ce qui rend difficile la distinction par le participant ou l'investigateur en téléconsultation. Aucun test PCR systématique n'était prévu, ce qui signifie que les participants asymptomatiques ou ceux qui ne signalaient pas leurs symptômes n'étaient pas testés, ce qui sous-estime le nombre de cas de COVID-19. De plus, l'efficacité sur la transmission n'a pas été évaluée, car seuls les cas symptomatiques étaient comptés.

Résultats de l'analyse intermédiaire de décembre 2020 et biais statistiques

Aucune efficacité statistiquement prouvée sur les cas graves, sur la mortalité, ni sur les plus de 75 ans. La durée de protection est inconnue.
  • Le rapport clinique du 10 décembre 2020 a présenté une efficacité vaccinale de 95% contre la COVID-19 symptomatique à partir de 7 jours après la deuxième dose, sur la base de 8 cas dans le groupe vaccin et 162 dans le groupe placebo. Cependant, l'auteure note que cette efficacité chute à 82% si l'on considère les cas à partir de la première dose, démontrant la sensibilité du résultat au choix du critère.
  • Pour les cas graves, l'efficacité rapportée était de 66,4%, mais l'intervalle de confiance incluait zéro (-124,8 à 96,3), ce qui signifie que la différence n'était pas statistiquement significative. Il était donc incorrect de conclure à une protection contre les formes sévères. De plus, l'efficacité sur la mortalité n'a pas été testée, et la durée de protection n'a pas été évaluée, les anticorps n'ayant été mesurés que jusqu'à 52 jours après la deuxième dose.
  • Un biais majeur est mis en évidence : 3410 cas suspects de COVID-19 n'ont pas été confirmés par PCR. Si l'on suppose que seulement 30% de ces cas étaient positifs (sur la base des symptômes), l'efficacité vaccinale tomberait à 46,8%, bien en dessous du seuil de 50% requis pour une autorisation d'urgence. Le groupe vaccin présentait plus de cas suspects non confirmés dans les 7 jours suivant la vaccination, ce qui suggère que les réactions vaccinales ont été confondues avec des symptômes COVID, sans test PCR de confirmation.

Anomalies dans la base de données et violations des BPC

La création d'un centre virtuel (4444) pour augmenter le recrutement est totalement contraire aux Bonnes Pratiques Cliniques.
  • Grâce à une décision de justice américaine, la base de données de l'essai pivot a été rendue publique. L'analyse de cette base (au format SAS) révèle de graves anomalies. Le centre 1231 en Argentine a recruté à lui seul 5 764 participants, avec un rythme de 10 à 280 participants par jour, nécessitant une équipe de 15 personnes travaillant 8 heures par jour. Un centre virtuel (4444) a été créé pour suivre les participants après la deuxième dose, ce qui est contraire aux règles de gestion des données.
  • Le cas du participant Augusto Roux, qui a développé une péricardite après la vaccination, a été mal documenté. Sa péricardite n'apparaît pas dans la base de données ; elle a été enregistrée comme une pneumonie, puis comme une COVID-19, malgré un test PCR négatif. Le responsable du centre lui a diagnostiqué des troubles psychologiques, ce qui est une tentative de discréditer le participant et de minimiser les effets indésirables. L'EMA a été alertée, mais aucune action n'a été prise.
  • L'auteure identifie 214 participants « disparus » entre deux versions de la liste des investigateurs (novembre 2020 et mars 2021), dont 161 du centre argentin. La randomisation étant automatisée par un système IRT, il est impossible de perdre des participants. Il s'agit probablement de suppressions volontaires de données, ce qui constitue une violation majeure des BPC. De plus, le groupe vaccin a eu significativement moins de visites pour suspicion de COVID-19 que le groupe placebo (652 vs 517), ce qui sous-estime le nombre de cas dans le groupe vaccin et fausse l'efficacité.

