🇲🇽 Mexico - Minister for Foreign Affairs Addresses UN General Debate, 81st Session | #UNGA
Le Mexique à l'ONU : plaidoyer pour la souveraineté, la justice sociale et le multilatéralisme
Introduction et transformation sous la présidence de Claudia Sheinbaum
Le Mexique conduit sa vie publique selon une conviction : faire de la prospérité partagée une réalité pour toutes les personnes.
- Le discours s'ouvre avec la représentation du Mexique par la première femme présidente du pays, Claudia Sheinbaum Pardo, dont le gouvernement place les personnes au cœur des actions de l'État et travaille quotidiennement pour la liberté, la démocratie, la justice sociale et l'égalité substantive. Cette introduction établit immédiatement le ton du discours : le Mexique se présente comme un exemple de transformation sociale profonde qui coïncide avec les engagements pris dans la Charte des Nations Unies, dont le premier article établit comme objectifs le maintien de la paix et de la sécurité internationales, les relations amicales entre nations et la coopération pour résoudre les problèmes économiques, sociaux, culturels et humanitaires en promouvant le respect des droits humains sans distinction d'aucune sorte. La référence à la Charte constitue un ancrage stratégique du discours dans le cadre multilatéral que le Mexique entend défendre tout au long de son intervention.
- Le ministre des Affaires étrangères mexicain replace cette transformation dans la continuité historique d'une culture de plus de trois mille ans d'histoire, marquée par trois moments fondateurs : le mouvement d'indépendance, la réforme et la révolution. Ces trois jalons historiques ont tous contribué à élargir les droits du peuple mexicain, et la transformation actuelle s'inscrit dans cette trajectoire en aspirant à une société prospère avec des droits et une vie digne pour tous les citoyens. L'objectif affiché est de parvenir au bien-être partagé, de renforcer la compétitivité nationale, de développer les capacités propres et de déterminer son propre destin. Cette formulation témoigne d'une volonté d'autonomie et de souveraineté dans le modèle de développement, refusant les recettes imposées de l'extérieur et affirmant la capacité du peuple mexicain à définir lui-même la voie de son progrès économique et social.
- La réduction de la pauvreté constitue la première réalisation majeure soulignée dans ce discours. Entre 2018 et 2024, plus de treize millions de personnes sont sorties de la pauvreté au Mexique, ce qui représente la réduction la plus significative de l'histoire du pays. Cette statistique impressionnante est renforcée par le fait qu'en 2025, le Mexique a enregistré le taux de pauvreté au travail le plus bas de son histoire, démontrant que les politiques sociales commencent à produire des résultats structurels et durables plutôt que des améliorations conjoncturelles. Ce succès n'est pas accidentel mais résulte d'une politique sociale nationale cohérente et soutenue qui a fait de la lutte contre la pauvreté une priorité absolue de l'action gouvernementale.
- Les programmes de bien-être du gouvernement mexicain ont touché 42,8 millions de personnes en 2026, ce qui témoigne de l'ampleur et de la portée de l'intervention sociale de l'État. Parallèlement, le pays a maintenu des investissements soutenus dans les infrastructures, la santé, les trains, les autoroutes, les écoles et les infrastructures hydrauliques, démontrant que la redistribution sociale s'accompagne d'un développement des capacités productives nationales. Le plan d'investissement dans les infrastructures pour le développement avec bien-être prévoit d'ici 2030 des investissements considérables dans l'énergie, les transports, l'eau, la santé, l'éducation et les technologies émergentes, établissant ainsi une vision de développement à long terme qui combine justice sociale et modernisation économique sans sacrifier l'une au profit de l'autre.
La stratégie de sécurité : une approche globale fondée sur les causes et la justice sociale
La paix ne peut être décrétée ni imposée. Elle se construit avec la justice sociale.
- Le deuxième domaine d'action concrète présenté concerne la sécurité, que le gouvernement de la présidente Sheinbaum aborde dans une perspective globale en s'attaquant aux causes qui poussent les jeunes vers la criminalité tout en appliquant le principe de zéro impunité. Cette approche se distingue des stratégies purement répressives en ce qu'elle reconnaît que la sécurité durable ne peut être obtenue sans traiter les racines sociales et économiques de la violence. Les résultats présentés sont remarquables : en seulement vingt-deux mois, jusqu'en juillet 2026, les homicides intentionnels ont diminué d'environ 51 pour cent, une réussite spectaculaire qui illustre l'efficacité de cette conception intégrale de la sécurité publique fondée sur la prévention sociale.
