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Pages 1-166 (partie 1)

Audiences de confirmation de hauts responsables financiers et de transport devant le Sénat américain

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chapter: "1"

title: "Introduction et agenda du Comité bancaire"

quote: "Nous avons un ordre du jour urgent à court terme avec un certain nombre de réautorisations nécessaires, et je vois cela comme la première priorité."

details:

Le président Paul Sarbanes ouvre l'audience en présentant l'agenda législatif pressant du Comité bancaire. Il mentionne quatre lois à réautoriser avant leur expiration : la Banque d'export-import (30 septembre), la loi sur la réforme et l’accessibilité des logements multifamiliaux (30 septembre), la loi sur la production de défense (12 octobre) et la loi sur les sanctions contre l'Iran et la Libye (5 août). Sarbanes souligne la nécessité de tenir des auditions puis un vote en juillet. Il évoque également une correction technique urgente pour la loi sur l’amélioration des logements manufacturés.

Le président note le soutien de l’administration à ces réautorisations et rappelle l’adoption antérieure de la loi sur l’administration des exportations. Il prévoit des auditions ultérieures sur les prêts abusifs, la vie privée financière, le blanchiment d’argent et la littératie financière. Il insiste sur la coopération bipartisane, remerciant le sénateur Gramm pour sa transition en douceur. Cette introduction fixe le cadre des travaux du comité pour les mois à venir, mêlant urgences législatives et surveillance des nominations.

Sarbanes annonce également une audition de surveillance sur l’état du système bancaire avec Alan Greenspan et d’autres régulateurs. Il souligne l’importance de maintenir un dialogue avec les membres du comité pour définir les priorités. L’agenda reflète un équilibre entre les besoins de réautorisation et les questions structurelles du secteur financier et du logement.

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chapter: "2"

title: "Nomination de Roger W. Ferguson Jr. à la Réserve fédérale"

quote: "Roger Ferguson a été un membre distingué et respecté du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, faisant preuve d’un jugement solide et bénéficiant à nos travaux sur un large éventail de questions de politique intérieure et internationale."

details:

Le sénateur Sarbanes présente Roger Ferguson, nommé par le président Bush pour un mandat complet de 14 ans au Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale. Ferguson, titulaire d’un doctorat en économie et d’un diplôme en droit de Harvard, avait déjà été nommé en 1997 pour terminer un mandat, puis confirmé comme vice-président en 1999. Il a présidé le groupe de travail sur la transparence du FOMC, supervisé les préparatifs pour l’an 2000 et dirigé le groupe de travail du G10 sur la consolidation financière. Sarbanes souligne le soutien bipartisan rare : Ferguson a été nommé par les présidents Clinton et Bush.

Ferguson remercie le comité et évoque l’inspiration d’Andrew Brimmer. Il décrit les trois objectifs de la politique monétaire (emploi maximal, stabilité des prix, taux d’intérêt modérés) et insiste sur l’importance de la transparence. Il mentionne son rôle dans la modernisation des pratiques de divulgation du FOMC. Il aborde aussi la supervision bancaire, plaidant pour une discipline de marché et une responsabilité des dirigeants, tout en mettant en garde contre l’idée qu’aucune institution ne soit « trop grande pour faire faillite ».

Ferguson souligne les défis posés par la technologie et la déréglementation, notamment la consolidation financière et les nouveaux produits de crédit. Il insiste sur la nécessité d’une éducation financière pour protéger les consommateurs et d’une régulation équilibrée. Il conclut en affirmant son engagement à servir le pays et à travailler avec le comité. Son témoignage met en avant une approche pragmatique et ouverte.

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chapter: "3"

title: "Politique monétaire et perspectives économiques"

quote: "Je crois qu'aucune institution n'est trop grande pour faire faillite. Il est important de rappeler à tous les participants du système financier que toute institution peut faire faillite."

details:

Interrogé sur la doctrine « trop grand pour faire faillite », Ferguson réaffirme que toute institution peut subir un changement de direction ou une perte pour les actionnaires. Il cite l’exemple de Long-Term Capital Management en 1998, où la Réserve fédérale de New York a facilité une liquidation ordonnée sans argent public ni quiproquo réglementaire. Il insiste sur la nécessité de transparence, de capital plus sensible au risque et d’une supervision fondée sur le risque pour éviter l’aléa moral.

Le sénateur Bennett interroge sur les objectifs de Humphrey-Hawkins. Ferguson répond que la stabilité des prix à long terme est cruciale pour une croissance durable, mais qu’il faut aussi éviter les coûts d’une sous-utilisation des ressources. Il se montre prudent quant à une modification de la loi. Le sénateur Corzine aborde la productivité : Ferguson est « prudemment optimiste » sur le potentiel de la technologie (loi de Moore), mais note que les prévisions à long terme sont incertaines. Il identifie les investissements dans les équipements et logiciels comme un indicateur clé.

Le sénateur Bunning demande si la Fed a tardé à baisser les taux. Ferguson répond que non, même avec le recul, car les données de l’automne 2000 étaient ambiguës. Il défend l’utilisation de modèles tout en les complétant par des informations anecdotiques. Il estime que la Fed ne doit pas cibler le marché boursier, mais en tenir compte pour l’effet richesse sur la demande agrégée. Il juge l’inflation peu probable à court terme en raison de la faiblesse de l’économie. Le sénateur Schumer s’inquiète de la confiance des consommateurs face aux licenciements ; Ferguson reconnaît un risque baissier.

