Hyperborean Symbolism (Christian Cortes).pdf

Pages 1-244 (partie 1)

Vision hyperboréenne de la cosmogonie lovecraftienne et du mystère du serpent

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chapter: "1"

title: "Le Vril et les mouvements dextrogyre et lévogyre"

quote: "Le Vril, la puissance runique de l'esprit hyperboréen, peut s'exprimer en deux mouvements, selon la volonté de chaque Siddha. Dans un cas c'est le mouvement dextrotrope, et dans un autre cas le mouvement lévotrope."

details:

Le texte établit une métaphysique fondamentale autour du Vril, la puissance spirituelle hyperboréenne, qui peut se manifester selon deux mouvements opposés. Le mouvement dextrogyre (représenté par une swastika dextrogyre) est associé au processus entéléchique du Démiurge, visant à projeter l'incréé dans le créé et à accentuer l'aspect "beauté" archétypale pour piéger le Virya. À l'inverse, le mouvement lévogyre (swastika lévogyre) est l'expression luciférienne de la stratégie des Siddhas hyperboréens, cherchant à libérer l'incréé du créé et à opérer un retour vers l'Origine. Cette opposition dynamique structure tout le conflit cosmique.

L'analyse révèle que ces mouvements ne sont pas exclusifs à un camp. Le Démiurge utilise aussi un mouvement lévogyre lors de la dissolution (Pralaya) à la fin d'un cycle cosmique (Kalpa), ramenant toute sa création en lui-même. De même, les Siddhas peuvent employer un Vril dextrogyre dans leurs stratégies d'insertion culturelle. La distinction cruciale réside dans la destination finale : le Pralaya pour le Démiurge, l'Origine pour les Hyperboréens. Le symbole du Soleil Noir est ainsi composé de trois swastikas lévogyres.

L'ouvrage explore également la dimension qliphothique de l'arbre de la mort (Heldrassil), contrepartie sombre de l'arbre séphirotique (Yggdrasil). Des entités comme Lilith y résident, infiltrant ce territoire ennemi. Maîtriser l'aspect qliphothique "ombre" d'une séphira (comme Thagirion, l'ombre de Tipheret) permet de résigner aussi son aspect lumineux, affaiblissant ainsi le Kalachakra et libérant les esprits captifs. Cette attaque depuis le "côté obscur" du Démiurge, où son attention est moindre, est une stratégie hyperboréenne clé.

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chapter: "2"

title: "Décryptage hyperboréen de la cosmogonie de Lovecraft"

quote: "« Dans certains endroits ils laissèrent de petites pierres comme des talismans avec un signe gravé dessus, un de ceux qu’on appelle maintenant des swastikas. Ils devaient être les symboles des Primordiaux. »"

details:

L'auteur entreprend une relecture approfondie et hyperboréenne du mythe lovecraftien. Il distingue soigneusement les différentes races : les "Anciens" (Old Ones) aux têtes en forme d'étoile de mer, venus sur Terre au Néoprotérozoïque et bâtisseurs de cités en Antarctique ; les "Primordiaux" (Great Old Ones) comme Cthulhu, Yog-Sothoth ou Azathoth, d'aspect monstrueux et extra-dimensionnel ; et d'autres comme les Profonds (Deep Ones) ou les Mi-Go. Il critique les déformations postérieures, notamment d'August Derleth, qui a imposé un dualisme moral "bons vs méchants" étranger à l'œuvre originale.

Plusieurs indices dans les récits de Lovecraft sont interprétés comme des références voilées aux Siddhas hyperboréens. L'apparence en "étoile de mer" à cinq branches, associée à Vénus, leur habitat antarctique, leur esprit guerrier et surtout la mention de swastikas gravés sur des pierres talismaniques, pointent vers cette identification. Les "Anciens" seraient ainsi les Siddhas, ultérieurement divisés en deux groupes : les traîtres et les fidèles à l'Origine. Lovecraft lui-même est présenté comme un Virya éveillé utilisant la littérature pour révéler des vérités occultes.

L'analyse se penche sur les entités majeures. Azathoth, "chaos nucléaire aveugle" au centre de l'infini, est identifié au Soleil Noir, source du chaos opposé à l'ordre archétypique. Son "sommeil" et la cour de musiciens qui l'entoure sont une figuration du chant charismatique des Siddhas. Yog-Sothoth est "la porte", le gardien des seuils dimensionnels. Cthulhu, endormi dans sa cité sous-marine de R'lyeh, représente le pouvoir reptilien primordial enfoui dans l'inconscient collectif, et son réveil symbolise la conquête de l'immortalité et la rupture du cycle de la mort démiurgique.

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chapter: "3"

title: "Le serpent dans l'alchimie et le Tantra Kaula"

quote: "Il faut comprendre que le serpent est à l’essence même de l’alchimie, et le but des alchimistes était l’élixir du serpent."

details:

L'alchimie est présentée comme l'une des "sept plus une" voies de libération hyperboréenne, dont le but ultime est la Pierre Philosophale, équivalente à "l'Homme de pierre" ou le Soi libéré. Le processus alchimique est une mutation interne où le Virya purifie son sang de la matrice hominidé (stade du Nigredo) pour imprégner sa structure psycho-physique de l'essence reptilienne hyperboréenne à sang froid (stade de l'Albedo). Le symbolisme ophidien y est omniprésent : l'uroboros, le caducée (où les deux serpents représentent le soufre et le mercure), le serpent ailé (le volatil) ou crucifié (le fixe).

