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en-têtes

La dénonciation du pacte franco-soviétique comme prélude à la guerre

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chapter: "1"

title: "Introduction et thèse centrale : l'alliance soviétique, préface de la guerre"

quote: "Si le pacte franco-soviétique doit être la préface de la guerre, il est temps de le dénoncer. C'est un devoir envers la France et envers l'humanité."

details:

L'auteur, Paul Ferdonnet, dédie son ouvrage aux Français mobilisables en 1937 et pose d'emblée sa thèse centrale : le pacte d'alliance entre la France et l'Union soviétique n'est pas un gage de paix, mais le prélude inévitable à une nouvelle guerre. Il présente ce livre comme une réponse urgente et grave à la question « Pourquoi te battrais-tu ? », estimant que les citoyens doivent connaître les véritables raisons d'un conflit avant d'y être engagés. Son objectif est de dévoiler ce qu'il considère comme les plans criminels des fauteurs de guerre pour mieux protéger la paix, affirmant que la connaissance des faits dictera la conclusion de son argumentation.

Ferdonnet dénonce vigoureusement l'ingérence de l'Union soviétique dans les affaires intérieures françaises, qu'il qualifie d'« étrangère et barbare ». Il voit dans le revirement tactique du Parti communiste français (PCF), passant de l'émeute du 6 février 1934 au Front Populaire et au soutien au gouvernement, non pas une évolution démocratique, mais l'exécution d'un ordre venu de Moscou. Selon lui, cette manœuvre, commandée par Staline via la IIIe Internationale et exécutée par Maurice Thorez, avait pour buts précis de sceller l'alliance franco-soviétique, d'empêcher un rapprochement entre la France et l'Italie, et de dresser la France contre l'Allemagne et l'Italie.

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chapter: "2"

title: "La nature belliciste du communisme selon ses détracteurs"

quote: "« Le communisme cherche à tirer d'une crise généralisée, d'une catastrophe quelconque, la conjoncture révolutionnaire. Or, la guerre se présente évidemment comme la crise et la catastrophe par excellence. »"

details:

Pour étayer sa thèse, Ferdonnet s'appuie sur une critique interne au socialisme en citant longuement Léon Blum, tirée de l'ouvrage « Bolchevisme et Communisme ». La citation présentée décrit le communisme comme une doctrine intrinsèquement violente et opportuniste, conçue pour la prise du pouvoir par l'insurrection et la guerre civile. Blum y dépeint le parti communiste comme une « armée de métier de l'insurrection », pratiquant une propagande qui « exalte, surexcite, surchauffe » plutôt qu'elle n'éduque, et répandant la duplicité, la haine et la calomnie.

L'auteur utilise ce témoignage de Blum, pourtant allié des communistes au sein du Front Populaire, comme une preuve accablante et « sans appel » du caractère belliciste du bolchevisme. Il estime que cette analyse démontre que la guerre est « l'aboutissement fatal de la politique des Soviets ». Ferdonnet reproche ensuite aux responsables français de la politique étrangère, comme Édouard Herriot, d'avoir ignoré cet avertissement et la réalité géostratégique (la « notion de distance ») pour sceller une alliance qu'il juge désastreuse.

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chapter: "3"

title: "La prise du pouvoir bolchevique : violence, terreur et trahison"

quote: "« Nous sommes virtuellement les maîtres ; notre popularité grandit d’heure en heure parmi les masses militaires et ouvrières. Nous disposons de cent mille fusils... »"

details:

Ferdonnet retrace la prise du pouvoir par les Bolcheviks en octobre 1917 (Révolution d'Octobre) en la présentant comme une usurpation violente et cynique. Il décrit comment Lénine et Staline, ce dernier étant déjà le chef effectif du soviet de Petrograd, ont préparé et exécuté le coup d'État contre le gouvernement provisoire de Kerenski, qu'il dépeint comme faible et indécis. L'épisode de l'ultimatum adressé au Palais d'Hiver sous la menace des canons du cuirassé « l'Aurore » et l'arrestation des députés illustrent, selon lui, la méthode de la force brute.

