Le révisionnisme féministe - Conférence de Félix Niesche

L'Égrégore Féministe : Conflit Trans, Terf et Métaphysique du Genre

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title: "Origine du conflit : Germaine Greer et Sheila Jeffreys"

quote: "Les femmes France ne save pas ce que c'est que d'avoir une vraie grande poilue et malodorante."

details:

L'intervention s'ouvre sur le conflit ouvert entre les trans et les terfs (féministes radicales excluant les personnes trans). L'orateur, adoptant un ton provocateur, situe ce débat dans une « grande disputation scolastique » entre le transsexualisme et le féminisme nominaliste. Il évoque d'abord la célèbre écrivaine féministe Germaine Greer, qui en 2014, lors d'une séance à Cambridge, affirma que les opérations trans sont contraires à l'éthique et que les femmes trans ne sont pas de vraies femmes, notamment parce qu'elles ne connaissent pas l'expérience d'un « vrai vagin poilu et malodorant ». Cette affirmation déclenche une polémique, mais l'orateur souligne qu'il s'agit d'un retour contraint à l'essentialisme biologique, un révisionnisme de la doctrine féministe matérialiste. Il oppose ce courant aux « grands-mères du féminisme », qu'il qualifie de radicales et fondatrices du « wokisme ».

Immédiatement après, l'orateur cite Sheila Jeffreys, autre figure historique du féminisme des années 60-70, décrite comme une « Simone de Beauvoir américaine ». Jeffreys est intervenue en soutien à Greer, mais avec des arguments encore plus crus : elle reconnaît aux femmes trans un « privilège olfactif féminin » tout en le disqualifiant. Elle affirme que les vagins sculptés chirurgicalement sont des « orifices nouvellement sculptés » qui ne ressemblent pas aux vrais vagins et créent des habitats microbiens propices aux infections et aux mauvaises odeurs. L'orateur cite textuellement ses propos médicaux douteux sur les bactéries fécales. Il insiste sur le fait que ce débat, bien que répugnant, est représentatif du féminisme réel, qui se déroule sous des couleurs de défense des femmes mais aboutit à des discussions de ce genre. Il note que toutes les protagonistes, qu'elles soient pro ou anti-trans, se réclament du vrai féminisme historique, contrairement aux figures françaises plus provinciales qui, selon lui, ne comprennent rien à ces enjeux.

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timestamp: "00:08"

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title: "Portrait d'Andrea Dworkin : La métaphysique du viol et la question du phallus"

quote: "Un philosophe est-il encore un philosophe quand il bande ?"

details:

L'orateur se tourne vers Andrea Dworkin, décédée en 2002 mais considérée comme la plus grande féministe par les radicales pro-woke. Il cite un article de Libération qui la présente comme ayant grandi dans une famille juive marquée par la Shoah et ayant été violée à 9 ans. Il la décrit avec un mépris appuyé, utilisant le terme sanskrit « sanquinies » (femme truie). La philosophie de Dworkin, résume-t-il, considère toute pénétration comme un viol. Les relations hétérosexuelles ne seraient acceptables que si le pénis de l'homme est mou. Elle pose une question métaphysique : « Un philosophe est-il encore un philosophe quand il bande ? », répondant par la négative, car l'érection est vue comme un moyen d'inférioriser physiologiquement la femme.

Cette pensée, poursuit l'orateur, est le fondement de l'égrégore féministe actuel. Il épargne les réponses offusquées des pro-trans, mais insiste sur le fait que cette « fragrance féminine » est la réalité du féminisme historique, une obsession cérébrale de la femme et de son sexe. Il renvoie à Nietzsche qui avertissait que « l'éternel ennui féminin osera se montrer en plein jour ». L'orateur affirme que pour la majorité des Américaines, le camp « queer » (cuir) actualise ce féminisme historique, tandis que les « épais » français restent cantonnés dans un « altère féminisme » (CG). Cette querelle devient une lassante dispute politicarde, avec des figures intellectuelles provinciales. D'un côté, les « sardines » de la NUPES réclament le « néocide antimal blanc », et de l'autre, les périodiques « cucu » comme « Éléments » ou « Valeurs actuelles ».

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timestamp: "00:11"

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title: "L'icône ukrainienne Marguerite Stern et la mue idéologique"

quote: "Marine Le Pen a appelé la population française à faire des enfants français face à une immigration considérable. Alerte ! L'épidémie fasciste se la joue MST et essaie de contaminer nos vagins."

details:

L'orateur introduit une nouvelle icône : l'Ukrainienne Marguerite Stern. Il la présente comme une ancienne féministe radicale ayant participé à des actions violentes (gazer des « marmots » dans leurs poussettes) et à l'origine du mouvement des collages contre les féminicides. Il cite un appel fameux qu'elle a cosigné lors des élections européennes, où Marine Le Pen appelait à faire des enfants français. En réponse, les féministes extrémistes appelaient toutes les Françaises à « baiser, sucer, se faire lécher, branler, doigter, pomper par autant de noirs et d'arabes qu'elles le peuvent avant les élections », afin de « mettre plein de polichinelles noires dans vos tiroirs ». L'orateur précise que Stern a ensuite « passé dans le bon camp », se transformant en chef de file du camp « équivoque » ant-woke.