Essais pédiatriques et sur la dose de rappel

Pour les enfants âgés de 6 mois à moins de 5 ans, l'efficacité sur les cas symptomatiques était de 10,2%, avec un intervalle de confiance très large ne permettant pas de conclure à une efficacité.
  • Les essais chez les adolescents (12-15 ans) et les enfants (5-11 ans) ont montré des résultats d'efficacité basés sur des critères immunologiques de substitution, car le nombre de cas de COVID-19 symptomatique était trop faible pour permettre une analyse statistique robuste. L'auteure note que les bénéfices étaient incertains et que les lacunes en matière de données étaient importantes, notamment sur la sécurité à long terme.
  • Pour les enfants de 6 mois à 5 ans, l'efficacité rapportée sur les cas symptomatiques était seulement de 10,2% (intervalle de confiance : -129,8% à 66,8%), ce qui n'est pas statistiquement significatif. Les résultats sur les cas graves étaient également non concluants. Malgré cela, les autorités sanitaires ont recommandé la vaccination pour cette tranche d'âge, ce que l'auteure conteste vivement.
  • L'essai sur la dose de rappel (booster) a montré une augmentation des anticorps neutralisants, mais l'auteure souligne qu'aucun corrélat de protection n'a été établi par la FDA. L'efficacité clinique a été calculée à partir de données observationnelles et non d'un essai randomisé contrôlé, ce qui introduit des biais. De plus, la modification du procédé de fabrication entre les lots utilisés dans les essais et ceux commercialisés a soulevé des questions sur la comparabilité des produits.

Signaux de sécurité et pharmacovigilance

L'analyse cumulative des rapports de sécurité post-autorisation révèle des milliers d'effets indésirables graves, dont des myocardites, des péricardites, des thromboses et des décès.
  • Les rapports périodiques de sécurité (PSUR) soumis par Pfizer à l'EMA documentent une augmentation du nombre de cas de myocardite et de péricardite, en particulier chez les jeunes hommes après la deuxième dose. Le CDC a confirmé un risque accru dès juin 2021. D'autres signaux de sécurité ont été détectés, comme les troubles menstruels, les accidents vasculaires cérébraux, les embolies pulmonaires, et les maladies auto-immunes (pemphigus, pemphigoïde).
  • L'auteure analyse les données d'EudraVigilance au 26 mai 2024 : pour le vaccin Tozinameran (Comirnaty original), on dénombre plus de 1,5 million de cas signalés, dont environ 300 000 graves. Les classes d'organes les plus touchées sont les troubles généraux (fièvre, fatigue), les troubles du système nerveux, les troubles cardiaques, et les troubles musculo-squelettiques. Les décès signalés sont nombreux, mais l'auteure note que les données sont sous-déclarées.
  • L'auteure critique également les études de pharmacovigilance menées par Pfizer, qui présentent des limitations importantes reconnues par l'EMA : sous-déclaration des effets indésirables, absence de groupe contrôle, données incomplètes sur les populations vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées). Malgré ces limites, les autorités ont continué à autoriser les vaccins et les rappels, sans exiger d'études complémentaires robustes.

Violations des BPC et conclusion générale

Ce rapport démontre que les multiples violations des Bonnes Pratiques Cliniques invalident les conclusions sur l'efficacité, la sécurité et l'immunogénicité des vaccins à ARNm de Pfizer/BioNTech.
  • L'auteure liste les violations constatées : recrutement excessif dans certains centres sans contrôle qualité adéquat, création de centres virtuels, suppression de participants de la base de données, sous-notification des visites pour suspicion de COVID-19 dans le groupe vaccin, mauvaise gestion des effets indésirables graves (comme la péricardite d'Augusto Roux), et modification du procédé de fabrication sans étude de comparabilité rigoureuse.
  • Le rapport conclut que les biais méthodologiques dans la définition et la mesure du critère principal d'efficacité (absence de test PCR systématique, confusion entre réactions vaccinales et symptômes COVID, utilisation d'antipyrétiques) rendent le résultat d'efficacité de 95% invalide. L'absence de preuve d'efficacité sur la transmission, les cas graves et la mortalité est particulièrement préoccupante.
  • L'auteure recommande que les autorités sanitaires réévaluent le rapport bénéfice/risque des vaccins à ARNm sur la base de données fiables. Elle appelle à la réalisation de nouveaux essais cliniques respectant les BPC, avec un suivi à long terme, des tests PCR systématiques, et une évaluation indépendante de la sécurité. Elle souligne que les décisions de santé publique doivent être basées sur des preuves solides, et non sur des données biaisées.e

en-têtes (partie 2)