- La stratégie nationale de sécurité mexicaine repose sur quatre principes fondamentaux que le ministre expose comme un modèle de coopération internationale dans un contexte de défis partagés. Le premier principe est le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, qui établit clairement que la coopération en matière de sécurité ne peut se faire au détriment de l'autonomie des nations. Le deuxième est la responsabilité partagée mais différenciée, reconnaissant que chaque pays a des capacités et des responsabilités distinctes dans la lutte contre les menaces communes telles que le trafic de drogue et le crime organisé. Le troisième est le respect mutuel et la confiance, qui conditionnent l'efficacité de toute collaboration internationale durable. Le quatrième est la coopération sans subordination, qui rejette fermement toute relation hiérarchique ou toute imposition de conditions dans les affaires de sécurité entre nations souveraines.
- Cette réussite notable en matière de sécurité n'a pas été obtenue par la guerre, ni par le renoncement aux droits humains, ni par le recours à la force comme unique réponse. Le Mexique combine au contraire l'éducation et l'emploi pour les jeunes avec le renseignement, l'investigation, le renforcement des institutions et l'accroissement de la présence de l'État là où il était auparavant absent. Cette stratégie reconnaît fondamentalement que la violence ne peut être combattue uniquement par la répression, mais nécessite une présence positive de l'État qui offre des alternatives concrètes aux populations vulnérables. L'affirmation selon laquelle la paix ne peut être décrétée ni imposée mais se construit avec la justice sociale est présentée comme une vérité universelle valable pour tous les peuples et pour toutes les nations confrontées à des défis sécuritaires.
- Le Mexique affirme avec fierté que ses progrès en matière de sécurité le distinguent sur la scène internationale, proposant ainsi un modèle alternatif aux approches purement militaires qui ont dominé la lutte contre le crime organisé dans la région latino-américaine. Cette expérience démontre qu'il est possible de réduire significativement la violence criminelle sans sacrifier les droits fondamentaux ni recourir à l'autoritarisme. L'approche mexicaine met l'accent sur la prévention par l'inclusion sociale des jeunes, tout en maintenant une application ferme de la loi et le renforcement des institutions de justice. Ce modèle pourrait servir de référence à d'autres nations confrontées à des défis de sécurité similaires, en particulier celles qui cherchent une alternative aux politiques purement répressives qui n'ont pas réussi à résoudre les problèmes de violence endémique.
Progrès économiques : hausse historique du salaire minimum et plein emploi
Mieux payer les travailleurs ne rend pas les économies plus pauvres. Cela les renforce.
- La troisième action majeure du gouvernement mexicain concerne l'emploi et les salaires. Depuis 2018, le salaire minimum a augmenté de 154 pour cent en termes réels, un chiffre qui dépasse largement l'inflation et qui a permis au Mexique d'atteindre le pouvoir d'achat le plus élevé depuis plus de quatre décennies. Cette augmentation spectaculaire ne s'est pas produite par décret unilatéral mais par un dialogue tripartite constructif entre le gouvernement, les travailleurs et les employeurs, démontrant la possibilité d'un consensus social sur les questions économiques fondamentales. Cette méthode de concertation sociale a permis d'éviter les conflits qui accompagnent souvent les politiques de redistribution salariale.
- Le gouvernement mexicain souligne que cette hausse des salaires s'est accompagnée d'une inflation maîtrisée et d'un des taux de chômage les plus bas parmi les économies de l'OCDE, contredisant ainsi les théories économiques traditionnelles qui prédisaient que l'augmentation des salaires entraînerait nécessairement inflation et perte d'emplois. Le Mexique a démontré dans la pratique ce qui était nié depuis des décennies en théorie : payer mieux les travailleurs ne rend pas les économies plus pauvres, cela les renforce au contraire en stimulant la demande interne, en réduisant les inégalités et en créant un environnement social plus stable pour l'investissement. Cette démonstration empirique constitue une contribution importante au débat économique mondial.
