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Pages 1-310 (partie 1)

La Bête à 7 têtes : l'or, le dollar et l'esclavage financier selon l'Apocalypse

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chapter: "1"

title: "L'Apocalypse comme prophétie financière contemporaine"

quote: "« Après plus de six années passées à lire la presse financière internationale, il m’a semblé intéressant, passionnant même, d’aller plus loin et de développer le passage dans lequel Jean décrit le système financier sous les traits d’une “Bête à 7 têtes”, et sans laquelle on ne pourra “ni vendre, ni acheter sans être marqués par (son) chiffre”. »"

details:

L'auteur, Pierre Jovanovic, présente son ouvrage comme une suite à son livre précédent, *777 la chute de Wall Street et du Vatican*. Il y développe la thèse centrale selon laquelle les visions de l'Apocalypse de saint Jean ne sont pas des symboles mystiques mais des descriptions factuelles et prophétiques de notre époque moderne. Il affirme que son analyse a été validée par des événements comme la démission du pape Benoît XVI, qu'il avait prédite. Le cœur de son nouveau livre est l'interprétation de la « Bête à 7 têtes » comme une métaphore du système financier mondial, en particulier du dollar américain, qui asservit l'humanité en rendant impossible toute transaction économique sans adhésion à ses règles.

Jovanovic établit un lien direct entre le nombre de la Bête, 666, et l'or. Il explique que ce chiffre renvoie au récit biblique des 666 talents d'or du roi Salomon, symbolisant un système financier sain et prospère. En contraste, la Bête moderne (le système du dollar fiduciaire) est caractérisée par son manque de couverture en or réel. L'énigme de Jean (« Que celui qui a l’intelligence calcule le nombre de la Bête ») est ainsi une invitation à examiner les réserves d'or qui soutiennent (ou ne soutiennent plus) la monnaie, révélant la faiblesse et la nature frauduleuse du système actuel.

L'argument principal est que les États-Unis, via la Federal Reserve et avec la complicité d'hommes politiques européens corrompus, ont orchestré un vaste vol de l'or des nations pour asseoir l'hégémonie du dollar. Des ventes massives d'or par des pays comme la France (600 tonnes sous Nicolas Sarkozy) et le Royaume-Uni (400 tonnes sous Gordon Brown) au plus bas des cours sont présentées comme des opérations pilotées par la CIA, permettant aux États-Unis de racheter cet or avec de la monnaie créée ex nihilo. Ce pillage systématique est le moyen de priver l'Europe de son influence monétaire et de la placer en « esclavage économique ».

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chapter: "2"

title: "Le miracle monétaire du Christ et le rejet de la planche à billets"

quote: "« Refusant de se transformer en planche à billets, Jésus décida de trouver l’argent (plus précisément une pièce d’argent, et une seule) ailleurs. »"

details:

L'auteur analyse en détail l'épisode évangélique (Matthieu 17:24-27) où Jésus, pour payer un impôt, envoie Pierre pêcher un poisson dans la bouche duquel il trouvera un statère d'argent. Jovanovic souligne que ce miracle, souvent ignoré, est capital : Jésus a délibérément choisi une méthode complexe pour obtenir une pièce qui existait déjà, plutôt que de créer de la monnaie ex nihilo en transformant un caillou en or. Ce refus de la « planche à pièces » est interprété comme une condamnation divine explicite du principe de la monnaie fiduciaire (sans contrepartie matérielle).

Cette analyse sert de fondement théologique et moral à la critique du système financier moderne. Jovanovic oppose l'attitude du Christ, qui respecte la rareté et la valeur intrinsèque de la monnaie métallique, à celle des banquiers centraux contemporains (de la Fed, de la Banque d'Angleterre, de la Banque du Japon) qui, tel un pouvoir « surnaturel » diabolique, créent des milliards de dollars, de livres ou de yens à partir de simple papier, sans aucune contrepartie en or, en biens ou en services.

L'épisode montre aussi la prescience divine : Jésus « voit » la pièce perdue au fond de l'eau et son trajet jusqu'au poisson. Jovanovic y voit une métaphore de l'omniscience divine sur tous les mouvements financiers, y compris les plus obscurs (shadow banking, trading haute fréquence). Le message est que le Christ, et par extension la morale, voient et condamnent les mécanismes frauduleux de la création monétaire moderne.

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chapter: "3"

title: "La Bête à 7 têtes : identification du dollar américain"

quote: "« Jean voit ce système comme une “Bête” avec “7 têtes” au bout qui réussissait à mettre les peuples de la terre en esclavage. »"

details:

Jovanovic identifie la « Bête à 7 têtes » de l'Apocalypse au dollar américain. L'argument visuel est que les billets de banque américains sont ornés des portraits de sept présidents (Washington, Jefferson, Lincoln, Hamilton, Jackson, Grant, Franklin), formant ainsi sept « têtes ». Pour Jean, qui ignorait le concept de billet de banque, cette représentation de plusieurs figures humaines sur un objet plat devait évoquer une créature monstrueuse à têtes multiples.