Évaluation des pratiques méthodologiques des essais Pfizer/BioNTech

Manipulation du critère d'efficacité principal

We are far from the announced 95% efficacy... Nearly 10 times more COVID cases are detected in the vaccinated group using serology than with PCR testing, regardless of whether the participants are symptomatic or not.
  • L’efficacité de 95 % annoncée par Pfizer en décembre 2020 repose sur un critère principal biaisé : le nombre de cas de COVID-19 confirmés par PCR chez des participants symptomatiques. Cette méthode exclut délibérément les infections asymptomatiques et les cas non détectés par PCR, ce qui gonfle artificiellement l’efficacité apparente. Or, les tests sérologiques anti-nucléocapside, qui détectent toutes les infections naturelles (symptomatiques ou non), montrent une efficacité réelle d’environ 54 %, bien en deçà des 95 % revendiqués. Ce critère sérologique, objectif et validé (sensibilité et spécificité de 100 % selon une étude de l’Abbott Architect), n’a jamais été utilisé par Pfizer dans ses rapports intermédiaires, ce qui constitue une omission scientifique grave.
  • Le choix du critère principal a également introduit un biais de surveillance : les participants vaccinés ont été testés moins fréquemment que ceux du groupe placebo, ce qui sous-estime le nombre de cas dans le groupe vacciné et surestime l’efficacité. L’analyse harmonisée des trois critères (infection asymptomatique, COVID-19 non sévère, COVID-19 sévère) aurait permis d’évaluer l’effet global du vaccin. Les résultats de ce critère combiné n’ont jamais été présentés, alors que la technologie sérologique était disponible et fiable. Cette omission délibérée soulève des questions éthiques et méthodologiques majeures, car elle a permis d’obtenir une autorisation de mise sur le marché sur la base de données tronquées.

Dissimulation des décès et violations des bonnes pratiques cliniques

It would have been more than appropriate to investigate this death before releasing the results in order to avoid concealing a serious adverse effect with a fatal outcome.
  • Lors de la première analyse intermédiaire en décembre 2020, Pfizer a déclaré seulement 6 décès (2 dans le groupe vacciné, 4 dans le groupe placebo). L’examen des données de la base SAS® et des formulaires de rapport de cas (CRF) rendus publics en 2023 révèle qu’au 14 novembre 2020, date de gel de la base, il y avait en réalité 11 décès : 6 dans le groupe vacciné et 5 dans le groupe placebo. Quatre décès dans le groupe BNT162b2 ont été volontairement omis grâce à des erreurs de saisie de dates (par exemple, le décès du patient 11201050 survenu le 7 novembre 2020 a été enregistré par le centre le 24 novembre, après la date de gel). Ces manipulations ont permis de présenter un profil de sécurité favorable alors que le nombre réel de décès dans le groupe vacciné était trois fois supérieur à celui déclaré.
  • L’audit trail des CRF montre des corrections tardives demandées par l’équipe de pharmacovigilance de Pfizer, comme pour la patiente 11141050 (décès par arrêt cardiaque enregistré au 25 novembre au lieu du 19 octobre). Ces écarts constituent des violations flagrantes des Bonnes Pratiques de Pharmacovigilance, des Bonnes Pratiques Cliniques et des Bonnes Pratiques de Gestion des Données. La docteure Jeyanthi Kunadhasan, qui a analysé la même base de données, a confirmé dans une lettre aux autorités australiennes (mars 2024) que 11 décès étaient connus de Pfizer avant le 14 novembre, mais que seuls 2 sur 6 (33 %) dans le groupe vacciné ont été signalés, contre 4 sur 5 (80 %) dans le groupe placebo. Ce déséquilibre invalide toutes les conclusions de sécurité de l’analyse intermédiaire.