- Cette réussite économique est présentée comme une preuve tangible que la justice sociale et la prospérité économique ne sont pas des objectifs contradictoires mais complémentaires. L'augmentation du pouvoir d'achat des travailleurs mexicains a créé un cercle vertueux où la consommation intérieure soutient la croissance, où la productivité augmente grâce à la motivation et à la sécurité des employés, et où la stabilité sociale favorise l'investissement. Ce modèle économique constitue une alternative au néolibéralisme qui a longtemps dominé les politiques économiques en Amérique latine et qui a souvent sacrifié le bien-être des travailleurs au nom de la compétitivité internationale.
- L'expérience mexicaine offre une leçon importante pour les autres pays en développement qui hésitent à adopter des politiques salariales plus généreuses par crainte de répercussions économiques négatives. Elle démontre qu'avec des politiques macroéconomiques prudentes et un dialogue social inclusif, il est possible d'améliorer substantiellement les conditions de vie des travailleurs sans compromettre la stabilité économique, et même de la renforcer. Cette approche a permis au Mexique de se positionner comme un exemple de développement économique axé sur l'humain plutôt que sur le capital, affirmant ainsi la possibilité d'une économie au service des personnes et non l'inverse dans le contexte des débats sur les modèles de développement post-néolibéraux.
Première femme présidente : parité de genre et transformation historique
Pour la première fois en deux siècles de vie indépendante, le Mexique est gouverné par une femme.
- La quatrième action engagée par le Mexique a transformé l'histoire politique du pays. Pour la première fois en deux siècles de vie indépendante, le Mexique est gouverné par une femme, la présidente Claudia Sheinbaum Pardo. Cette réalisation historique n'est pas un simple symbole mais le résultat d'un long processus de luttes pour l'égalité des genres qui a abouti à une transformation profonde des institutions politiques mexicaines. L'accession d'une femme à la présidence représente une rupture avec des siècles d'exclusion systématique des femmes des plus hautes fonctions de l'État et constitue un événement dont la portée dépasse largement les frontières du Mexique.
- La présidente Sheinbaum ne gouverne pas seule : elle est entourée d'un cabinet avec parité de genre, d'un congrès avec parité de genre, et d'une réforme constitutionnelle qui a fait de l'égalité substantive un mandat constitutionnel contraignant. Ces mesures institutionnelles garantissent que la participation des femmes ne soit pas un phénomène conjoncturel dépendant de la volonté politique du moment, mais un changement structurel durable inscrit dans le texte même de la constitution. La parité de genre est devenue une norme juridique qui s'applique à tous les niveaux de gouvernement et à toutes les institutions de l'État mexicain, créant ainsi les conditions d'une représentation égale et durable des femmes dans la vie politique nationale.
- Les implications de cette transformation pour les générations futures sont considérables. Aujourd'hui, les filles au Mexique grandissent en sachant qu'elles peuvent réaliser tout ce qu'elles souhaitent, sans barrières liées à leur genre. Cette transformation culturelle est peut-être l'héritage le plus durable de cette période historique : elle change non seulement qui détient le pouvoir aujourd'hui, mais aussi les aspirations et les possibilités de millions de jeunes filles mexicaines qui se voient représentées dans les plus hautes fonctions de leur pays. L'effet de modèle de la présidente Sheinbaum sur la société mexicaine dans son ensemble ne peut être surestimé, car il modifie fondamentalement la perception de ce qui est possible pour les femmes.
- Le Mexique présente cette réalisation comme une contribution à l'égalité des genres à l'échelle mondiale, en cohérence avec son engagement historique en faveur des droits humains sans distinction d'aucune sorte. L'expérience mexicaine démontre que la parité politique n'est pas une utopie mais une réalité réalisable dans un pays d'Amérique latine, et qu'elle a des effets profonds sur la légitimité démocratique et la qualité de la gouvernance en intégrant des perspectives et des priorités nouvelles dans les politiques publiques. Le discours suggère que d'autres pays devraient suivre cet exemple et adopter des réformes similaires pour garantir la participation égale des femmes aux décisions politiques, présentant cette évolution comme une condition essentielle de la démocratie véritable.
Politique étrangère : souveraineté, indépendance et principes constitutionnels
Le Mexique n'a pas besoin d'adapter sa politique étrangère à la Charte de l'ONU, car la Charte de l'ONU est inscrite dans notre constitution.