Après cette entrée en matière pénible, l'orateur annonce vouloir prendre de la hauteur. Il explique que le féminisme actuel n'est pas une simple idéologie, mais un « égrégore ». Ce terme, emprunté à la scolastique médiévale, s'oppose au nominalisme. Il se dit « réaliste », voire « surréaliste non dépourvu d'alchimie », opposant le soufre (principe mâle) au mercure (principe femelle). Il affirme que si l'œcuménisme a été l'apparence formelle du féminisme, le wokisme est son apparition réelle et monstrueuse, celle de l'égrégore. Ce passage marque la transition vers une analyse philosophique plus abstraite, où le débat sur le genre n'est qu'une manifestation d'une puissance occulte.

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timestamp: "00:15"

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title: "Nominalisme contre réalisme : l'essence du vrai féminisme selon David L'Épée"

quote: "Le mominalisme croit dans la grande valeur du contenu de sa conscience."

details:

L'orateur explique la distinction scolastique entre nominalisme et réalisme. Le nominaliste, comme David L'Épée (rédacteur en chef d'Éléments), croit en une idée du féminisme en soi, forgée dans sa conscience. Il part en croisade contre le wokisme au nom d'un « vrai féminisme » qu'il définit comme une tradition de progrès social, dévoyée par le transgenrisme. L'orateur critique vertement cet argument : dire que les critiques du féminisme ont un « problème avec les nanas » est un chantage sexuel éculé, qu'il entend depuis les années 70.

L'orateur propose une autre interprétation : si les hommes mariés sont si soumis au féminisme, c'est parce qu'ils sont esclaves de leur femelle. Il cite un quatrain inédit : « Femme esclave ville orgueilleuse et stupide sans rire s'adorant et s'aimant sans dégoût / Et l'homme tirant goulu paillard dur et cupide esclave de l'esclave et ruisseau dans l'ego ». Selon lui, le triomphe de l'égrégore féministe prouve que le mâle de l'espèce est soumis à sa femelle. Les anciens « machos protecteurs » étaient déjà l'incarnation du féminisme avant la lettre. Il refuse l'idée d'un féminisme transcendant : les différences entre les suffragettes et les féministes des années 70 sont si radicales qu'elles ne peuvent être de simples modes d'une même substance.

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timestamp: "00:23"

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title: "L'égrégore : une ontologie inattaquable, une idéologie sans opposition"

quote: "Le féminisme n'a pas eu de contradicteur organisé. Sauf des Internet a révélé quelques antiféministes isolés comme Soral."

details:

L'orateur approfondit la nature de l'égrégore. Le féminisme actuel n'est pas une simple idéologie, mais une ontologie – une métaphysique qui fonde le nouvel être. Si ce n'était qu'une ontologie, elle aurait des contradicteurs. Or, le féminisme est inattaquable : il n'existe aucun parti, groupe ou association antiféministe organisé. Cela prouve sa nature factice, car comment une oppression immémoriale des femmes par les hommes n'aurait-elle jamais rencontré de résistance ? L'histoire montre que les oppresseurs ne se laissent pas dépouiller de leurs privilèges aussi facilement.

L'orateur précise sa position : l'égrégore n'est pas seulement une ontologie, car une métaphysique a besoin de temps et de médiations pour devenir idéologie dominante. Le capital, via la fondation Rockefeller, a certes instauré les Women's Studies dans les années 70, faisant du féminisme une discipline académique. Mais sa réussite a été immédiate, trop rapide pour une simple idéologie. C'est donc un égrégore qui s'est emparé de toutes les passions et affectes. Il porte au pinacle les valeurs masculines et rabaisse la femelle de l'espèce. L'égrégore n'est pas le pouvoir des femmes, mais de certains hommes. Il est une apologie du capital et de l'État, viriloïde et statolâtre. L'orateur rejette les analogies avec le fascisme, car le féminisme en est le contraire manifeste, mais il partage le même culte de l'État et l'envie du pénal.

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timestamp: "00:30"

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title: "Freud et les 'émancipées' : l'envie du pénis comme clé historique"

quote: "Freud n'était pas l'ami de qui vous savez, même si c'est son origine, c'est sa fille qui a fait de sa doctrine une merde euh pour s'améliorer dans le monde."

details:

L'orateur convoque Freud pour éclairer la psyché des féministes radicales. Freud a analysé un groupe qu'il appelait les « émancipées », des femmes en constante opposition avec la virilité réelle, et c'est d'elles qu'il a tiré le concept d'envie du pénis. Il précise que l'envie du pénis chez Freud est symbolique (le phallus), et se résout normalement par l'enfant. Mais ces « émancipées » ne résolvaient pas ce complexe ; elles restaient dans la haine, la misandrie et une virilité haineuse. L'orateur note que la plupart étaient d'origine juive, comme Freud lui-même.

La différence entre l'époque de Freud (Vienne) et les années 60-70, c'est qu'à l'époque de Freud, aucune force organisée n'a donné écho à ces revendications. Plus tard, le capitalisme en crise après 1968, incapable de surmonter ces résidus du sexe féminin mécontent, les a portés au pinacle. Cela a initié une horrible réaction à partir des années 80. L'orateur affirme que le féminisme est la matrice de tout le reste : antiracisme et politiquement correct en découlent. Il évoque ensuite une découverte faite en relisant « Don Juan » : l'idée que le féminisme est la rationalisation des nouvelles tenues indécentes. Cette réduction, venant d'un homme du XVIIe siècle ignorant de l'histoire, est selon lui profondément vraie : le féminisme remplace la féminité, qui est un privilège de haute naissance, par une attitude de plebe, un ressentiment démocratique.

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