Résultats à six mois : absence d’efficacité sur la mortalité et données incomplètes

This report has several limitations. Duration of protection and safety data that could be collected in a blinded, placebo-controlled manner were limited by the ethical and practical need to immunize eligible initial placebo recipients.
  • La publication des résultats à six mois (New England Journal of Medicine, septembre 2021) fait état de 15 décès dans le groupe BNT162b2 contre 14 dans le groupe placebo, mais les auteurs reconnaissent que la vaccination du groupe placebo a introduit un biais majeur. Le tableau des décès en annexe ne mentionne que 3 décès pour le groupe vacciné, car il ne rapporte que les événements survenus dans le mois suivant la deuxième dose. En réalité, dès décembre 2020, 11 décès étaient enregistrés dans la base (6 vaccinés, 5 placebo). Les résultats d’efficacité sur la mortalité COVID-19 ne montrent aucune différence statistiquement significative (1 décès par COVID-19 dans chaque groupe). L’efficacité sur les infections asymptomatiques n’est pas démontrée.
  • Les effets indésirables totaux sont deux fois plus élevés dans le groupe vacciné (30,2 %) que dans le groupe placebo (13,9 %), et les effets graves sont également plus nombreux (1,2 % contre 0,7 %). Cependant, la période de suivi étant limitée à un mois après la seconde dose, ces chiffres sous-estiment probablement la réalité. De plus, les auteurs indiquent qu’aucun corrélat de protection n’a été identifié, c’est-à-dire qu’il n’existe pas de lien statistique entre le taux d’anticorps et la protection contre la maladie. Cette absence de corrélation remet en cause la validité de toutes les analyses d’immunogénicité réalisées ultérieurement pour justifier les doses de rappel.

Autorisation du rappel basée sur un critère immunologique non validé

there is no established correlative of protection
  • La demande de dose de rappel (troisième dose) déposée en août 2021 repose non pas sur une démonstration d’efficacité clinique (réduction des cas de COVID-19), mais sur un critère immunologique de substitution : l’immunobridging. Il s’agit de montrer que la réponse en anticorps neutralisants un mois après la troisième dose est non inférieure à celle observée un mois après la deuxième dose. Ce critère est invalide car, comme l’a reconnu Kena Swanson (Vice-Présidente de Pfizer) lors d’une réunion de la FDA en juin 2022, il n’existe aucun corrélat de protection établi entre le niveau d’anticorps et la survenue de la maladie COVID-19. Par conséquent, une augmentation des anticorps ne prouve pas que le vaccin prévient la maladie.
  • Le déclin de l’immunité était pourtant prévisible : les études chez le singe (septembre 2020) montraient déjà une baisse des anticorps deux mois après la deuxième dose, graphique qui a disparu de la version finale de la publication. L’essai clinique initial n’avait pas prévu de mesure des anticorps entre 1 et 6 mois, ce qui a masqué cette baisse. Malgré ces lacunes méthodologiques, la FDA a autorisé la dose de rappel le 22 septembre 2021 pour les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes à haut risque de forme grave, et celles exposées fréquemment. Cette décision a été prise sans aucune donnée d’efficacité clinique sur les variants, et uniquement sur la base de niveaux d’anticorps dont le lien avec la protection est inconnu.

Rapport final de l’essai : vaccination du groupe placebo et disparition des critères d’efficacité

Pfizer itself acknowledges that the clinical trial is no longer a trial... transformed into a simple observational study.
  • Dans le rapport final de juillet 2023, Pfizer indique que l’essai a été converti en étude observationnelle après la vaccination des participants du groupe placebo. Comme le reconnaît le protocole amendé (septembre 2022), « l’étude n’est plus un essai contrôlé, elle devient observationnelle de par sa nature ». Cette transformation supprime toute possibilité de comparaison valide entre les groupes, rendant impossible le calcul de l’efficacité du vaccin. Le rapport ne fournit donc aucun résultat d’efficacité pour le critère principal (2 868 cas dans le groupe vacciné, 1 135 dans le groupe placebo, mais les périodes d’observation ne sont pas comparables). Les résultats d’efficacité sur les cas sévères ont également disparu du rapport final.
  • L’analyse des décès dans le rapport final montre 85 décès dans le groupe ayant reçu uniquement le BNT162b2, 62 décès dans le groupe placebo puis vacciné (soit 147 décès post-BNT162b2), et 23 décès dans le groupe placebo seul. Les causes cardiaques (arrêt cardiaque, insuffisance cardiaque, infarctus) sont les plus fréquentes chez les vaccinés (34 événements cardiaques pour 85 décès). Sur les 148 décès post-administration de BNT162b2, la cause est inconnue pour 16 participants (plus de 10 %), ce qui est inexcusable dans un essai de cette importance. L’efficacité contre les infections asymptomatiques n’est pas statistiquement significative (37,2 % avec un intervalle de confiance à 95 % allant de -20 % à 66,7 %).

