Annie Lacroix-Riz dévoile tout sur les origines inavouables de l’OTAN !

OTAN : Un mensonge fondateur au service de l'impérialisme américain

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title: "Le pacte atlantique : un projet économique, pas une réponse à la menace russe"

quote: "Le pacte atlantique, ce qu'on ne sait pas du tout en France, c'est que c'est un projet qui n'a strictement rien à voir avec une histoire de danger russe. C'est un projet qui a tout à voir avec un autre projet, celui de la porte ouverte, au cœur de la stratégie économique et générale des États-Unis."

details:

L'historienne Annie Lacroix-Riz ouvre l'entretien en rappelant que les archives sur l'OTAN sont disponibles depuis plus de quarante ans, ce qui permet de démontrer que le récit officiel est un mensonge. Selon elle, le pacte atlantique, signé le 4 avril 1949, n'est pas une alliance défensive contre l'Union soviétique, mais l'instrument d'une stratégie économique américaine globale, héritière de la doctrine de la "porte ouverte" proclamée dès 1899 par le secrétaire d'État John Hay. Cette doctrine visait à ouvrir les marchés du monde entier, en particulier la Chine, aux capitaux et aux marchandises américains. Les États-Unis, dotés de monopoles industriels et bancaires gigantesques, ne pouvaient se contenter de partager le monde comme l'avaient fait les puissances européennes au 19e siècle ; ils exigeaient un accès total et exclusif. Ainsi, le véritable ennemi désigné par l'OTAN n'est pas la Russie, mais toute concurrence, qu'elle soit européenne ou asiatique, qui entraverait l'hégémonie américaine. Cette logique impérialiste purement économique, fondée sur l'exportation des capitaux et des marchandises, est la clé pour comprendre la véritable nature de l'Alliance atlantique, masquée par la propagande de la guerre froide.

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title: "Les guerres mondiales : des conflits pétroliers et financiers, orchestrés par l'impérialisme américain"

quote: "Les deux guerres mondiales se ressemblent à beaucoup d'égards comme deux gouttes d'eau. Ce sont des guerres pour le pétrole."

details:

Lacroix-Riz souligne que les deux conflits mondiaux sont avant tout des guerres pour le contrôle des ressources énergétiques. La Première Guerre mondiale avait pour enjeu majeur le pétrole irakien et le chemin de fer de Bagdad, tandis que la Seconde visait les champs pétrolifères du Caucase et de l'Irak. L'Allemagne, en lançant l'opération Barbarossa, espérait s'emparer des gisements soviétiques puis de ceux du Moyen-Orient, mais elle s'est heurtée à la politique de la terre brûlée des Soviétiques. Pendant ces guerres, les États-Unis ont adopté une "stratégie périphérique" : ils ne sont pas intervenus militairement de manière décisive, mais ont prêté massivement aux alliés européens, en particulier la France et la Grande-Bretagne, via les banques Morgan. Cette stratégie leur a permis de devenir les grands vainqueurs financiers des deux conflits, sans subir de pertes humaines comparables à celles des belligérants. En 1917, les Américains sont entrés en guerre seulement à la fin, quand le rapport des forces était déjà plié, mais ils ont imposé leur vision du monde via les 14 points de Wilson, qui visaient à liquider les empires européens et à instaurer une tutelle américaine sur le commerce et les mers. Cette même mécanique s'est reproduite en 1941-1945, avec un coût humain disproportionné pour l'Union soviétique (35 millions de morts) contre 300 000 pour les États-Unis, ce qui contredit le récit de la "libération" par les troupes américaines.

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title: "Après 1918 : la mise en servitude des alliés et le réarmement allemand par les capitaux américains"

quote: "Les États-Unis sont le premier vainqueur en 1918, mais personne ne le sait. Les pays vainqueurs militaires doivent payer leurs dettes de guerre aux Américains."

details:

Après la Première Guerre mondiale, les États-Unis ont utilisé la dette comme instrument de domination. Les alliés, notamment la France et la Grande-Bretagne, ont dû rembourser leurs emprunts colossaux, tandis que l'Allemagne, pourtant vaincue, a été épargnée : elle n'a payé qu'environ 12 % des réparations fixées. Les Américains ont en effet favorisé le réarmement et la reconstruction de l'industrie allemande, car l'Allemagne était le marché le plus rémunérateur pour leurs capitaux. Dès les années 1920, les banques américaines ont massivement prêté à l'Allemagne, ce qui a permis à ce pays de se réarmer clandestinement, bien avant l'arrivée d'Hitler. La France, bien informée de ce réarmement, a été contrainte par les pressions américaines et britanniques de renoncer à ses créances. Cette politique a conduit à la "servitude" des anciens alliés. L'Angleterre est devenue un "caniche" dès les années 1920, et la France n'a signé un accord qu'en 1926. Les traités de Locarno (1925) qui semblaient garantir la paix, étaient en réalité un piège : l'ambassadeur américain à Berlin écrivait déjà que la prochaine guerre éclaterait à la frontière germano-polonaise. Ainsi, les États-Unis ont sciemment préparé un nouveau conflit pour maintenir leur contrôle économique sur l'Europe.