Le Tantra Kaula, ou "voie humide", est une autre voie de libération centrée sur des pratiques sexuelles ritualisées (maithuna) avec une prêtresse, la "Femme Kali" ou Lilith. Cette prêtresse, incarnant la Déesse serpent, transmet sa shakti (puissance) à l'adepte par des onctions de sang menstruel, des invocations en langue serpentine et le contact intime. La position Viparita rati (la femme au-dessus) et le mouvement ondulatoire de la prêtresse évoquent le serpent. Cette pratique vise à réveiller la mémoire du sang, activer le troisième œil et transmuter l'adepte d'un "Shava" (cadavre) en un "Shiva" (Dieu vivant).

La description des effets initiatiques est détaillée : la prêtresse est perçue avec une peau écailleuse, des yeux aux pupilles dilatées devenant des "orbites noires" portes vers l'Infini, et un mouvement spiralé dans son regard. L'adepte expérimente des voyages dimensionnels, une activation de son ADN en double hélice (caducée) et une compréhension de la langue des serpents. L'étymologie de "prostituée sacrée" est rattachée à "Pro-Ishtar", celle qui se tient devant la déesse, et non à une dégradation moderne du terme.

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chapter: "4"

title: "L'héritage reptilien dans l'œuvre de Lovecraft"

quote: "« Cette race reptilienne qui habitait jadis la surface de la soi-disant cité sans nom, et qui s’est ensuite déplacée plus profondément dans sa nouvelle demeure souterraine. »"

details:

L'analyse démontre que la thématique reptilienne est récurrente et significative chez Lovecraft. Au-delà de Cthulhu (hybride de pieuvre et de dragon), des histoires comme "La Malédiction de Yig" mettent en scène Yig, le "père des serpents". "La Cité sans nom" décrit des tunnels abritant des momies d'êtres reptiloïdes hostiles à l'humanité. "Les Murailles d'Eryx" mentionne explicitement des "hommes-lézards" géants sur Vénus, planète associée à la "Porte de Vénus" par laquelle les Siddhas entrèrent dans l'univers.

Lovecraft établit des liens génétiques explicites. Dans "Le Tertre", il est question d'une expérience ancestrale croisant des reptiles avec une classe d'esclaves mammifères. "Le Survivor" évoque la longévité et les traits sauriens de certains humains, faisant le lien avec les cultes vaudou et le mythe de Cthulhu, suggérant une présence reptilienne ancestrale et extra-dimensionnelle. Ces références sont interprétées comme la trace littéraire d'une vérité occulte sur l'origine et la nature potentielles du Virya.

Le texte relève aussi la présence de figures féminines serpentines, comme Marceline dans "Le Piège de la Méduse", dont les cheveux-serpents restent vivants après sa mort, ou la femme mystérieuse au teint vert et à la texture "écailleuse" dans "Le Journal d'Alonzo Typer". De plus, Lovecraft décrit des pierres aux couleurs et textures reptiliennes ("un jaune sale couplé à un vert malin", une texture "écailleuse de serpent"), faisant le lien entre le règne minéral, le serpent et l'Orient.

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chapter: "5"

title: "Siddhas draconiques et régence reptilienne"

quote: "Le dragon est considéré comme la pire expression de l’aspect reptilien, en tant que serpent ailé de proportions gigantesques."

details:

L'ouvrage précise la hiérarchie et la symbolique des manifestations reptiliennes. Le serpent est associé à la sagesse et à la transmutation (la mue). Le dragon, en tant que "serpent ailé", représente l'état de transmutation accompli dans sa plus grande expression de puissance. Les Siddhas peuvent se manifester sous divers aspects reptiliens : homme-serpent, homme-lézard (Iagarthus) ou saurien/dragon. Lucifer lui-même possède des manifestations sous ces trois formes.

Une distinction de régence est établie : l'aspect serpentin est sous une régence féminine prédominante (la Femme Serpent distille l'élixir dans ses kalas), tandis que l'aspect lézard (Iagarthique) est sous une régence masculine. Cependant, tout Virya, homme ou femme, peut synthétiser ces deux aspects. L'irruption des Siddhas de type reptilien dans le monde démiurgique a provoqué une réaction de la superstructure, qui a intégré et imité cette typologie dans une vaste gamme de matrices archétypales (serpent, crocodile, lézard, etc.).

La tâche du Virya est de s'orienter à partir de cette typologie reptilienne archétypale variée, en la ré-élevant et en la retraçant vers son prototype idéal dans l'Origine. Il doit "re-créer l'archétype reptilien dans l'Origine", c'est-à-dire le projeter vers son moule originel incréé, au-delà de ses reflets démiurgiques. L'étymologie relie clairement le dragon (draco en grec) au serpent, et des traditions comme la mythologie nordique (Fafnir, Nidhogg) illustrent cette parenté.

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chapter: "6"

title: "Kali, Méduse et les aspects sombres de la Déesse Serpent"