- La cinquième action du Mexique concerne l'exercice d'une politique étrangère fondée sur la souveraineté et l'indépendance. Le Mexique a démontré qu'un pays peut coopérer étroitement et respectueusement avec ses partenaires tout en maintenant pleinement sa souveraineté. Cette indépendance se mesure également par la protection des citoyens mexicains vivant à l'étranger : le Mexique soutient sa diaspora et ses communautés à l'étranger en défendant leurs droits humains où qu'ils se trouvent, dans le strict respect du droit international. Cette défense des nationaux à l'étranger constitue une dimension concrète de la souveraineté, qui ne s'arrête pas aux frontières mais s'étend à la protection des citoyens où qu'ils résident.
- Cette politique étrangère mexicaine est enracinée dans les principes normatifs de la constitution qui transcendent toute administration particulière ou circonstance internationale et que le peuple mexicain a forgés tout au long de son histoire. Ces principes incluent l'autodétermination des peuples et la non-ingérence comme meilleures garanties de paix et de civilité entre nations, le règlement pacifique des différends par l'interdiction de la menace ou de l'usage de la force, et l'égalité juridique entre les États. Ces principes ne sont pas présentés comme des positions politiques contingentes mais comme des fondements constitutionnels permanents qui guident l'action extérieure du Mexique indépendamment des changements de gouvernement.
- Un aspect remarquable du discours est l'affirmation selon laquelle la souveraineté ne se mesure pas en armées ou en ressources matérielles, car toutes les nations et tous les peuples ont la même valeur devant la loi. Cette conception de l'égalité des États constitue un pilier du droit international que le Mexique a défendu historiquement, et qui s'oppose aux tentatives des grandes puissances d'imposer leur volonté par la force ou la pression économique. Le Mexique promeut la coopération internationale pour le développement, assure le respect, la protection et la promotion des droits humains qui sont au cœur même de sa constitution, et lutte pour la paix et la sécurité internationales qui constituent la base du développement des peuples. Cette articulation entre principes constitutionnels et engagement international donne à la politique étrangère mexicaine une cohérence et une continuité remarquables.
- Le discours souligne que les mandats constitutionnels mexicains reflètent les buts et principes de la Charte de San Francisco, dans la rédaction desquels la contribution de la diplomatie mexicaine est clairement pertinente. C'est pourquoi le Mexique n'a pas besoin d'adapter sa politique étrangère à la Charte de l'ONU : la Charte de l'ONU est inscrite dans sa constitution. Lorsque le Mexique défend le multilatéralisme, il remplit un mandat constitutionnel. Cet héritage remonte à Benito Juárez, Venustiano Carranza et Genaro Estrada, trois hommes partageant la même conviction que le droit est la seule force légitime entre les nations, une conviction qui n'admet aucune exception ni aucun usage sélectif face aux conflits internationaux. Cette filiation historique donne au multilatéralisme mexicain une profondeur qui transcende les intérêts conjoncturels et lui confère la force d'un principe fondateur de l'identité nationale.
Palestine, Cuba et solidarité internationale : le refus des mesures unilatérales
La fraternité entre nos nations ne dépend d'aucune situation donnée ni d'aucun moment ni des différences entre nous.
- Le Mexique adopte une position ferme selon laquelle le droit international doit prévaloir sur la force, que les populations civiles doivent être protégées, que l'intégrité territoriale des nations doit être respectée et que tous les différends doivent être réglés par le dialogue, la négociation et la paix. C'est dans ce cadre que le Mexique défend depuis des décennies la solution à deux États et reconnaît l'État de Palestine ainsi que le droit de son peuple à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues. Cette position constante dans le conflit israélo-palestinien illustre la cohérence de la politique étrangère mexicaine, qui ne varie pas selon les pressions diplomatiques ou les circonstances changeantes des relations internationales.
- Le Mexique reconnaît que sa position sur la Palestine ne serait pas suffisante sans des institutions capables de la maintenir et de la promouvoir. C'est pourquoi il travaille au renforcement de l'Organisation des Nations Unies, particulièrement dans un environnement de polarisation mondiale qui menace l'efficacité du multilatéralisme. Avec la Norvège, le Mexique a fondé le groupe mondial UNAT qui soutient les réformes entreprises par le secrétaire général et vise à construire par des actions pratiques une ONU plus efficace et transparente. Avec le Qatar, la Norvège et la Suisse, le Mexique s'engage également dans le renforcement des capacités de médiation de l'organisation, considérant que chaque conflit que la diplomatie peut prévenir vaut plus que tous ceux que la force cherche à résoudre.