L'auteur insiste particulièrement sur la personnalité et les méthodes de Staline, qu'il présente comme un « révolutionnaire professionnel » endurci par de multiples arrestations, évasion et exils. Dès la consolidation du pouvoir, Ferdonnet affirme que Staline instaura un régime de terreur systématique, justifiée par la maxime : « Ne vaut-il pas mieux tuer nos ennemis, que d'être tué par eux ? ». Il attribue à Staline la création de la Tcheka (police politique) et lui impute directement la responsabilité de l'exécution de la famille impériale russe à Ekaterinbourg en juillet 1918, présentée comme un acte froidement planifié.

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chapter: "4"

title: "La mainmise totale de Staline et la nature de son régime"

quote: "« Je suis maintenant fixé sur la grossièreté asiatique et sauvage de Staline... Cet homme est dangereux pour nous tous et pour l’U.R.S.S. »"

details:

Le récit se concentre sur la manière dont Staline a consolidé son pouvoir absolu après la mort de Lénine. Ferdonnet décrit sa manœuvre pour évincer Trotski, pourtant désigné comme successeur potentiel par Lénine. Staline se serait fait attribuer deux nouvelles fonctions clés (Secrétaire général du parti et Commissaire au contrôle de l'État) et aurait réorganisé le parti en y plaçant des hommes à sa dévotion. L'élimination physique des opposants, notamment les vieux bolcheviks et les officiers de l'Armée Rouge, est présentée comme la méthode systématique de son règne.

L'auteur cite pour preuve ultime de la nature tyrannique de Staline une lettre testamentaire attribuée à Lénine, où le fondateur du régime bolchevique aurait mis en garde contre la « grossièreté asiatique et sauvage » de Staline, son manque de culture marxiste et son ambition démesurée le poussant à « piétiner les cadavres des meilleurs révolutionnaires ». Ferdonnet présente ainsi le dirigeant soviétique non comme un idéologue, mais comme un « satrape » assoiffé de pouvoir, à la tête d'un régime fondé sur la terreur et la purge permanente.

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chapter: "5"

title: "La collusion germano-soviétique et l'orientation anti-française"

quote: "« le Comité central exécutif de la République russe des Soviets a décidé de proposer aux nouveaux gouvernements des puissances centrales une alliance offensive contre l'Entente. »"

details:

Un argument majeur de Ferdonnet est la collusion historique entre les Bolcheviks et l'Allemagne impériale. Il affirme que la révolution de 1917 a été en partie facilitée par Berlin, qui aurait fourni aux révolutionnaires des « trains de rapatriement et ses trains d'or » via des intermédiaires comme Parvus, chef des services secrets allemands à Copenhague. Cette aide aurait été un investissement payant, aboutissant au traité de Brest-Litovsk (1918), très favorable à l'Allemagne.

L'auteur va plus loin en citant des journaux allemands (« Berliner Tageblatt », « Frankfurter Zeitung ») selon lesquels les Soviets auraient proposé après l'armistice de 1918 une alliance offensive avec les puissances centrales contre l'Entente (donc contre la France et ses alliés). Il attribue cette orientation fondamentalement anti-française de la politique étrangère soviétique à Staline personnellement, qui l'aurait imposée contre l'avis de Trotski. Cette narration construit l'image d'un régime soviétique historiquement hostile aux intérêts français et prêt à s'allier avec l'Allemagne.

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chapter: "6"

title: "Conclusion et appel : rejeter le pacte pour sauver la paix"

quote: "« les Français n'ont aucun besoin de faire la guerre aujourd'hui... Nous n'avons pas besoin de jeter une jeunesse, hélas ! trop peu nombreuse, sous le feu des mitrailleuses et des obus »"

details:

En conclusion, Ferdonnet reprend et appuie l'opinion de Charles Maurras, leader de l'Action Française, pour affirmer que la France n'a aucun intérêt à faire la guerre. Il présente un conflit futur comme une guerre « impie » qui ne servirait qu'à propager le « brûlot ravageur de la Révolution » bolchevique en Europe. Son plaidoyer est un vibrant appel au refus de sacrifier la jeunesse française pour une cause qu'il estime étrangère et néfaste.

L'ultime conclusion est un impératif catégorique : si le pacte franco-soviétique est bien « la préface de la guerre », alors il doit être dénoncé sans délai. Ferdonnet présente ce geste non seulement comme un devoir patriotique envers la France, mais aussi comme un devoir « envers l'humanité », sous-entendant que prévenir une guerre déclenchée par les manigances soviétiques est un bien universel. L'ouvrage se veut donc un cri d'alarme et un manuel de résistance contre une alliance qu'il juge diabolique et mortifère.

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