Le concept d'esclavage est central. Jean prophétise que personne ne pourra « acheter ni vendre » sans la « marque » de la Bête. Jovanovic interprète cela comme l'obligation contemporaine de posséder un compte bancaire et un numéro de compte (la « marque ») pour participer à l'économie. Sans cela, un individu est « socialement mort », mis à l'écart du système, ce qui équivaut à une mise à mort économique. Cette dépendance totale au système bancaire est un asservissement moderne.

L'auteur retrace l'histoire génétique de Wall Street pour renforcer cette idée d'esclavage. Il révèle que le site de Wall Street était à l'origine, au XVIIIe siècle, un marché aux esclaves, avec un « gazebo » dédié à leur vente. Ainsi, le cœur de la finance mondiale est littéralement né de l'esclavage humain. Cette « prédestination » historique explique, selon lui, la propension intrinsèque du système à vouloir asservir les peuples, passant de l'esclavage physique à l'esclavage financier et économique.

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chapter: "4"

title: "La démonétisation progressive du dollar : une escroquerie en plusieurs actes"

quote: "« D’un trait de plume, les banquiers avaient volé 60 % des réserves d’or des Américains ! »"

details:

L'ouvrage détaille minutieusement le processus historique de déconnexion du dollar par rapport à l'or, présenté comme une escroquerie en bande organisée. Le premier acte a lieu en 1913 avec la création de la Federal Reserve, qui abaisse la couverture or obligatoire des billets de 100% à seulement 40%, volant ainsi 60% de la valeur de l'épargne-or des Américains. Jovanovic suggère que cette démonétisation partielle a créé un « vide » compensé par les horreurs de la Première Guerre mondiale.

Le processus s'accélère : en 1933, Roosevelt confisque l'or des citoyens américains ; en 1942, la couverture or est réduite à 25,5% ; et en 1968, le « Gold Reserve Requirement Elimination Act » supprime toute obligation de couverture, rendant le dollar pleinement fiduciaire. L'apogée de cette trahison est le « Nixon Shock » du 15 août 1971, où le président américain suspend unilatéralement la convertibilité du dollar en or pour les pays étrangers, rompant les accords de Bretton Woods. Cette date, fête de la Vierge, est symboliquement reliée au récit apocalyptique.

Cette démonétisation systématique a permis aux États-Unis de financer des guerres (Vietnam) et des déficits colossaux par la simple planche à billets. Jovanovic cite des données chiffrées : la dette américaine atteint 17 321 milliards de dollars, et depuis la crise de 2008, la Fed a imprimé plus de dollars que pendant tout le siècle précédent. Ce système, fondé sur le « rien », cherche sa « compensation » dans le chômage, la destruction et finalement la guerre, selon une loi historique implacable déduite par l'auteur.

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chapter: "5"

title: "Le pillage organisé de l'or européen"

quote: "« Avec Nicolas Sarkozy, Ministre du Budget, et Gordon Brown, Premier Ministre anglais, la CIA a réussi l’une des plus belles opérations de son existence, amener deux richissimes pays souverains, la France et le Royaume-Uni, à vendre leur or pour une poignée de cerises. »"

details:

Jovanovic documente ce qu'il présente comme une campagne systématique des États-Unis pour dépouiller l'Europe de son or, afin d'éliminer toute rivale monétaire potentielle. Il rappelle qu'en 1935, les réserves d'or françaises approchaient les 4 000 tonnes. Si l'on ajoutait l'or de la Belgique, de la Suisse, du Liban et des colonies, ainsi que celui des pays catholiques du sud de l'Europe, cela représentait une masse d'or « francophone » et « catholique » qui aurait pu déplacer le centre financier mondial vers le triangle Bruxelles-Paris-Genève.

L'opération la plus flagrante est la vente, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, de 600 tonnes d'or français (sous Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget) et de 400 tonnes d'or britannique (sous Gordon Brown), alors que le cours de l'or était artificiellement maintenu à un niveau historiquement bas. Ces ventes, présentées comme injustifiées par aucune urgence nationale, ont permis aux États-Unis de racheter cet or avec des dollars créés de toutes pièces. L'auteur y voit la main de la CIA, corrompant les élites politiques européennes.

L'offensive se poursuit au XXIe siècle. L'auteur relate la tentative, lors du G20 de Cannes en 2011, où Barack Obama, David Cameron et Nicolas Sarkozy ont conjointement pressé Angela Merkel de mettre en garantie les 700 tonnes d'or allemandes stockées aux États-Unis pour soutenir le fonds de sauvetage européen (EFSF). Le refus catégorique de la chancelière, révélé par la presse allemande, a fait échouer ce qu'il présente comme une nouvelle tentative de vol. Ces manœuvres montrent, selon lui, que l'objectif constant des États-Unis est la confiscation de l'or européen.

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chapter: "6"

title: "Les instruments de la domination : CIA, NSA, FMI et médias"