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title: "Le programme de la Deuxième Guerre mondiale : des bases, des bombes, et des alliés pour le combat terrestre"

quote: "En 1943, le programme militaire américain est clair : nous bombarderons avec notre aviation stratégique, nous aurons des bases dans le monde entier, et nos alliés mèneront les combats terrestres."

details:

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont élaboré un plan militaire détaillé, documenté par les travaux de l'historien Michael Sherry. Ce plan prévoyait que l'armée de l'air américaine bombarde massivement les ennemis, tandis que les alliés (les "jeunes gens" des autres pays) occuperaient le terrain. En échange de leur participation, les alliés devaient céder des bases militaires aux États-Unis sur leur territoire. Cette exigence figurait déjà dans les accords de prêt-bail. Par exemple, les bases anglaises ont été cédées dès l'été 1940, et le Groenland est passé sous contrôle américain en avril 1941. La liste des bases demandées était monstrueuse et couvrait le monde entier, y compris des zones stratégiques comme le golfe Persique. L'objectif était de contrôler toutes les régions pétrolifères. Dès la guerre, les États-Unis ont chassé les Britanniques de leurs positions au Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite (rencontre Roosevelt-Ibn Saoud) et en Iran. Ce programme militaire était déjà en place avant même la fin de la guerre, et la menace bolchevique n'était qu'un prétexte pour justifier un dispositif visant à asseoir une hégémonie mondiale sur les ressources et les marchés. L'OTAN, signée en 1949, n'a fait que codifier cette relation de domination : les États-Unis fournissent les bombes et les bases, les alliés fournissent les soldats.

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title: "Le pacte atlantique : un marché de dupes pour 50 ans, renouvelé en 1999"

quote: "L'enjeu du pacte atlantique, c'est d'une part la codification de la tutelle pour 50 ans des bases, et d'autre part un article 5 qui n'engage à rien : on se consulte, mais ce n'est pas contraignant pour les États-Unis."

details:

Lacroix-Riz révèle le contenu caché des débats de ratification du pacte atlantique en mai 1949. Le chef du comité des crédits à la Chambre des représentants, Clarence Cannon, a déclaré sans ambages : "Nous bombarderons avec notre aviation stratégique, et nous aurons des alliés qui, avec leurs jeunes gens, occuperont le terrain". Il a également précisé que l'article 5 (la clause de défense collective) ne prévoit qu'une simple consultation, sans aucune obligation pour les États-Unis d'intervenir militairement. Le pacte a été conclu pour une durée de 50 ans, et il a été renouvelé en 1999, garantissant aux Américains un réseau de bases permanent. Pendant ce temps, les pays alliés, comme la France, se voient confier des responsabilités symboliques mais coûteuses. L'historienne souligne l'absurdité de la situation actuelle : la France doit prendre le commandement du pôle terrestre et aérien de l'OTAN en juillet prochain, alors même que l'Alliance sert avant tout les intérêts américains. Ce dispositif a été maintenu et renforcé par des opérations comme l'explosion du gazoduc Nordstream en 2022, qui rappelle l'explosion d'un gazoduc soviétique en 1980, orchestrée par les États-Unis via des explosifs cachés dans des tubes canadiens. Toute l'histoire économique du 20e et 21e siècle est marquée par cette prétention hégémonique américaine, qui utilise l'OTAN comme un instrument de contrôle des ressources énergétiques et de domination des marchés.

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timestamp: "00:42"

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title: "Conclusion : la continuité de l'impérialisme américain, du pétrole à l'énergie, et le rôle de l'OTAN"

quote: "Toute l'histoire économique internationale du 20e siècle et du 21e siècle est marquée par la prétention à l'hégémonie des États-Unis. C'est un feu d'artifice dans les tractations sur le pacte atlantique d'avril 1949."

details:

En conclusion, Annie Lacroix-Riz insiste sur la continuité parfaite de la politique américaine depuis la fin du 19e siècle jusqu'à nos jours. Les guerres, les alliances et les crises énergétiques (comme celle du gazoduc Nordstream) ne sont que des épisodes d'une même stratégie : contrôler les ressources mondiales et empêcher toute concurrence, qu'elle vienne de l'Allemagne, de l'Union soviétique, de la Russie ou de l'Europe. L'OTAN a été conçue comme un cadre juridique et militaire pour garantir aux États-Unis des bases, des accès aux marchés et une capacité à faire la guerre sans subir les pertes humaines des combats terrestres. Les alliés, en échange de quelques avantages économiques, acceptent cette servitude volontaire. L'historienne annonce que son prochain ouvrage, à paraître en 2027, détaillera les origines du plan Marshall et la mise en œuvre de ce programme militaire. En attendant, elle rappelle que les archives sont accessibles et que les citoyens peuvent vérifier par eux-mêmes la réalité de ce récit. Le message est clair : il est temps de cesser de croire à la fable de l'OTAN "défensive" et de reconnaître que cette alliance sert exclusivement les intérêts de l'impérialisme américain, au détriment des peuples et des nations qui en sont membres.