deepseek_pdf_Countess, Robert - Exactitude - Festschrift for Robert Faurisson (EN, 2004, 144 p.)

Pages 1-144 (partie 1)

Hommage à Robert Faurisson et exploration de l'exactitude historique

---

chapter: "1"

title: "Préface : La méthode et le combat de Robert Faurisson"

quote: "Faurisson a souvent exalté le révisionnisme comme la grande aventure de la fin du XXe siècle (et du début du XXIe siècle, puis-je ajouter)."

details:

La préface du Dr. Christian Lindtner établit les fondements de l'ouvrage en présentant Robert Faurisson comme un intellectuel d'une bravoure et d'une ténacité extraordinaires. Elle décrit sa méthode, qu'elle qualifie de « négative » dans le sens où elle est avant tout critique et analytique. Faurisson applique une rigueur scientifique traditionnelle en histoire, distinguant sources primaires et secondaires et les soumettant à un examen sévère. Si ces sources sont contradictoires, obscures ou en conflit avec la logique ou les sciences naturelles, il les déclare inutilisables pour établir la vérité historique. Son travail consiste donc à démonter les mythes, légendes et mensonges, en particulier dans le domaine de ce qu'il appelle « l'Histoire de l'Holocauste juif ». Ce qui subsiste après cette critique négative peut être considéré comme solide et fiable.

Le texte souligne que le sujet principal des recherches de Faurisson, qui lui a été « imposé », est la question des prétendues chambres à gaz. Après trois décennies de recherche, ses soupçons initiaux sont confirmés : il n'existerait aucune preuve scientifique à l'appui de la croyance largement répandue en l'existence de « chambres à gaz nazies » utilisées pour assassiner délibérément des millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Lindtner note que si Faurisson avait appliqué sa méthode à des sujets moins émotionnels, il serait resté un universitaire français respectable. Au contraire, ses conclusions l'ont plongé, ainsi que d'autres chercheurs, dans d'innombrables problèmes.

La préface aborde également « la question morale ». Elle met en avant le courage nécessaire pour défendre la position selon laquelle les chambres à gaz homicides sont de simples « rumeurs », ce qui place immédiatement le chercheur en conflit avec « le monstre de l'opinion publique ». Faurisson a résisté à cette pression, et son expérience l'a conduit à résumer l'importance de la question des chambres à gaz par sa célèbre formule en anglais : « No holes? No Holocaust! » (« Pas de trous ? Pas d'Holocauste ! »). Cette formule pointe l'absence de preuves matérielles (trous dans les toits pour introduire le Zyklon B) comme élément central du débat.

Lindtner critique la réaction du monde universitaire établi, citant l'exemple de trente-quatre universitaires français ayant signé une déclaration publique stipulant qu'il ne faut pas se demander comment un tel meurtre de masse était techniquement possible, car il a eu lieu. Il dénonce également les lois, dans plusieurs pays, qui rendent illégal de contester publiquement l'existence des chambres à gaz, les tribunaux considérant leur existence comme un fait établi. Cette situation pose, selon lui, un grave problème pour la liberté de la recherche.

Enfin, la préface élargit la perspective en présentant le révisionnisme comme un combat pour la liberté de l'esprit, un idéal grec intimement lié à une habitude scientifique de l'esprit. Lindtner suggère que « l'Histoire de l'Holocauste juif » est devenue un mouvement religieux avec ses dogmes, ses rites et ses interdits. Il espère que le révisionnisme de l'Holocauste pourra, à long terme, contribuer à l'étude scientifique de l'histoire des religions. Le texte se termine par un hommage de Theodore O'Keefe, qui salue Faurisson comme un homme ayant enseigné aux révisionnistes « la dureté des mots » et ayant harcelé un establishment entier avec une rigueur impitoyable.

---

---

chapter: "2"

title: "Une perspective historique : Arthur Butz et la genèse du travail de Faurisson"

quote: "Les grands hommes n'ont pas besoin d'éloges autant qu'ils ont besoin d'une compréhension de ce qu'ils ont fait."

details:

Arthur R. Butz, auteur de *The Hoax of the Twentieth Century*, retrace sa longue relation avec Robert Faurisson, qu'il a rencontré pour la première fois par correspondance en 1976. Butz décrit ses premières impressions mitigées : Faurisson était manifestement actif dans ses recherches mais n'avait, à cette époque, aucun travail achevé à montrer. Cette absence de corpus substantiel au début de sa carrière publique est présentée comme une clé pour comprendre la difficulté d'apprécier son travail. Butz explique que sa rencontre en personne à Paris en 1977 a dissipé ses doutes, lui révélant un chercheur sérieux et ingénieux, ayant par exemple interviewé Otto Frank et obtenu des plans d'ingénierie des crématoires d'Auschwitz.