Absence d’efficacité démontrée dans les populations pédiatriques

The number of participants in the current clinical development program is too small to detect any potential risks of myocarditis associated with vaccination.
  • Pour les adolescents (12-15 ans), le rapport d’avril 2021 ne comporte qu’un suivi médian de 2 mois, et l’efficacité sur la transmission, les cas asymptomatiques, la mortalité et les cas sévères n’est pas statistiquement démontrée. Les mêmes lacunes persistent que chez les adultes. Malgré cela, la FDA a autorisé l’utilisation d’urgence pour cette tranche d’âge en mai 2021. Les données de sécurité à long terme sont inexistantes.
  • Pour les enfants de 5 à 11 ans, le rapport d’octobre 2021 présente un suivi médian de 2 mois, avec une taille d’échantillon insuffisante pour détecter des risques rares comme la myocardite. Pourtant, le laboratoire prédit que les taux de myocardite seront plus faibles que chez les adolescents, sans aucune donnée probante. L’efficacité clinique n’est pas démontrée pour les formes graves ou la mortalité. L’EMA a tout de même autorisé le vaccin pour cette tranche d’âge en novembre 2021.
  • Pour les enfants de 6 mois à 5 ans, les résultats de juin 2022 montrent une efficacité de seulement 28,3 % (2-5 ans) et de 16,1 % (6 mois-2 ans), cette dernière n’étant pas statistiquement significative (IC95% : -24,9 % ; 43,1 %). Les cas sévères sont plus nombreux dans le groupe vacciné (6) que dans le groupe placebo (1). L’efficacité contre les variants Delta et Omicron est faible ou nulle. Malgré ces résultats désastreux, la FDA et l’EMA ont autorisé le vaccin pour les nourrissons, sur la base de prédictions plutôt que de preuves scientifiques.

Violations des bonnes pratiques et fraudes présumées chez Ventavia Research Group

Ms. Jackson... is alleging serious breaches of Good Clinical Practice and other misconduct.
  • Selon une enquête du British Medical Journal (octobre 2021), Brook Jackson, ancienne directrice régionale de l’organisme de recherche sous contrat (CRO) Ventavia Research Group, a dénoncé de graves manquements dans la conduite de l’essai de phase 2/3 de Pfizer/BioNTech. Parmi les accusations : stockage des vaccins à des températures inappropriées, falsification de données, absence d’anonymat des participants (l’aveugle a été levé par le personnel du site), vaccinateurs non formés, retards dans le suivi des événements indésirables graves, erreurs d’étiquetage des échantillons et non-respect des délais de saisie des données. Le CRO ICON, mandaté par Pfizer, avait d’ailleurs rappelé que les requêtes devaient être traitées dans les 24 heures.
  • Ces violations des Bonnes Pratiques Cliniques (BPC) sont particulièrement graves car elles compromettent l’intégrité des données de l’essai qui a servi de base à l’autorisation mondiale du vaccin. Le manque d’effectifs chez Ventavia pour collecter les échantillons des participants présentant des symptômes de type COVID-19 expliquerait en partie pourquoi de nombreux cas symptomatiques n’ont pas été confirmés par PCR. Ces allégations, bien que non encore jugées définitivement, jettent un doute sérieux sur la fiabilité de l’ensemble des résultats présentés par Pfizer. Elles soulignent la nécessité d’une inspection indépendante des sites et d’une transparence totale sur les données brutes.

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