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Recherche soviétique et tchécoslovaque en parapsychologie : Analyse et implications militaires
Contexte et définitions de la recherche parapsychologique soviétique et tchécoslovaque
Les savants communistes parapsychologues soutiennent qu'après des décennies de recherche, la science conventionnelle n'a toujours pas d'explication neurophysiologique satisfaisante de la mémoire, ni de modèle approprié pour expliquer comment les données brutes qui frappent les sens de l'homme sont transformées en une expérience consciente.
- Ce rapport de la Defense Intelligence Agency (DIA), datant de septembre 1975, analyse en profondeur les recherches soviétiques et tchécoslovaques dans le domaine de la parapsychologie, en se concentrant sur leurs implications potentielles pour la défense. Le document définit d'abord les termes clés utilisés par les chercheurs de ces pays, qui diffèrent souvent de la terminologie occidentale. Les Soviétiques préfèrent le terme "biocommunications", qu'ils subdivisent en "bioinformation" (couvrant la télépathie et la précognition) et "bioénergétique" (incluant la radiesthésie, la thérapie bioénergétique et la psychokinésie). Les Tchécoslovaques, quant à eux, utilisent le terme "psychotronique" pour désigner l'étude des phénomènes à base psychosomatique qui dépassent ce cadre, comme l'autosuggestion, l'hypnose et la télépathie. Le document souligne que ces champs de recherche ont évolué dans un climat de pression politique fluctuante en Union Soviétique, passant de périodes de relative liberté à des phases d'hostilité officielle, comme en témoigne l'arrestation du parapsychologue Edward K. Naumov en 1974.
- Le rapport détaille le contexte historique de la recherche, depuis les travaux pré-révolutionnaires jusqu'à la résurgence des années 1960. Après une période d'interdiction sous Staline, où l'étude des phénomènes paranormaux était considérée comme une attaque contre le matérialisme, la publication d'expériences de télépathie à bord du sous-marin américain Nautilus a relancé l'intérêt soviétique. Le professeur L.L. Vasilev a été autorisé à publier ses travaux et à ouvrir une unité de recherche à l'Institut de recherche sur le cerveau. Malgré un regain d'intérêt, le rapport note une hostilité officielle croissante à partir de 1968, illustrée par des articles critiques dans la presse et la condamnation de scientifiques. Cependant, le document souligne que, malgré ces attaques idéologiques, la recherche s'est poursuivie, avec une évolution notable entre une "vieille génération" de chercheurs se concentrant sur la preuve des phénomènes et une "nouvelle génération" cherchant à modéliser, amplifier et comprendre les mécanismes sous-jacents à l'aide d'une approche interdisciplinaire mêlant concepts philosophiques et techniques.
La télépathie chez l'animal : de la preuve à la bioénergétique
La recherche soviétique sur la télépathie chez les animaux dans les années 1920 et 1930 était largement consacrée à prouver que la télépathie entre l'homme et l'animal existait bel et bien.
- Les premières recherches soviétiques sur la télépathie animale, notamment celles de V.M. Bekhterev avec le dresseur V.L. Durov, visaient à démontrer l'existence d'une communication entre l'homme et l'animal par la suggestion mentale. Les résultats, où des chiens résolvaient des problèmes arithmétiques, étaient controversés car les performances déclinaient en l'absence de Durov. L'objectif initial de Bekhterev était de prouver que la télépathie était médiée par un rayonnement électromagnétique (REM), mais dès 1937, lui et d'autres chercheurs avaient conclu qu'aucune forme connue de REM n'était le vecteur de la transmission de la pensée. Cette théorie, bien que non résolue, reste un pilier de la recherche soviétique. Des théories ultérieures, comme celle de B.B. Kazhinskiy en 1962, postulaient l'existence de "rayons de bioradiation" émis par le cerveau et analysés par le système nerveux de l'animal récepteur.
- Le rapport indique un changement fondamental dans la recherche animale contemporaine. Désormais, l'accent n'est plus mis sur la "télépathie" au sens de communication conceptuelle, mais sur l'investigation des sources d'énergie biologique impliquées dans les processus physiologiques et leurs interactions avec les champs externes. Des expériences clés, comme celles menées à l'Université de Novossibirsk, ont montré que des cellules endommagées émettent un rayonnement (identifié comme étant dans l'ultraviolet) capable d'affecter des cellules voisines. De même, les travaux du Dr. Jiri Bradna en Tchécoslovaquie sur le "myotransfert" ont démontré un transfert d'énergie sans contact entre préparations neuromusculaires de grenouilles, un transfert médié par des fréquences très élevées (VHF). Ces études suggèrent que les voies informationnelles primaires entre les animaux sont basées sur des processus métaboliques au niveau macromoléculaire, et non sur une "télépathie" au sens traditionnel.
Théories et mécanismes de la télépathie chez l'homme
La transmission de simples combinaisons codées brèves d'éléments (images, émotion) semble être la manière appropriée de traiter l'information télépathique codée.
- Le rapport examine en détail les théories soviétiques et tchécoslovaques sur la télépathie humaine, en soulignant le passage d'une approche pragmatique à une recherche causale. Les scientifiques ont proposé plusieurs hypothèses pour expliquer le vecteur de la communication télépathique. L'hypothèse électromagnétique, bien que populaire, a été critiquée car la communication télépathique semble fonctionner à travers des écrans métalliques et ne diminue pas avec le carré de la distance. Pour résoudre ces paradoxes, des hypothèses alternatives ont été avancées, impliquant des particules comme les neutrinos ou les tachyons, ou encore un "champ télépathique" reliant tous les humains. Une théorie particulièrement développée est celle du "mention" de František Kahuda, une particule mentale émise par le système nerveux, capable de se déplacer à des vitesses supérieures à celle de la lumière, ce qui expliquerait la transmission instantanée de l'information.
- Les expériences clés de I.M. Kogan ont fourni des données quantitatives sur la télépathie. Ses travaux ont établi que le taux de transmission d'informations télépathiques varie entre 0,005 et 0,1 bit par seconde, et qu'il est inversement proportionnel à la distance. La perception est meilleure pour des messages courts (moins d'une minute) et implique la transmission d'images qualitatives plutôt que de concepts logiques. Le rapport souligne que l'objectif principal de la recherche soviétique après 1970 était la reproductibilité des résultats, afin de pouvoir développer, diriger et contrôler les processus télépathiques. Cela a conduit à une approche plus théorique, où des modèles comme le "modèle psychotronique de l'homme" de Josef Wolf ont été proposés pour expliquer les connexions psychotroniques entre individus, à différents niveaux de couplage psychosomatique.
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