- Dans sa propre région d'Amérique latine et des Caraïbes, le Mexique continuera à œuvrer pour préserver la nature de zone de paix que les peuples ont créée pour eux-mêmes, et à renforcer la coopération dans des forums tels que la CELAC et l'Alliance du Pacifique. Cette vocation régionale s'accompagne d'un engagement de longue date en faveur de la solidarité latino-américaine et de l'intégration régionale comme instruments de paix et de développement. Le Mexique se positionne ainsi comme un acteur central de la construction d'un espace latino-américain de paix et de coopération qui se distingue des logiques de confrontation et de militarisation qui ont pu prévaloir dans d'autres régions du monde.
- Cette vocation régionale explique également la position mexicaine maintenue depuis plus de six décennies de solidarité avec le peuple cubain, rejetant l'embargo et toute mesure unilatérale contraire à la Charte de l'ONU. Le Mexique continuera d'envoyer une aide humanitaire pour répondre aux besoins les plus urgents de la population cubaine, car la fraternité entre les deux nations ne dépend d'aucune situation donnée ni d'aucun moment ni des différences éventuelles entre les gouvernements. La solidarité du Mexique s'étend également au-delà de son hémisphère : le pays renforce ses liens avec l'Asie et l'Afrique et a récemment modernisé son partenariat avec l'Union européenne, confirmant ainsi les relations étroites entre les partenaires. Cette diversification des relations internationales témoigne d'une conception de la souveraineté qui ne signifie pas l'isolement mais une capacité à nouer des partenariats respectueux et mutuellement bénéfiques avec des pays de toutes les régions du monde, sans subordination à aucune puissance particulière.
Le renouveau de l'ONU et l'appel à une femme à la tête du Secrétariat
Aux Nations Unies, il est temps aussi pour les femmes.
- Le Mexique croit profondément en l'Organisation des Nations Unies et reconnaît qu'elle est confrontée à un défi majeur : résoudre et renouveler le respect du mandat fondateur de sauver l'humanité du fléau des conflits armés, de protéger les droits humains, d'améliorer la situation de millions de personnes vulnérables et de garantir le respect du droit international. Ce renouvellement concerne également la direction de l'organisation, puisque bientôt une nouvelle personne prendra la tête du Secrétariat de l'ONU. Le Mexique lie explicitement le renouveau institutionnel de l'organisation à la question de la représentation des femmes dans ses plus hautes fonctions de direction.
- Sur ce point, le Mexique se montre parfaitement clair : aux Nations Unies, il est temps aussi pour les femmes. Cette déclaration directe et sans ambiguïté constitue un appel à élire une femme au poste de secrétaire générale de l'ONU, poste qui n'a jamais été occupé par une femme depuis la création de l'organisation en 1945. Cette revendication s'inscrit dans la continuité de la transformation mexicaine elle-même, qui a vu l'accession de la première femme à la présidence du pays, et elle s'appuie sur la conviction que la parité de genre doit s'appliquer également aux plus hautes fonctions internationales, non comme un symbole mais comme une condition de la légitimité et de l'efficacité des institutions.
- Le discours cite Alonso Reyes, diplomate et humaniste qui a enseigné au Mexique une leçon essentielle : la seule façon d'être utilement national est d'être généreusement universel. Cette citation résume la vocation de la politique étrangère mexicaine : la souveraineté nationale se renforce par le dialogue et la collaboration respectueuse entre tous les peuples, et non par l'isolement ou l'unilatéralisme. Le Mexique est monté à la tribune avec une conviction profonde et en redescend avec la même conviction : la légitimité des institutions dépend de leur capacité à transformer par l'action la vie des personnes concrètes, et non de la rhétorique ou des déclarations formelles.
- Le discours se conclut en citant la présidente Claudia Sheinbaum : le Mexique avance sur la voie de la prospérité partagée avec indépendance, avec liberté et toujours avec dignité. Avec cette boussole morale et politique, le Mexique continuera à œuvrer pour une Organisation des Nations Unies à la hauteur de sa promesse fondatrice. Cette conclusion réaffirme la cohérence entre les transformations internes du Mexique et son engagement international, et elle lie l'avenir du multilatéralisme à la capacité des institutions à produire des changements concrets et mesurables dans la vie des personnes. Le discours se termine ainsi sur un appel à l'action qui fait écho à son ouverture : la promesse fondatrice de l'ONU ne peut être honorée que par des institutions qui placent les personnes au cœur de leurs actions.
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