Butz relate comment Faurisson est devenu une figure publique à la fin de l'année 1978, à la suite de l'affaire Darquier de Pellepoix. Ce dernier, ancien responsable de la politique juive du régime de Vichy, avait déclaré dans un interview que seuls les poux avaient été gazés à Auschwitz. Cherchant un bouc émissaire de substitution, les médias et les détracteurs se sont tournés vers Faurisson, déclenchant une campagne virulente contre lui. Paradoxalement, cette controverse a permis à Faurisson de publier un article bien documenté dans *Le Monde* en décembre 1978, le faisant connaître du grand public.

L'essai de Butz souligne un aspect central de la carrière de Faurisson : son travail s'est presque toujours exprimé dans le contexte d'une « bataille ». Contrairement à Butz lui-même, qui a publié son livre avant d'affronter la tempête médiatique, Faurisson a dû produire et publier ses recherches en réaction à des polémiques et des poursuites judiciaires. Butz cite un exemple récent (2003) où Faurisson explique avoir retardé l'écriture d'un rapport sur un témoin polonais car il était « absorbé par l'épreuve de la lutte révisionniste ». Cette dynamique a rendu son œuvre éparse, publiée dans des revues obscures ou sur des sites web, et parfois attribuée à d'autres.

Butz attribue à Faurisson un rôle génial et crucial dans le développement des investigations techniques du révisionnisme, en particulier le « Rapport Leuchter ». C'est Faurisson, présent au second procès de Ernst Zündel à Toronto en 1988, qui a posé les questions décisives à Fred Leuchter, conduisant à la réalisation de cette étude technique sur les sites d'Auschwitz et Majdanek. Butz regrette que le nom de Faurisson ne soit pas associé à ce rapport fondateur et que son rôle de catalyseur soit souvent méconnu, y compris parfois dans les propres écrits de Faurisson.

En conclusion, Butz note que même la compilation en quatre volumes des *Écrits révisionnistes* (1999), rendue nécessaire par la loi Fabius-Gayssot de 1990 (qu'il surnomme la « Lex Faurissonia »), ne représente pas de manière satisfaisante l'œuvre et les vues affinées de Faurisson. Il affirme que Faurisson n'a pas tant besoin d'un biographe que d'une synthèse concise et complète de son travail. Le danger, selon Butz, n'est pas que Faurisson soit oublié, mais qu'il soit mal compris, car l'accès à sa pensée reste difficile et fragmenté.

---

---

chapter: "3"

title: "Un portrait d'intégrité : Le rôle central de Faurisson dans le révisionnisme"

quote: "L'importance de Robert Faurisson pour le révisionnisme ne peut guère être surestimée."

details:

Jürgen Graf brosse un portrait de Robert Faurisson en soulignant son intégrité et son courage. Il se souvient de sa première rencontre avec les idées de Faurisson en lisant son article dans *Le Monde* en 1978, un choc qu'il a mis de côté à l'époque. Ce n'est qu'en 1992, après s'être plongé dans la littérature révisionniste, qu'il rencontre Faurisson et est impressionné par son acuité intellectuelle et sa détermination inébranlable dans la poursuite de la vérité. Graf insiste sur le fait que l'intelligence sans courage et honnêteté est souvent sans valeur, et que Faurisson incarne ces vertus.

Graf souligne l'insistance de Faurisson sur le point central du débat : les chambres à gaz. Pour Faurisson, toute enquête sur « l'Holocauste » doit commencer par là, car sans cet instrument de meurtre de masse, il ne peut y avoir de génocide systématique. Graf note que les adversaires du révisionnisme comprennent parfaitement cet enjeu, car sans les chambres à gaz, la tragédie des Juifs devient une parmi d'autres durant la guerre, et l'État d'Israël perdrait une partie de sa légitimité fondée sur un « génocide sans pareil ».

L'essai attribue à Faurisson un rôle pivot dans l'orientation technique qu'a prise la recherche révisionniste à la fin des années 1980. C'est son influence qui aurait conduit Ernst Zündel, lors de son procès en 1988, à commander une expertise technique sur les sites d'Auschwitz, donnant naissance au Rapport Leuchter. Cette initiative a ouvert la voie à d'autres investigations techniques, comme le rapport de Germar Rudolf sur les résidus de cyanure. Graf affirme que sans Faurisson, des contributions majeures comme l'ouvrage *Grundlagen zur Zeitgeschichte* (*Dissecting the Holocaust*) n'existeraient pas.

Graf caractérise Faurisson comme un penseur « analytique » plutôt que « synthétique ». Il n'a pas écrit d'étude globale sur l'Holocauste comme Arthur Butz, mais excelle dans l'analyse détaillée de problèmes spécifiques, à la manière d'un détective. Graf cite en exemple sa critique acerbe et ironique de l'ouvrage de Jean-Claude Pressac, *Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers*, qu'il considère comme le meilleur texte de Faurisson.