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chapter: "4"

title: "Transparence, diversité et systèmes de paiement"

quote: "Je suis personnellement engagé à atteindre une main-d'œuvre aussi diversifiée que possible, tout en reconnaissant que le Conseil est confronté à des défis pour atteindre cet objectif."

details:

Le président Sarbanes soulève une lettre de huit membres du Congrès sur la diversité à la Réserve fédérale. Ferguson répond en détaillant les efforts : depuis 1997, sur 10 directeurs de division nommés, la moitié sont des femmes, dont une Afro-Américaine et une Hispanique. Sur 38 nouveaux officiers, 19 sont des femmes et 6 des minorités. Il a inclus un objectif d’égalité des chances dans l’évaluation de chaque manager. Il mentionne des recrutements ciblés dans des universités minoritaires et des organisations professionnelles.

Ferguson reconnaît que le vivier de candidats dans des domaines spécialisés comme l’économie est restreint, mais il s’engage à poursuivre les efforts. Il précise que le Conseil surveille les plans d’action positive des banques de réserve. Sarbanes souligne que le président Greenspan lui-même avait noté des progrès insuffisants. Ferguson promet de répondre par écrit aux questions détaillées des représentants. Il insiste sur son opposition à tout environnement de travail hostile et sur la formation obligatoire à la diversité.

Concernant les systèmes de paiement, Ferguson explique que la Fed encourage le passage du papier à l’électronique, mais que cela dépend de l’acceptation par le marché. Il évoque des estimations selon lesquelles les chèques coûtent 1 à 3 % du PIB. Il assure que les petites banques pourront continuer à participer grâce à des réseaux ouverts et des bureaux de services. Il mentionne aussi l’importance de la littératie financière, un sujet sur lequel la Fed et le comité pourront collaborer.

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chapter: "5"

title: "Nominations à HUD : Angela Antonelli et Ronald Rosenfeld"

quote: "Une partie importante du rêve américain est un chez-soi que l’on peut appeler le sien et une communauté de personnes attentionnées dont on peut faire partie."

details:

Angela Antonelli, nommée directrice financière de HUD, est présentée par le sénateur Allen. Elle a travaillé à la Heritage Foundation, à l’OMB, au GAO et au département du Travail. Dans son témoignage, elle évoque fièrement ses origines d’immigrante italienne et son engagement à « mettre de l’ordre dans la maison HUD ». Elle s’engage à remédier aux faiblesses identifiées par le GAO et l’IG, notamment les arriérés de dépenses de 108 milliards de dollars et les systèmes financiers non conformes.

Ronald Rosenfeld, nommé président de Ginnie Mae, est introduit par le sénateur Nickles. Il a une longue expérience dans le logement et l’immobilier, notamment comme secrétaire au Commerce de l’Oklahoma et à HUD dans les années 1990. Il raconte l’histoire de son père, immigré illégal, et souligne que l’ascension sociale est possible grâce aux opportunités. Il voit Ginnie Mae comme un « prêteur de dernier ressort » crucial pour les marchés du crédit.

Les sénateurs interrogent Antonelli sur ses écrits antérieurs critiquant HUD. Elle assure être ouverte et pragmatique, prête à travailler avec le Congrès pour améliorer l’efficacité des programmes. Rosenfeld confirme son engagement à poursuivre le programme de prêts ciblés dans les zones défavorisées et à gérer prudemment la garantie de plein crédit du gouvernement. Tous deux insistent sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et d’une coopération bipartisane.

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chapter: "6"

title: "Nomination de Jennifer L. Dorn à la Federal Transit Administration"

quote: "Le transit offre un développement économique. Il assure la qualité de vie dans les communautés. Et il assure aussi le bien public."

details:

Jennifer Dorn, nommée administratrice fédérale des transports en commun, est présentée par les sénateurs Wyden et Smith de l’Oregon. Elle a travaillé pour le sénateur Hatfield, aux départements des Transports et du Travail, ainsi qu’à la Croix-Rouge. Dans son témoignage, elle identifie trois priorités : répondre à la demande croissante de transports en commun, améliorer la supervision des projets et relever le défi de la main-d’œuvre vieillissante à la FTA (près de la moitié des employés éligibles à la retraite d’ici 4 ans).

Le président Sarbanes souligne que la fréquentation des transports en commun a atteint son plus haut niveau en 40 ans. Il interroge Dorn sur la publication des règlements de planification du TEA‑21, retardée. Dorn s’engage à les faire avancer rapidement et à tenir des « séances d’écoute » à travers le pays en vue de la réautorisation. Elle insiste sur l’importance de la sécurité et de la transparence pour maintenir la confiance des usagers.

Le sénateur Allard interroge sur le rôle du secteur privé et les formules de financement qui favoriseraient les nouvelles zones en croissance. Dorn promet d’examiner les moyens de rendre les services plus rentables et de travailler à une répartition plus équitable des fonds fédéraux, tout en protégeant les systèmes existants. Elle souligne que la planification locale doit guider les décisions, avec une analyse rigoureuse des alternatives. Son approche reflète un équilibre entre efficacité et équité.