Enfin, Graf évoque le lourd tribut payé par Faurisson : amendes astronomiques, diffamation, exclusion des médias, et une loi (Fabius-Gayssot) spécifiquement conçue pour le réduire au silence. Malgré un pessimisme affiché par Faurisson quant à l'avenir du révisionnisme face à des adversaires trop puissants, Graf espère que le contexte géopolitique actuel, marqué par une opposition croissante à la politique des États-Unis et d'Israël, pourrait créer un moment défavorable au sionisme et entraîner l'effondrement du mythe de l'Holocauste. Il souhaite que Faurisson soit témoin de cette chute, mais affirme que l'histoire lui rendra justice de toute façon.

---

---

chapter: "4"

title: "Une parabole bouddhiste-chrétienne : Méthodologie et exégèse comparative"

quote: "Pour être sur un terrain solide, nous devons « exiger une similarité verbale étroite »."

details:

Dans cet essai complexe et technique, le Dr. Christian Lindtner présente ses recherches en « Études comparatives des Évangiles » (CGS), affirmant que les Évangiles du Nouveau Testament sont largement des « copies pirates » de textes bouddhistes en sanskrit, principalement le *Mûlasarvâstivâdavinaya* (MSV) et le *Saddharmapundarîkasûtram* (Sutra du Lotus). Il critique les chercheurs précédents qui se contentaient de pointer des parallèles, et insiste sur la nécessité de démontrer des similarités verbales étroites entre les textes grecs et sanskrits.

Lindtner introduit un deuxième aspect novateur de son analyse : l'utilisation intensive de la gématrie (attribution de valeurs numériques aux lettres) et du comptage des syllabes dans les Évangiles grecs. Il démontre, par l'exemple des noms de Pierre (Kêphas = 729, *petra* = 486, chiffres liés à un cube de 9x9x9), que de nombreux noms et passages ont été choisis ou construits pour leur valeur numérique, qui correspond souvent à des figures géométriques. Cette fabrication minutieuse prouverait, selon lui, que les Évangiles ne reflètent pas des faits historiques mais ont été « fabriqués » comme une mosaïque à partir de sources bouddhistes et de l'Ancien Testament.

L'essai se concentre ensuite sur l'analyse du terme « parabole » (grec *parabolê*). Lindtner affirme qu'il traduit généralement le sanskrit *paryâyas* (ou *upamayâ* dans l'Évangile de Jean), et non pas principalement l'hébreu *mâshâl* comme le veut l'opinion théologique traditionnelle. Il compare méticuleusement des phrases types en sanskrit et en grec, montrant comment le grec imite non seulement le sens mais aussi le nombre de syllabes et la structure consonantique de l'original sanskrit, comme dans l'imitation de la phrase *asmin khalu dharmaparyâye bhâsyamâne* par Matthieu 13:3 et 13:34.

Lindtner applique cette méthode comparative à une parabole célèbre : celle du riche et du chameau (ou câble) passant par le chas d'une aiguille (Matthieu 19:24, Marc 10:25, Luc 18:25). Il affirme qu'il s'agit d'une imitation déformée d'une parabole bouddhiste courante sur la tortue (*kûrmas*) qui, dans l'océan, parvient à passer son cou par le trou d'un joug flottant (*yugacchidram*), illustrant l'extême rareté d'une bonne renaissance. Il détaille les transformations linguistiques : *kûrmas* (tortue) devient *kamêlos* (chameau) ou *kamilos* (câble) ; *purusas* (homme) ou *bâlas* (jeune homme/insensé) devient *plousios* (riche) ; le trou du joug devient le chas d'une aiguille.

Enfin, Lindtner étend son analyse à d'autres éléments du passage évangélique. Il identifie le « jeune homme riche » (*neaniskos*) comme une traduction du terme bouddhiste *navatarakas* (jeune moine). Le « royaume des cieux » ou « de Dieu » (*basileia tou ouranou/theou*) est identifié comme la traduction de l'assemblée des dieux (*deva-parisadam*). Il propose même des étymologies numériques et phonétiques complexes, suggérant par exemple que la valeur numérique de « Jésus » (888) est la somme de celle de « Tathâgata » (816) et de « kâyam » (corps, 72), faisant de Jésus le « corps des Tathâgatas », c'est-à-dire du Bouddha. Cette exégèse vise à démontrer l'artificialité et la nature composite des textes évangéliques.

---

---

chapter: "5"

title: "Annexes et contributions complémentaires"

quote: "Ce Festschrift est dédié au Dr. Robert Faurisson par ses amis les plus proches."